Population 17,358 millions
PIB 10,273 milliards $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
7,9 |
4,2 |
8,0 |
7,0 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
-0,6 |
2,7 |
2,3 |
2,0 |
| Solde budgétaire* / PIB (%) |
-9,1 |
-7,7 |
-10,2 |
-9,4 |
| Solde courant / PIB (%) |
-2,3 |
-1,1 |
-4,2 |
-3,2 |
| Dette publique / PIB (%) |
27,1 |
29,3 |
28,1 |
26,5 |
(e) Estimations (p) Prévisions
* hors dons
POINTS FORTS
- Montée en puissance de la production aurifère, important producteur de coton
- Bons antécédents de politique économique et mise en œuvre de réformes structurelles
- Soutien de la communauté financière internationale (l’un des premiers pays à avoir bénéficié de l’initiative PPTE)
POINTS FAIBLES
- Economie fortement exposée aux aléas climatiques et à l’évolution des cours internationaux, dépendante de l’aide extérieure
- Enclavement géographique
- Pression démographique et taux élevé de pauvreté
- Contexte social fragile
APPRECIATION DU RISQUE
Des perspectives agricoles favorables et un secteur minier en expansion
Après avoir accéléré en 2012, portée principalement par le rebond de la production agricole, suite à la sécheresse de l’année précédente, la croissance devrait demeurer dynamique en 2013. Ceci devrait résulter à la fois des politiques agricole et de développement mises en œuvre par les autorités et de l’expansion continue du secteur aurifère. La production de coton (deuxième produit d’exportation après l’or), en particulier, devrait bénéficier de l’utilisation d’engrais, de l’amélioration des semences et d’une politique de soutien des prix. La production d’or devrait continuer à augmenter du fait de l’entrée en production de nouvelles mines et de la hausse des quantités extraites dans les mines existantes. Le secteur des télécommunications mobiles et le secteur financier devraient également connaître une croissance soutenue. La politique budgétaire demeure expansionniste. Le gouvernement table sur le maintien d’un important flux d’aide et la hausse des recettes minières pour accroître sensiblement les dépenses d’équipement, dont le niveau demeure élevé au regard de ce qui se pratique dans la région. Les prévisions de croissance restent malgré tout dépendantes des aléas climatiques, d’une détérioration possible du climat social et des incertitudes entourant l’aide extérieure. Après avoir été poussée à la hausse au premier semestre 2012, en raison de la pénurie de denrées alimentaires et de la décision du gouvernement d’augmenter les prix domestiques des produits pétroliers, les tensions inflationnistes se sont estompées dans la seconde partie de l’année. Cette tendance devrait se poursuivre en 2013 grâce aux perspectives favorables de la production agricole.
Des efforts d’assainissement mais des défis importants pour renforcer le régime de croissance
Le pays a obtenu des résultats économiques satisfaisants en dépit d’une conjoncture difficile (pénuries alimentaires liées à la réduction de la récolte en 2011, exacerbées par la suite par un afflux de réfugiés du Mali). Il a, en outre, respecté, malgré les chocs, les engagements au titre de l’accord triennal qu’il a conclu en juin 2010 avec le FMI. Par ailleurs, le risque de surendettement a sensiblement diminué du fait du développement rapide du secteur de l’or (la dernière annulation de dette remonte à 2002). Beaucoup reste à faire, cependant, pour assurer une croissance plus durable et mieux partagée, ce qui est d’ailleurs l’objectif que s’est fixé le programme de développement élaboré par le Burkina Faso. Cela passe, entre autres, par la diversification de la production agricole et du secteur minier (manganèse, zinc), l’amélioration de la distribution de nourriture, l’octroi d’un filet de sécurité sociale aux plus démunis, le développement du système éducatif et par l’expansion du secteur privé, en renforçant, notamment, les structures judiciaires. Le déficit des comptes extérieurs s’est creusé en 2012, du fait de la hausse des importations de denrées alimentaires et du renchérissement des produits pétroliers et alimentaires, mais devrait s’améliorer progressivement à moyen terme du fait du renforcement des exportations minières. La production d’or a augmenté de manière spectaculaire ces dernières années et les mines actuellement opérationnelles devraient maintenir leur niveau de production actuel jusqu’en 2020, à quoi s’ajoutera l’exploitation de nouveaux sites.
Une situation sociale toujours fragile
Le Burkina Faso a dû faire face aux conséquences économiques de la crise ivoirienne et été confronté dans la première moitié de 2011 à des troubles sociaux et à des mutineries militaires violentes. Des remaniements au sein de l’armée et du gouvernement ont toutefois permis d’apaiser la situation dans le courant de l’année. Le pays doit aujourd’hui gérer la crise humanitaire entraînée par l’afflux de réfugiés du Mali. Le coût élevé de la vie et la corruption demeurent des ferments de l’agitation sociale alors que le pays traverse, fin 2012, une période délicate du fait de la tenue des élections législatives et municipales. Le parti présidentiel, qui connait, par ailleurs, des tensions internes, pourrait enregistrer un recul mais devrait conserver la majorité à l’Assemblée nationale. A plus longue échéance, une modification éventuelle de la constitution, pour permettre au président Compaoré, au pouvoir depuis 1987, de se représenter en 2015 pour un cinquième mandat, ne se fera probablement pas sans susciter de vives tensions.


