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Arabie Saoudite


Population 28,789 millions

PIB 657,049 milliards $US

Evaluation @rating
paysA4

Evaluation environnement
des affairesB

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Principaux indicateurs économiques
 201020112012(e) 2013(p)
Croissance PIB (%)

5,1

7,1

 5,5

4,5

Inflation (moyenne annuelle)

5,4

5,0

4,5

4,0

Solde budgétaire / PIB (%)

5,2

15,2

16,5

10,0

Solde courant / PIB (%)

15,0

27,0

26,1

17,1

Dette publique / PIB (%)

10,0

7,5

5,8

5,3

 

(e) Estimations (p) Prévisions


POINTS FORTS

  • Un quart des réserves mondiales de pétrole et premier producteur de l’OPEP
  • Rôle économique et politique régional prépondérant
  • Economie en voie de diversification et plus ouverte depuis l’accession à l’OMC fin 2005
  • Situation financière solide


POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance envers le secteur des hydrocarbures, peu créateur d’emplois
  • Système d’éducation et de formation inadapté entraînant un taux de chômage élevé, des jeunes particulièrement
  • Larges inégalités et corruption, entretenant les tensions sociales
  • Fragilités de la gouvernance et conservatisme assombrissant le climat des affaires
  • Incertitudes quant à la succession au sein de la famille royale régnante
  • Environnement géopolitique instable



APPRECIATION DU RISQUE

 

Croissance toujours soutenue par le secteur des hydrocarbures et les dépenses publiques

En retrait par rapport à 2012, la croissance continuera en 2013 d’être portée par le maintien de prix soutenus des hydrocarbures. De plus, l'activité restera tirée par la poursuite du programme d’investissements publics de 386 Mds$ sur cinq ans (2010-2014), ainsi que par le train de mesures de 130 Mds$ (un peu plus de 20% du PIB) initié en 2011, destiné à désamorcer les tensions sociales. Etalées dans le temps, ces mesures continueront de doper la consommation des ménages. De plus, en dépit d’un climat mondial morose, l'investissement privé et étranger sera stimulé par les projets en cours ou prévus, raffineries, nouveaux gisements de gaz onshore et offshore, usines pétrochimiques et d’aluminium, extension du réseau ferroviaire.
Les tensions sur les prix reflètent principalement des goulots d'étranglement en matière de logement et une demande intérieure confortée par des dépenses budgétaires élevées. L'inflation, actuellement la plus élevée parmi les pays du Golfe, devrait cependant s’atténuer en raison de la mise à disposition de nouveaux logements sociaux et du maintien des subventions aux prix de produits de base.


Maintien d’importants excédents jumeaux, malgré un effritement, et situation financière solide

Les finances publiques restent tributaires des revenus des hydrocarbures (près de 90% des recettes budgétaires). En 2013, malgré l’ampleur des dépenses destinées notamment à la construction de logements sociaux et d’hôpitaux, le maintien d’un confortable excédent budgétaire est attendu – quoiqu’en baisse par rapport à 2012 – grâce à la modulation de la production pétrolière saoudienne destinée à préserver un cours du baril de brent d’au moins 100$.
De ce fait, les recettes provenant des exportations d’hydrocarbures et de produits pétrochimiques doivent demeurer à un niveau élevé et les échanges commerciaux solidement excédentaires, malgré la progression des importations imputable à la vigueur de la demande intérieure. Cela compensera largement le déficit persistant des services et des transferts, et il en résultera un très substantiel excédent courant, en diminution toutefois par rapport à 2012.
Dans ce contexte, la Saudi Arabia Monetary Agency va continuer d’accumuler d’énormes avoirs financiers à l’étranger, qui pourraient atteindre 780 milliards$ fin 2013, soit l’équivalent de plus de trois années d’importations. L’Etat saoudien est donc très largement en position de créancier extérieur net, ce qui, en dépit de l’importance de la dette à court terme des entreprises, lui procure une forte capacité de résistance à une peu probable crise de change, d’autant que le rial saoudien est ancré au dollar US.


Fragilités au plan social et politique

Les événements politiques et sociaux affectant plusieurs pays arabes depuis 2011 semblent devoir épargner le pays, la rente pétrolière permettant d’apaiser les tensions sociales liées aux larges inégalités, au chômage élevé des jeunes et à la corruption.
Par ailleurs, la question de la succession du roi Abdallah se pose avec acuité en raison de son âge avancé et de son état de santé précaire. Or, le mode de succession adelphique entraîne un phénomène de vieillissement, l’actuel prince héritier, Salman, étant lui-même âgé de 77 ans. Il pourrait donc être envisagé, à terme, un saut de génération dans la succession royale, la nomination en novembre 2012 du prince Mohammed Ben Nayef, 53 ans, ministre de l’Intérieur étant à ce titre révélatrice. En effet, ce ministère souverain est traditionnellement considéré comme un tremplin pour accéder au trône.


Environnement des affaires perfectible

Le secteur privé doit connaître en 2013 une croissance similaire à celle de l’économie et la situation financière des entreprises devrait être assez satisfaisante, même si des défauts de paiement ne sont pas exclus, en raison notamment de problèmes d’accès des PME au crédit bancaire. Très concentré, le système bancaire saoudien - le plus important du Moyen-Orient et du monde pour la finance islamique - est bien capitalisé, liquide et rentable.
Toutefois, la modernisation du royaume est ralentie par une capacité institutionnelle limitée, une bureaucratie pesante et les résistances des milieux conservateurs. En outre, malgré des efforts pour améliorer l’environnement des affaires, le système juridique ne présente pas toutes les garanties requises pour faire valoir le droit des créanciers et les comptes des sociétés sont souvent opaques, ce qui complique l’appréciation du risque. Néanmoins, le comportement de paiement des entreprises privées devrait rester nettement meilleur que celui observé en moyenne par Coface dans le monde.


Consultez les études pour chaque pays

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Carte des notations pays par Coface