Population 1 353,821 millions
PIB 8 250,241 milliards $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
10,4 |
9,2 |
7,7 |
8,5 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
3,3 |
5,4 |
3,0 |
3,0 |
| Solde budgétaire / PIB (%) |
-1,5 |
-1,2 |
-1,3 |
-1,0 |
| Solde courant / PIB (%) |
4,0 |
2,8 |
2,3 |
2,5 |
| Dette publique / PIB (%) |
33,5 |
25,8 |
22,2 |
19,6 |
(e) Estimations (p) Prévisions
POINTS FORTS
- comptes extérieurs bénéficiant de la compétitivité et de la diversification industrielle
- Risque de surendettement externe limité grâce au niveau élevé des réserves de change et au maintien d’un compte courant excédentaire
- Risque souverain contenu : dette publique largement domestique et libellée en monnaie locale
- Montée en gamme progressive
- Développement des infrastructures, encouragé par le plan de relance
- Taux d’épargne des entreprises très élevé et finançant la majeure partie de l’investissement
POINTS FAIBLES
- Tensions sociales liées à la montée des inégalités
- Vieillissement de la population et tarissement progressif du vivier de main d’œuvre abondant et bon marché
- Surcapacités dans l’industrie et le commerce
- Banques chinoises fragiles, compte tenu du dynamisme du crédit et des incertitudes quant au niveau des créances douteuses
- Problèmes environnementaux
APPRECIATION DU RISQUE
Rebond de la croissance en 2013
Après avoir poursuivi son ralentissement jusqu’au 3ème trimestre 2012, l’activité a rebondi au 4ème trimestre. Les principaux indicateurs avancés (confiance des entreprises, production industrielle, production d’électricité, ventes au détail) plaident pour une poursuite de cette tendance au 1er semestre 2013.
Auparavant, les exportations, notamment vers la zone euro (15% des ventes totales), s’étaient contractées, impactant les secteurs du textile et de l’électronique notamment. En outre, la demande interne avait marqué le pas du fait du secteur immobilier : la contraction des transactions et la baisse des prix ont pesé sur l’activité en 2012, le secteur immobilier représentant 9% du PIB. Ces difficultés ont eu des conséquences sur les secteurs de la métallurgie et des cimenteries. Mais les prix de l’immobilier et l’investissement dans le secteur se sont stabilisés au second semestre 2012.
Cette stabilisation et le rebond de l’activité résultent de mesures de relance ciblées : construction de 36 millions de logements sociaux sur cinq ans, exonérations d’impôts pour les entreprises exportatrices, prime à la casse dans le secteur automobile, subventions aux primo-accédants, annonce de plans d’investissement par plusieurs collectivités locales. En outre, le yuan est resté quasi-stable face au dollar en 2012, tandis qu’il s’était apprécié de 5% en 2011. Du côté monétaire, il semble que les banques ont eu pour consigne d’octroyer davantage de crédit en 2012. Notons toutefois que la croissance du crédit est bien moindre que celle observée en 2009, qu’elle concerne en majorité des financements de court terme et qu’elle profite surtout aux grandes entreprises publiques.
L’effet de cette politique accommodante sera toujours visible sur l’activité en 2013. Outre la stabilisation du secteur immobilier, la consommation privée sera toujours très dynamique : la croissance des revenus des ménages est forte, l’inflation devrait rester contenue et de plus en plus de collectivités locales mettent en place davantage de transferts sociaux, ce qui devrait limiter l’épargne de précaution. Dans ce contexte, les secteurs liés à la consommation des ménages comme l’automobile resteront dynamiques.
Des fragilités persistantes au niveau des PME, des banques et des collectivités locales
Les PME ont fait face à plusieurs chocs en 2012, notamment des pressions salariales importantes et des problèmes d’accès au financement. En effet, elles font de plus en plus appel au système informel de crédit qui applique des taux usuraires. Dans un contexte de demande externe atone, ces PME – qui représentent 68% des exportations – pourraient rapidement se retrouver en difficulté.
Par ailleurs, le secteur bancaire pourrait être affecté par les difficultés croissantes du secteur immobilier, malgré les résultats encourageants des tests de résistance sur les plus grandes banques commerciales. Les banques pourraient notamment pâtir des difficultés croissantes des collectivités locales, dont la dette s’élève à 27% du PIB. Le risque de défaut en chaine devrait être évité grâce à l’intervention de l’Etat qui a mis en place les conditions d’un refinancement de cette dette en 2012. Les banques sont en effet encouragées à étendre la maturité des prêts octroyés tandis que les collectivités locales sont désormais autorisées à émettre des obligations. Cependant, ceci n’exclut pas des défauts ponctuels de collectivités locales ou de banques de second rang. L’Etat, souhaitant éviter le risque d’aléa moral, pourrait être tenté de faire quelques exemples isolés.
Lacunes en termes d’environnement des affaires
Sur le plan politique, la transition se fait sous le signe de la continuité : Xi Jinping et Li Keqiang, qui seront respectivement Président et Premier ministre à compter de mars 2013, s’inscrivent dans la lignée de leurs prédécesseurs. Ils devront toutefois tenir compte des tensions sociales qui demeurent vives en raison notamment des confiscations récurrentes de terrains agricoles au profit de promoteurs immobiliers et des inégalités entre les campagnes et les villes. Même si elles sont en diminution, le revenu d’un ménage urbain reste en moyenne 2,8 fois supérieurs à celui d’un ménage rural. En outre, les relations entre la Chine et le Japon se sont détériorées depuis septembre 2012 après la décision de rachat par le gouvernement japonais des îles Senkaku-Diaoyutai à leur propriétaire privé. Ces tensions concernant la souveraineté d’archipels en mer de Chine ne sont pas isolées, comme en témoignent les conflits récurrents concernant les îles Paracels et Spartleys entre la Chine, le Vietnam, l’Indonésie et les Philippines. En dépit de cette montée des tensions, un conflit armé dans la région demeure, à ce stade, peu probable.
Enfin, des lacunes majeures de gouvernance persistent notamment en termes d’accès aux bilans des entreprises. Le durcissement récent des conditions d’obtention d’informations financières sur les entreprises constitue une préoccupation centrale.


