Population 7,285 millions
PIB 50,806 milliards $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
0,5 |
1,8 |
0,5 |
1,2 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
2,4 |
4,2 |
2,5 |
2,8 |
| Solde budgétaire / PIB (%) |
-3,9 |
-2,0 |
-1,3 |
-1,2 |
| Solde courant / PIB (%) |
-1,6 |
0,7 |
-0,5 |
-2,1 |
| Dette publique / PIB (%) |
14,9 |
15,5 |
17,9 |
16,4 |
(e) Estimations (p) Prévisions
POINTS FORTS
- Faible endettement public
- Des politiques macroéconomiques prudentes
- Un secteur bancaire assaini
- Stabilité du taux de change grâce au « currency board »
- Une main-d’œuvre très peu couteuse
POINTS FAIBLES
- Faiblesse de l’industrie exportatrice
- Une forte vulnérabilité aux chocs extérieurs
- La dette extérieure reste élevée
- Une forte exposition des entreprises au risque de change
- Des progrès insuffisants en matière de gouvernance
APPRECIATION DU RISQUE
Changement de moteur
La croissance est restée positive malgré la récession traversée par la zone euro en 2012, notamment en raison d’une demande intérieure résiliente. Les principaux partenaires commerciaux de la Bulgarie (Allemagne, Roumanie, Turquie) ont vu leur croissance ralentir en lien avec la récession en zone euro. La demande de produits bulgares a donc été moins forte. La reprise en zone euro ne devrait pas intervenir avant le quatrième trimestre 2013, la balance commerciale continuera donc de peser sur la croissance. La consommation privée restera l’élément moteur de la croissance en 2013. En effet, la hausse des revenus disponibles est conjuguée à une baisse des taux de prêts bancaires qui faciliteront le crédit. Néanmoins, les banques sont excessivement prudentes et ont une tendance à préférer rester « sur liquides ». Les tensions en termes de liquidité bancaire en Europe de l’Ouest ne peuvent que les conforter dans cette attitude. Les conditions d’octroi du crédit pourrait donc rapidement se resserrer. Par ailleurs, l’investissement augmentera en 2013. La Bulgarie a notamment signé un accord avec la Russie afin que le gazoduc South Stream traverse le pays. Ce projet aura de nombreuses retombées positives pour l’économie locale, notamment en termes d’emplois. En outre, de nombreux investissements publics cofinancés par l’Union européenne sont en projet. La diminution du chômage observée fin 2012 (12% de chômage) continuera en 2013. L’inflation devrait légèrement augmenter en 2013 dans un contexte de demande interne dynamique. Néanmoins, la stabilisation du prix du pétrole et des denrées alimentaires réduit les risques d’une forte poussée inflationniste.
Le déficit courant s’amplifiera légèrement en 2013
La faiblesse des exportations, conjuguée à une hausse des importations, affectera le balance courante qui sera déficitaire en 2013. Les transferts en provenance des travailleurs expatriés ne varieront pas. Par contre, la meilleure absorption des fonds structurels européens (augmentation du nombre de projets) contribuera, par ailleurs, à réduire le poids du déficit. Le financement du déficit courant sera intégralement couvert par des investissements directs étrangers. En plus des projets liés au gazoduc South Stream, de nombreux investisseurs souhaitent profiter du très faible coût de la main d’œuvre bulgare. Les entreprises chinoises projettent par exemple de pénétrer le marché automobile est européen en construisant une usine en Bulgarie. Le niveau des réserves de changes a dépassé en 2012 (6 mois d’importation) son plus haut niveau historique et continuera sa progression en 2013. Ce niveau est rassurant dans le cadre du « currency board » (ancrage du Lev à l’euro), transition vers une adoption de l’euro à moyen terme. Néanmoins l’entrée dans la zone euro est repoussée compte tenu de la crise actuelle. Or le maintien d’un système de change aussi rigide a le désavantage de faire porter à l’économie réelle l’ensemble des ajustements en cas de chocs externes. D’autre part, les finances publiques sont gérées avec prudence et on peut attendre une poursuite de la réduction du déficit en 2013, dans un contexte d’endettement public très contenu. Une nouvelle taxe devrait être mise en place en 2013. Dorénavant, les intérêts sur les dépôts bancaires seront taxés à hauteur de 10%.
Elections législatives en juin 2013
Le parti de centre-droit des Citoyens pour le Développement Européen de Bulgarie (CDEB) a remporté les élections présidentielles et locales d’octobre 2011. N’ayant pas de majorité législative, il continuera toutefois à gouverner en étant dépendant de partenaires ce qui limite la cohérence des politiques suivies. Notons cependant qu’il apparaît bien placé pour remporter les élections législatives de juin 2013. Par ailleurs, le gouvernement poursuivra ses tentatives de lutte contre le crime organisé et la corruption. La Commission européenne a reconnu dans son dernier rapport les avancées faites par le pays. Toutefois, une situation sociale dégradée pourrait donner lieu à des violences. En effet, la Bulgarie reste le pays le plus pauvre de l’UE en termes de PIB par tête. En outre, selon Eurostat, 49% de la population bulgare est menacée de pauvreté ou d’exclusion sociale.


