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Population 8,450 millions

PIB 391,469 milliards $US

Evaluation @rating
paysA2

Evaluation environnement
des affairesA1

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Principaux indicateurs économiques
 201020112012(e) 2013(p)
Croissance PIB (%)

2,1

2,7

0,7

1

Inflation (moyenne annuelle)

1,7

3,6

2,4

2

Solde budgétaire / PIB (%)

-4,5

-2,5

-3,2

-2,6

Solde courant / PIB (%)

3

2

1,8

2

Dette publique / PIB (%)

72

72,4

75

75

 

(e) Estimations (p) Prévisions


POINTS FORTS

  • Position centrale en Europe et qualité de vie attractive
  • Faible endettement des ménages et des entreprises
  • Compétitivité manufacturière avec produits de niche et forte productivité
  • Taux d’emploi élevé et faible chômage des jeunes (rôle de l’apprentissage)
  • Atouts touristiques importants


POINTS FAIBLES

  • Forte spécialisation industrielle (transport, machine-outil, matériaux de construction, chimie)
  • Dépendance à la conjoncture allemande et centre-européenne
  • Secteur bancaire vulnérable à la conjoncture centre et est-européenne
  • Déresponsabilisation des Länder et des communes (tiers de la dépense publique, mais taxation surtout fédérale)
  • Faible taux d’emploi des seniors avec âge de la retraite effectif inférieur à 60 ans
  • Démographie peu dynamique



APPRECIATION DU RISQUE

 

Légère accélération de l’activité en raison d’une contribution positive des échanges

L’activité pourrait légèrement accélérer en 2013 grâce à une contribution positive des échanges extérieurs. Les exportations représentent 56% du PIB et l’Allemagne est leur première destination (33% du total), devant l’Italie (8%), les Etats-Unis (6%), la Suisse (5%) et la République Tchèque (4%). La zone euro absorbe 60% des expéditions, les pays d’Europe centrale et orientale 18%, l’Asie seulement 10%. La conjoncture autrichienne est donc étroitement corrélée à celle de l’Allemagne. Les importations progresseront moins rapidement en lien avec la consommation et l’investissement. Certes, les ménages sont peu endettés et ont bénéficié fin 2012 d’augmentations salariales, mais ils seront confrontés à un ralentissement des créations d’emploi et surtout au paquet fiscal adopté en 2012 dont les mesures d’économie s’étaleront jusqu’en 2016. Il prévoit pour 2013 un gel des salaires et des embauches de fonctionnaires, une plus grande sévérité pour les retraites publiques, une diminution des allocations chômage et une augmentation des cotisations sociales pour certaines catégories. L’investissement des entreprises ne sera guère vaillant et le nombre de logements construits pourrait diminuer de 4%.


Des finances publiques relativement solides

Grâce au paquet fiscal, le déficit budgétaire qui s’était creusé en 2012 avec le poids du sauvetage de la Grèce et de la recapitalisation de certains établissements bancaires partiellement ou totalement nationalisés suite à la crise, devrait retomber sous la barre des 3%. Sont ainsi prévus l’abandon de plusieurs projets ferroviaires, une réduction des dépenses des collectivités locales et un accroissement de la fiscalité sur les opérations foncières des entreprises et une réforme des hôpitaux. Les autorités comptent aussi sur le versement par la Suisse d’une taxe prélevée sur les placements effectués par les Autrichiens dans ce pays, ainsi que sur le versement au budget de l’excédent de l’assurance maladie. Cela devrait plus que compenser une nouvelle recapitalisation des établissements bancaires à hauteur d’encore 0,8% du PIB. Ces mesures devraient permettre de stopper la progression de la dette publique (détenue à 70% par des créanciers étrangers) qui, selon une loi adoptée en 2012, doit retomber à 71% en 2016, avec un déficit structurel s’établissant à 0,35%. La relative bonne santé des finances publiques se traduit par le faible niveau des taux auxquels l’Etat emprunte. Les élections législatives de novembre 2013 ne devraient pas modifier ces orientations, même en cas de défaite de la traditionnelle coalition entre le parti social démocrate (SPÖ) de centre gauche et le parti populaire (ÖVP) de centre droit face à la montée des partis de droite.


Un déficit commercial compensé par l’excédent des services

Le traditionnel excédent courant s’est réduit à partir de 2008 en raison de l’apparition d’un déficit commercial, alors que jusqu’alors les échanges étaient équilibrés. Les exportations vers l’Europe ont reculé et cela n’a pu être compensé par le développement des ventes hors de cette région, ainsi que par la diversification sectorielle, notamment via le secteur agroalimentaire. Ce déficit est largement compensé par l’excédent enregistré sur les échanges de services, qu’il s’agisse de tourisme ou de services destinés aux entreprises.


Des entreprises en bonne santé malgré un système bancaire fragile

La situation des entreprises demeure satisfaisante. Elles peuvent dans l’ensemble autofinancer leurs investissements et ne sont donc pas dépendantes des marchés financiers et des banques. Ces dernières sont très exposées aux pays d’Europe centrale et orientale, notamment Roumanie, Hongrie et Croatie, où se concentrent 60% de leurs actifs étrangers. Elles ont déjà dû recapitaliser plusieurs de leurs filiales locales. Cependant, elles comptent demeurer sur ces marchés en développement. A l’inverse, leur exposition aux pays périphériques méridionaux de la zone euro est faible. Les plus grandes banques du pays, bénéficiaires, disposent de moyens suffisants pour procéder aux recapitalisations et atteindre les ratios fixés par la nouvelle réglementation. Les établissements plus petits ont dû, pour certains, passer sous le contrôle total ou partiel de l’Etat qui continue de les recapitaliser et de procéder à des cessions d’actifs.


Consultez les études pour chaque pays

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Carte des notations pays par Coface