Population 9,351 millions
PIB 7,541 $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
2,6 |
3,2 |
3,4 |
4,6 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
2,3 |
2,7 |
6,5 |
3,3 |
| Solde budgétaire / PIB (%) |
-3,3 |
-4,3 |
-3,9 |
-3,6 |
| Solde courant/PIB(%) |
-8,2 |
-9,6 |
-8,6 |
-6,5 |
| Dette publique/PIB (%) |
30 |
31,5 |
32,4 |
28,4 |
(e) Estimations (p) Prévisions
POINTS FORTS
- Position géographique stratégique
- Important soutien financier des bailleurs de fonds étrangers ; annulations de dette dans le cadre des initiatives PPTE et IADM
POINTS FAIBLES
- Faible diversification de l’économie
- Approvisionnement en électricité erratique
- Lacunes en matière de gouvernance (qualité de la réglementation, corruption)
- Intermédiation financière limitée
APPRECIATION DU RISQUE
Hausse des exportations de coton et reprise des activités portuaires
Le taux de croissance devrait accélérer en 2013 grâce à la hausse des exportations de coton (12% des ventes à l’étranger) et à la reprise des activités portuaires. La capacité du port de Cotonou, dont est issue une grande partie des recettes douanières et des revenus de services, devrait s’accroitre. Une entreprise française a prévu d’investir 130 milliards de FCFA (soit 4,7% du PIB) pour moderniser et étendre les équipements portuaires. Par ailleurs, le gouvernement prévoit de poursuivre ses investissements dans les infrastructures (construction de nouveaux ports et aéroports notamment). Le Bénin devrait aussi poursuivre ses efforts pour améliorer l’approvisionnement en électricité, grâce à la privatisation de la société béninoise d’énergie électrique (SBEE). Ceci devrait stimuler la croissance. Cependant, les investissements directs étrangers à destination du Bénin demeureront faibles, limités par les lacunes en matière d’environnement des affaires.
En 2012, la suppression des subventions aux prix pétroliers au Nigéria a entrainé une augmentation des prix des carburants et des tarifs de transport au Bénin. Toutefois, la politique monétaire menée par la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest a permis de limiter la hausse de l’inflation. Les prix du pétrole devraient se montrer plus stables en 2013, permettant un ralentissement de l’inflation.
Une gestion budgétaire prudente et une réduction du déficit
Le déficit budgétaire devrait se réduire légèrement en 2013, dans la mesure où le gouvernement respecte ses engagements auprès du FMI et continue de contenir ses dépenses. Toutefois, le Fonds demande aux autorités d’accélérer le train des réformes et de mettre l’accent sur l’élargissement de l’assiette fiscale, le respect des règles fiscales, la modernisation de la fonction publique et l’amélioration de l’efficacité des entreprises publiques. Conscient des progrès réalisés par le pays, le FMI a décaissé, en mars 2012, 16 millions de dollars supplémentaires au titre de la Facilité élargie de crédit triennale. Rappelons, par ailleurs, que le poids de la dette publique a été ramené à un niveau gérable depuis 2006, du fait de l’annulation de dette obtenue au titre de l’IADM.
Malgré la baisse du prix des matières premières exportées, la hausse de la production de coton associée à une baisse des importations de produits alimentaires devrait permettre de réduire le déficit commercial. Le déficit structurel de la balance des services devrait diminuer en 2013 grâce à l’augmentation des services commerciaux (activités de transit) fournis au Nigeria et au Niger. Le déficit de la balance des revenus devrait demeurer limité du fait de la faiblesse des paiements d’intérêt de la dette extérieure, due elle-même à l’importance des financements concessionnels. Encouragés par le respect du programme de réformes économique et politique, les bailleurs de fonds devraient fournir une aide au pays, permettant ainsi de réduire davantage le déficit de la balance des transferts. Ces effets combinés permettront une réduction du déficit courant.
L’insécurité pèse sur le climat des affaires
La situation politique béninoise est stable. En mars 2011, le président Boni Yayi a été réélu pour un nouveau mandat de cinq ans. Ce résultat a été conforté par l’obtention d’une majorité parlementaire lors des élections législatives d’avril 2011. Soutenu par cette majorité à l’Assemblée, le président dispose de la marge de manœuvre nécessaire pour mener à bien son programme de réforme. Toutefois, le mécontentement de la population - déjà vif en raison des fréquentes coupures de courant et des accusations de corruption des fonctionnaires - devrait davantage se faire sentir en 2013. Des manifestations devraient être organisées, notamment en opposition à la privatisation des derniers opérateurs de services publics et à la mise en œuvre d’une politique budgétaire restrictive. Malgré quelques progrès, l’environnement des affaires demeure marqué par une corruption endémique et la faible qualité de la réglementation. Le Bénin est également confronté à des problèmes d’insécurité maritime (actes de piraterie), qui tendent à réorienter une partie du commerce maritime vers le Nigéria.


