Population 1 325 M
PIB 4 326 187 M$
Note @rating
pays
Note environnement
des affaires
| 2007 | 2008 | 2009(p) | 2010(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance économique (%) |
13,0 |
9,6 |
8,7 |
10,0 |
| Solde Public/PIB (%) |
0,6 |
-0,4 |
-2,8 |
-3,3 |
| Solde Courant/PIB (%) |
11,0% |
9,4% |
5,8% |
5,9% |
| Dette/PIB (%) |
11,1% |
8,3% |
8,1% |
7,9% |
| Réserves en mois d’importation |
16,8 |
18,1 |
25,0 |
22,4 |
(e) Estimations (p) Prévisions
POINTS FORTS
- Comptes extérieurs bénéficiant de la compétitivité et de la diversification industrielles
- Montée en gamme progressive
- Développement des infrastructures, encouragé par le plan de relance
- Taux d’épargne des entreprises très élevé et finançant la majeure partie de l’investissement
- Montée en puissance de la Chine sur la scène internationale
POINTS FAIBLES
- Tensions sociales croissantes liées à la montée des inégalités
- Surcapacités dans l’industrie et le commerce
- Banques chinoises fragiles, compte tenu du dynamisme du crédit et des incertitudes quant au niveau des prêts non performants
- Problèmes environnementaux
- Incertitudes quant à la question taïwanaise
APPRECIATION DU RISQUE
Bonne résistance en 2009 grâce au plan de relance et rebond attendu en 2010
La croissance chinoise est restée élevée en 2009 (8,7%) principalement grâce à la levée des quotas sur les prêts qui a entrainé une très forte croissance du crédit (+34% en 2009 contre +16% en 2008). Outre cette suppression des limitations quantitatives du crédit, la politique monétaire expansionniste (4 baisses de taux de réserves obligatoires et 5 baisses de taux d'intérêt), la stabilisation du Yuan et le large plan de relance de 586 Mds de $ (14% du PIB) visant à renforcer les infrastructures du pays et à augmenter les dépenses sociales ont également soutenu l'activité. Au 1er trimestre 2010, la croissance a atteint 11,9% en glissement annuel. Toutefois, cette forte croissance n'est pas sans risque. Avec l'entrée massive de capitaux due au contexte international, la liquidité a été très abondante et a alimenté la hausse des prix des actifs. En outre, la contribution de l'investissement à la croissance ne cesse de croitre, renforçant le problème des surcapacités dans certains secteurs (automobile, construction, sidérurgie).
Face à ces problèmes, l'objectif des politiques économiques en 2010 est de consolider la croissance tout en la rendant plus équilibrée. Concernant la politique budgétaire, 2010 est la deuxième année du plan de relance. Les investissements en infrastructures, les mesures visant à encourager la demande des ménages et le soutien aux secteurs considérés comme émergents et stratégiques dans l'objectif de promouvoir l'innovation et la montée en gamme de l'économie sont maintenus et renforcés. En revanche, les dépenses dans les secteurs en surcapacités sont limitées. Concernant la politique monétaire, l'exit strategy chinoise est progressive. Fin 2009 et début 2010, plusieurs mesures ont été prises pour limiter la croissance du crédit et de la liquidité : limitation des prêts dans les secteurs en surcapacités et hausses des taux de réserves obligatoires des banques. Cependant, la politique monétaire devrait rester globalement accommodante. En effet, l'objectif de hausse du crédit est certes largement revu à la baisse par rapport à 2009, mais il reste élevé (+18%). De plus, le risque d'inflation est contenu malgré la hausse actuelle de l'indice des prix, liée à la montée des prix alimentaires. Enfin, une modification progressive de la politique de change a été annoncée par la Banque populaire de Chine en juin 2010. Cependant, l'appréciation du Yuan sera très graduelle dans un contexte de faiblesse de l'euro dans le sillage de la crise grecque. En effet, l'appréciation du Yuan de 14,5% contre l'euro sur les quatre premier mois de 2010 pénalise les entreprises exportatrices chinoises, dont plus de 15% des produits sont désormais à destination de la zone euro.
Fragilités persistantes : risque de surcapacité et risque de défaut à surveiller en 2010
Toutefois, le risque de défaut reste à surveiller dans certains secteurs, notamment ceux à faible valeur ajoutée (textile, chaussure, jouet) et ceux en surcapacités (automobile, construction, sidérurgie) le gouvernement œuvrant pour une montée en gamme de l'économie. Par ailleurs, le plan de relance stimulant l'investissement, le risque de surcapacité reste une fragilité centrale du régime de croissance chinois à moyen terme. Enfin, le risque de bulle sur le marché immobilier est à surveiller, principalement dans les grandes villes. Sur le marché boursier, malgré la forte reprise de l'indice composite de Shanghai, la capitalisation boursière rapportée au PIB en Chine (32%) reste bien inférieure à celle observée au Japon (67%) ou aux Etats-Unis (87%), ce qui atténue les conséquences macroéconomiques d'une crise éventuelle.
Situation financière robuste
Sur le plan financier, la situation demeure robuste. L'excédent courant reste élevé en 2010 malgré la reprise plus rapide des importations par rapport aux exportations (liée au rebond des importations de biens intermédiaires assemblés en Chine). Ainsi, les réserves de change demeurent extrêmement élevées.
En revanche, le risque bancaire s'accroit. Après les baisses successives de taux d'intérêt et la levée des quotas sur les prêts, la croissance du crédit s'est significativement accélérée en 2009. Dans un contexte de gestion peu rigoureuse des risques, la qualité des actifs s'est détériorée (hausse en volume des créances douteuses). Néanmoins, du fait du soutien de l'Etat pour recapitaliser en cas de problème, le risque systémique reste contenu.
Lacunes en termes d'environnement des affaires
Sur le plan politique, les inégalités s'accroissent entre les campagnes et les villes. En outre, malgré les progrès récents de la réglementation, des lacunes majeures de gouvernance persistent.

