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11/05/2015
Risque pays et études économiques

Maroc : le pari de l’émergence ?

Maroc : le pari de l’émergence ?
  • La croissance marocaine est soutenue par la demande intérieure et fait preuve de résilience
  • Le  contexte international et régional souligne toutefois des faiblesses structurelles.
  • Grâce à une diversification sur des  secteurs technologiques à forte valeur ajoutée tels que l'automobile et l'aéronautique, le Maroc entend bien rejoindre prochainement le club des nouveaux pays émergents
  • Un positionnement de « Hub » pour le marché africain

 

L’économie marocaine a fait preuve de résilience lors de la dernière crise économique mondiale et a su résister à la vague des printemps arabes. Dans un environnement international de plus en plus instable, le Maroc fait preuve d’une plus grande stabilité.

À travers un modèle de développement original, le pays a réussi à accélérer sa croissance potentielle tandis que celle des grands émergents tend à ralentir. 

Le pari qu’il tente de relever est non seulement de faire évoluer ses secteurs d’activité traditionnels, mais aussi de se diversifier vers des produits et services à plus forte valeur ajoutée. Le pays entend attirer plus d’investissements directs étrangers (IDE), redevenir un carrefour incontournable entre l’Union européenne et le continent africain et renforcer ses relations économiques avec les pays d’Afrique subsaharienne. Ces évolutions permettent de penser que le Maroc pourrait prochainement,, à l’image de la Colombie ou du Pérou, rejoindre le club des nouveaux émergents. 

Cependant, cet optimisme ne doit pas faire oublier certaines fragilités qui persistent, notamment des déficits jumeaux conséquents et un endettement élevé depuis quelques années.

 

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De l’agriculture traditionnelle à l’agrobusiness

Depuis son entrée en vigueur en 2008, le plan « Maroc Vert » semble entrer dans sa phase de croisière et des résultats significatifs apparaissent. Au-delà d'une production agricole simple, il transforme toute la chaine de valeur et s’oriente vers la création d’une agro-industrie. Pourtant, un des freins au développement reste sans conteste le manque de valorisation en fin de filière. En effet, le développement de l’industrie agroalimentaire s’est fait de manière tardive et ne représente que 5% de la valeur ajoutée du PIB marocain, contre 15% pour l’agriculture. 

 

De nouveaux secteurs d’exportation

Le Maroc a entamé une stratégie de diversification en misant sur le développement de secteurs à forte valeur ajoutée. En jouant de sa proximité avec les principaux marchés du continent européen, il a mis en œuvre un ensemble de mesures afin d’attirer de nouveaux acteurs provenant de secteurs à forts potentiels tel que l’automobile ou l’aéronautique. Le port de Tanger et la zone franche qui l’entoure ou la zone industriel de Nouaceur en périphérie de Casablanca entrent dans ce cadre. L’émergence de ces nouveaux secteurs d’activité pose plusieurs questions sur le modèle de croissance marocain, son potentiel de développement et le défi de ces secteurs.

  

Quand le Maroc s’exporte vers le sud 

Avec un marché potentiel de plus de 800 millions de consommateurs et une demande en biens de consommation en constante augmentation les pays d’Afrique subsaharienne représentent un réel débouché pour les entreprises marocaines. Porté par le secteur public et l'initiative de quelques grands opérateurs privés, le Maroc renforce ses liens économiques avec le continent africain par les flux d'IDE et y intensifie ses relations commerciales.

 

 

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  • Le Maroc fait mieux que ses voisins mais moins bien que les « nouveaux émergents »
  • De l’agriculture traditionnelle à l’agrobusiness
  • De nouveaux secteurs d’exportations 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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