Population 0,527 million
PIB 1,868 milliard $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
5,3 |
5,1 |
4,8 |
4,9 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
2,1 |
4,5 |
2,3 |
2,2 |
| Solde budgétaire / PIB (%) |
-10,7 |
-10,1 |
-10,0 |
-9,5 |
| Solde courant / PIB (%) |
-12,5 |
-15,1 |
-13,0 |
-11,9 |
| Dette publique / PIB (%) |
73,1 |
76,1 |
84,5 |
88,5 |
(e) Estimations (p) Prévisions
POINTS FORTS
- Situation géographique favorable (proximité de l’Afrique et de l’Europe)
- Potentiel touristique
- Réserves halieutiques
- Secteurs des services bancaires et télecommunications perfromants
- Ancrage de la monnaie à l’euro
- Stabilité politique et qualité de la gouvernance
POINTS FAIBLES
- Insularité, aridité, fragmentation géographique, faiblesse du marché intérieur
- Agriculture et industrie manufacturière déficientes
- Infrastructures de transport défaillantes
- Produits alimentaires et énergétiques intégralement importés
- Vulnérabilité à la conjoncture européenne (85% des échanges)
- Dépendance à l’aide internationale, à la diaspora et au tourisme
- Chômage élevé (12%, 27% parmi les jeunes)
APPRECIATION DU RISQUE
Maintien d’une croissance soutenue, portée par le tourisme
L’économie, malgré sa dépendance marquée à l’égard de la conjoncture européenne (pour le commerce, mais également les transferts de la diaspora), a obtenu en 2012 un taux de croissance similaire à ceux des années passées, qui devrait se maintenir en 2013. Le secteur des services compte pour environ les trois quarts du PIB. En particulier, le tourisme demeure le principal moteur de l’économie (30% du PIB) et ses recettes ont bien progressé malgré la crise européenne (alors que plus de 80% des touristes sont européens). Il poursuivra son expansion en 2013, malgré quelques incertitudes: persistance des difficultés européennes et modernisation insuffisante des infrastructures. Le secteur manufacturier, certes encore d’une taille modeste, connaît un développement rapide en raison des programmes d’investissements étatiques. En effet, l’Etat a dû pallier en 2012 la stagnation des investissements européens, principale source de financement du pays. D’autres secteurs, comme celui de la pêche, des services financiers et informatiques continueront à contribuer positivement à la croissance.
L’inflation a retrouvé en 2012 un niveau plus modéré et restera maîtrisée en 2013, celle-ci dépendant fortement des cours des produits alimentaires et énergétiques (tous importés), qui devraient se stabiliser. La politique monétaire demeurera alignée sur celle de la Banque Centrale Européenne, avec l’unique objectif de maintenir l’ancrage à l’euro.
La dette publique continue d’augmenter
La politique de relance initiée par le gouvernement en réponse à la crise mondiale a été interrompue en 2012, en raison de la détérioration du déficit budgétaire. Les dépenses en investissement ont ainsi stagné en 2012, les autres ont à peine augmenté. Le déficit devrait rester similaire en 2013, au prix d’une stabilisation des dépenses et de l’introduction de réformes (comme la simplification du code fiscal et douanier) qui augmenteront légèrement les recettes. Le gouvernement continuera à appliquer certaines directives du plan quinquennal lancé en 2011 (développement du secteur privé, modernisation des infrastructures, notamment routières). Il a été complété en 2012 par un programme visant à accroitre la compétitivité de l’économie, sa diversification, l’efficacité de l’Etat et de réduire la dépendance envers les dons étrangers. Les investissements étatiques dans certains secteurs (électricité, transports, communication) seront privilégiés. Un rapprochement s’opérera progressivement avec des pays émergents (comme cela est déjà le cas avec la Chine), compte-tenu des difficultés des bailleurs souverains actuels. Par ailleurs, les niveaux de dette publique continueront leur hausse sensible, sans pour autant accroître véritablement le risque de défaut, compte-tenu de la nature des prêts (taux bas, échéances de long-terme).
Déficit toujours marqué de la balance courante, financé par les prêts internationaux
La balance courante devrait afficher une légère amélioration en 2013 grâce à des recettes touristiques en hausse. L’investissement massif dans le secteur et les difficultés politiques des autres destinations touristiques d’Afrique du Nord et de l’Ouest en sont les explications. Néanmoins, le déficit commercial continuera à être extrêmement important (plus de 40% du PIB), en raison d‘importations de biens toujours très élevées (matières premières, biens d’équipement nécessaires au développement du tourisme et des projets gouvernementaux d’infrastructures). Les transferts des expatriés se sont également accrus, malgré les difficultés économiques des pays d’accueil. Ce déficit courant continuera à être majoritairement financé par les prêts concessionnels des institutions internationales, par des IDE toujours conséquents, mais de moins en moins par des dons provenant de partenaires (comme l’Espagne ou le Portugal).
Une stabilité politique continue
Le Cap-Vert demeurera l’une des démocraties les plus efficientes et stables du continent. Une cohabitation entre les deux grands partis est en place depuis fin 2011, les membres du gouvernement appartenant au Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert alors que le Mouvement pour la Démocratie dirige la plupart des municipalités (qui disposent de pouvoirs élargis, compte-tenu de la fragmentation du territoire). Néanmoins, certaines tensions sociales pourraient réapparaitre en 2013, pour deux raisons. D’abord, le chômage est en hausse (12%, et 27% chez les moins de 25 ans), en partie du fait du retour d’expatriés face aux difficultés dans les pays d’accueil. Ensuite, les potentielles conséquences d’une persistance de la crise européenne (baisse des dons et investissements étrangers, inflation croissante, etc.) pourraient générer des manifestations populaires.


