Population 34,826 millions
PIB 1 770,084 milliards $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
3,2 |
2,6 |
2 |
1,7 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
1,8 |
2,9 |
1,6 |
2 |
| Solde budgétaire / PIB (%) |
-5,4 |
-4,3 |
-3,5 |
-3 |
| Solde courant / PIB (%) |
-3,1 |
-2,7 |
-3,6 |
-4 |
| Dette publique / PIB (%) |
83 |
83,4 |
85,8 |
85,5 |
(e) Estimations (p) Prévisions
POINTS FORTS
- Ressources énergétiques abondantes et diversifiées
- Gestion prudente des finances publiques
- Faible niveau de la dette extérieure (67% du PIB)
- Démographie dynamique (flux migratoires)
- Secteur bancaire solide, bien capitalisé et supervision rigoureuse
POINTS FAIBLES
- Degré d’ouverture élevé et forte dépendance à l’économie des Etats-Unis
- Insuffisance des dépenses de R&D
- Perte de compétitivité des entreprises liée à la montée en puissance des concurrents émergents
- Endettement élevé des ménages
- Fragilisation des exportations énergétiques (ressources de gaz naturel aux Etats-Unis)
- Infrastructures d’acheminement du gaz insuffisantes
APPRECIATION DU RISQUE
Les ajustements budgétaires aux Etats-Unis auront un impact sur la croissance en 2013
La bonne tenue de la demande domestique n’a pas totalement compensé le ralentissement des exportations et la fin du stimulus budgétaire. La croissance a donc ralenti en 2012 et devrait à nouveau marquer le pas en 2013. Les économies canadienne et américaine étant très liées, la prévision de 1,7% de croissance en 2013 s’appuie sur un ralentissement modéré de l’activité aux Etats-Unis.
La demande interne sera le principal moteur de l’activité
Les Canadiens feront preuve de la même prudence que celle observée sur les derniers mois de 2012, et compenseront la progression modeste des salaires réels par la baisse de leur épargne (2,8% du revenu disponible en 2013). D’autres facteurs inciteront les ménages à limiter leurs dépenses, notamment l’orientation toujours morose du marché de l’emploi et le niveau très élevé de la dette qui devrait s’établir à la fin de 2012 à 166% du revenu disponible. Mais, pour autant, une crise immobilière ne devrait pas se produire : la correction des prix est concentrée à Toronto et à Vancouver, alors qu’ils se stabilisent partout ailleurs et un train de mesures a été mis en place en juillet dernier pour limiter le recours aux crédits hypothécaires. Les crédits ont donc ralenti et les mises en chantier ont décéléré depuis plusieurs mois. La prudence sera également de mise de la part des entreprises, minières en particulier, qui ont annoncé leur intention de réduire ou de repousser leurs investissements, en raison de la décélération marquée des prix des matières premières. Plusieurs facteurs contribueront néanmoins à soutenir leurs dépenses : l’extension du quantitative easing 3 de la réserve fédérale américaine qui devrait provoquer une hausse des cours des matières premières, la baisse des impôts fédéraux et locaux sur les sociétés, la faiblesse des taux des obligations d’entreprises, le niveau élevé des profits (30% du PIB) et les prix des produits importés rendus compétitifs par la vigueur du dollar canadien. Dans ce contexte, le gouvernement a repoussé d’un an, à 2016-2017, le retour à l’équilibre budgétaire. La dette publique, qui est pour moitié contractée par le gouvernement fédéral et pour l’autre moitié par les provinces et gouvernements locaux, devrait se réduire légèrement.
Les exportations soutenues par une légère hausse des prix des matières énergétiques
Même si le dollar canadien est moins volatile depuis 2001 (autour de la parité avec le dollar américain), il demeure historiquement élevé. Les exportations seront donc pénalisées encore cette année par la vigueur de la devise locale qui réduit la compétitivité-prix des produits manufacturés et du tourisme. Elles pâtiront également de la croissance modeste attendue aux Etats-Unis (effets de l’ajustement budgétaire sur le revenu disponible des consommateurs américains). La demande en provenance du Japon (2,4% des débouchés) et de la Chine (3,7%) ne compenseront qu’en partie les le recul des commandes adressées par l’Europe (Le Royaume-Uni représente 4,2% des exportations) aux économies émergentes qui toucheront indirectement les ventes de matières énergétiques (24% des exportations). Mais la hausse probable des prix des matières premières devrait apporter un soutien aux ventes du secteur minier. Enfin, les importations croissant plus rapidement que les exportations, la balance courante, excédentaire dans la décennie qui a précédé la crise, verra son déficit se creuser pour la quatrième année consécutive mais la contribution du commerce extérieur à la croissance pourrait redevenir positive cette année.
Fragilisation des entreprises dédiées au marché domestique
Les entreprises du BTP et des secteurs qui en dépendent (bois-meubles) seront affectées par le coup de froid attendu sur la construction et sur les projets d’infrastructure, mais pourraient compenser ce ralentissement par le regain de la demande en provenance des Etats-Unis. Les entreprises de la mécanique et des biens d’équipement devraient bénéficier de la bonne tenue de l’investissement productif américain. De plus, les perspectives favorables pour 2013 dans l’automobile en Amérique du Nord conforteront les exportations du secteur vers le grand voisin. Toutefois, la probable fermeture de l’usine de General Motors en Ontario affectera la branche. Enfin, la prudence des ménages devrait affecter les activités du commerce et des loisirs. Les faillites des entreprises se sont tassées sur douze mois à août 2012 (-8,8%) et devraient se situer largement en-dessous du niveau d’avant la crise. Cette situation ne se reflète qu’en partie dans l’évolution de l’indice des incidents de paiement de Coface : il demeure légèrement en-dessous de la moyenne mondiale, mais affiche une tendance à la hausse.


