Population 17,403 millions
PIB 268,278 milliards $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
6,1 |
5,9 |
5 |
4,6 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
1,4 |
3,3 |
3,2 |
3 |
| Solde budgétaire / PIB (%)* |
-0,3 |
1,4 |
-0,2 |
-0,5 |
| Dette publique / PIB (%) |
1,5 |
-1,3 |
-2,8 |
-3 |
| Solde courant / PIB (%)** |
8,6 |
11,3 |
11,5 |
12 |
(e) Estimations (p) Prévisions *gouvernement central et municipalités **hors entreprises publiques
POINTS FORTS
- Ressources minières (1er producteur mondial de cuivre), agricoles, piscicoles et sylvicoles
- Diversité climatique et saisonnalité inversée par rapport aux pays développés
- Nombreux accords de libre-échange
- Situation budgétaire satisfaisante
- Libre flottement de la devise
- Environnement des affaires favorable
- Entreprises internationales dans la distribution, l’aérien ou le papier
- Membre de l’OCDE depuis fin 2009
POINTS FAIBLES
- Economie petite et ouverte, vulnérable aux chocs externes
- Dépendance au cuivre
- Vulnérabilité du réseau routier et électrique et cherté de l’énergie
- Exposition au risque climatique et sismique
- Grande disparité de revenus et déficience du système éducatif
APPRECIATION DU RISQUE
Maintien d’une croissance forte
L’activité devrait conserver son dynamisme en 2013. La consommation restera portée par l’augmentation des revenus, un marché de l’emploi florissant et la progression du crédit. L’investissement profitera encore largement de la reconstruction des logements détruits par le séisme de 2011, des dépenses des entreprises visant à réduire les tensions sur l’appareil productif, ainsi que de la poursuite de l’investissement minier. Seuls les échanges extérieurs devraient contribuer négativement à la croissance en raison d’une progression plus rapide des importations que des exportations. Malgré le dynamisme de la demande intérieure, l’inflation devrait rester modérée grâce à l’impact favorable de la fermeté du peso et de la stabilisation des cours du pétrole sur les prix des produits importés. Dans ces conditions, en cas de difficulté imprévue, la Banque centrale disposerait d’une marge de réduction de son taux directeur, tandis que le libre flottement du peso permettrait sa dépréciation.
Une économie exposée aux chocs extérieurs mais affichant une bonne santé financière
Avec des exportations représentant 38% de son PIB, parmi lesquelles les produits primaires pas ou peu transformés (le cuivre pour plus de la moitié, mais aussi le molybdène, la cellulose, le papier, les fruits, le poisson, le vin) comptent pour 70%, et un système bancaire détenu à 40% par des établissements étrangers (notamment espagnols), le Chili est très exposé à la conjoncture mondiale. La Chine est son premier marché (23% des ventes), essentiellement pour le cuivre, suivie des Etats-Unis, de l’Union européenne, du Japon, du Brésil et de la Corée. Face à cette vulnérabilité, les comptes publics et extérieurs offrent des capacités de résistance.
Les échanges commerciaux sont traditionnellement excédentaires, malgré l’évolution de la demande de cuivre, et devraient le devenir plus encore grâce au développement de l’activité minière et des ventes de produits agricoles et piscicoles. Par contre, malgré les recettes touristiques, les échanges de services sont légèrement déficitaires du fait des coûts du fret lié aux échanges. La balance des revenus est largement négative en raison des rapatriements de dividendes par les sociétés étrangères. Les mouvements de capitaux de portefeuille sont généralement déficitaires en raison de l’importance des investissements des fonds de pension chiliens à l’étranger, alors que les investissements directs étrangers excèdent les investissements directs chiliens à l’étranger. Les réserves officielles en devises représentent 5% du PIB et concourent à la constitution de la position créditrice nette du pays sur l’étranger. Les engagements extérieurs sont pour les ¾ le fait du secteur privé.
Les comptes publics sont à peine déficitaires, et excédentaires lorsque les résultats des entreprises publiques sont intégrés. La dette publique est faible, d’autant que le fonds souverain détient des actifs représentant 6% du PIB. Reflétant cette bonne santé, le secteur public se finance à des taux faibles, qui profitent aussi aux entreprises privées. Toutefois, les recettes budgétaires limitées (22% du PIB) sont essentiellement consacrées à des dépenses courantes. L’Etat compense la faiblesse de l’investissement public par le recours aux concessions de service public.
Un environnement des affaires favorable, malgré des tensions autour du partage de la richesse
Sebastien Piñera ne peut se représenter à l’élection présidentielle de novembre 2013. Cependant, il doit encore faire face au mécontentement estudiantin face à la médiocrité de beaucoup d’établissements d’enseignement, pourtant onéreux, et à la cherté des prêts aux étudiants. Son gouvernement souhaite répondre à ces préoccupations, mais sa capacité d’action budgétaire au Congrès est entravée, alors que la campagne est lancée entre la Coalición por el Cambio de centre droit, au pouvoir, et la Concertación de Partidos por la Democracia de centre gauche. Plus largement, la classe moyenne estime que, si la pauvreté ne concerne plus que 15% de la population, les revenus et la richesse sont toujours très inégalement répartis. L’issue des prochaines élections est incertaine compte tenu de la faible popularité des deux blocs. Toutefois, une candidature de la précédente présidente Michelle Bachelet pour le compte de la Concertación aurait une grande chance de l’emporter. Mais son action serait aussi freinée par l’affrontement entre les deux blocs au congrès ainsi que par le faible nombre de leviers dont disposent les pouvoirs publics du fait de la privatisation de la protection sociale. Le Chili offre le meilleur environnement aux affaires de toute la région. Il se situe à la 37ème place mondiale. Le pays attend une décision de la Cour internationale de La Haye relative à un différend frontalier maritime avec le Pérou.


