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Colombie


Population 46,598 millions

PIB 365,402 milliards $US

Evaluation @rating
paysA4

Evaluation environnement
des affairesA4

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Principaux indicateurs économiques
 201020112012(e) 2013(p)
Croissance PIB (%)

4

5,9

4,3

4,5

Inflation (moyenne annuelle)

2,3

3,4

3,3

3,2

Solde budgétaire / PIB (%)

-3,3

-2,2

-1,5

-1,3

Solde courant / PIB (%)

-3,1

-3

-3,2

-3,4

Dette publique / PIB (%)

37

34

32

 31

 

(e) Estimations (p) Prévisions


POINTS FORTS

  • Abondantes richesses naturelles (agricoles, minérales et biologiques)
  • Ressources pétrolières en développement
  • Potentiel touristique important
  • Double façade océanique
  • Aide des Etats-Unis contre le trafic de drogue
  • Stabilité politique
  • Système bancaire sain et attractif


POINTS FAIBLES

  • Sensibilité aux cours des matières premières et à la conjoncture américaine (38% des exports)
  • Déficiences des infrastructures routières et portuaires
  • Situation sécuritaire encore problématique liée à la production et au trafic de cocaïne
  • Chômage, pauvreté et inégalités
  • Carences éducatives et sanitaires
  • Important secteur informel (60% de l’emploi) et fuite des capitaux
  • Lenteurs législatives et bureaucratiques, corruption



APPRECIATION DU RISQUE

 

Une croissance encore dynamique malgré une politique budgétaire rigoureuse

La croissance restera forte en 2013. Elle le serait sans doute plus si la politique budgétaire n’était pas axée sur la réduction de la dette et du déficit et leur retour au faible niveau d’avant crise. Dans ce sens ont été adoptées une règle de responsabilité budgétaire, et une réforme de l’impôt sur le revenu réduisant les exemptions et accroissant sa progressivité. Les revenus fiscaux ne représentent que 19% du PIB et l’activité minière est faiblement contributrice. Le profil de la dette est déjà favorable avec sa part externe ne représentant que 12% du PIB, grâce au recours accru au marché local, et son faible coût (cf. émission 2012 de 4,5 milliards de dollars pour 30 ans au taux de 5%).
Le dynamisme de l’activité reposera encore sur la consommation et l’investissement en 2013. Ménages et entreprises profitent du développement du crédit. Sa marge de progression est importante, car le crédit au secteur privé ne représente que 50% du PIB. Par ailleurs, l’Etat a lancé la construction de 200000 logements sociaux, ainsi qu’un programme de développement routier avec un recours accru aux partenariats entre le public et le privé. L’investissement minier pourrait accélérer avec la diminution de l’insécurité et l’octroi de nouvelles concessions dans le cadre du nouveau code minier. Enfin, alors que la production pétrolière tend à stagner autour de un millions de barils/jour, la société publique (à 88%) Ecopetrol qui extrait 60% du pétrole du pays, ainsi que les acteurs privés seront aussi incités à augmenter leurs dépenses devant la perspective d’une plus grande sécurité autour de leurs oléoducs et d’une amélioration des capacités de transport. La contribution des échanges extérieurs à la croissance restera négative, les importations progressant plus rapidement que les exportations avec le tassement des cours des matières premières. L’impact, pour le moment limité, va s’accroître dans les prochaines années avec le poids croissant des échanges.


Un déficit courant amplement financé par les investissements directs étrangers

Le déficit courant devrait se creuser davantage. Il s’explique par l’importance des rapatriements de dividendes par les sociétés étrangères qui progressent. L’excédent commercial est modeste malgré la progression des ventes de matières premières (pétrole, charbon, or, cuivre, fer, ferronickel, coltan…) et de produits agricoles (café, fleurs, bananes…) qui constituent respectivement les deux-tiers (40% pour le seul pétrole) et 15% des exportations. Les échanges de biens manufacturés sont défavorables, car les importations de biens d’équipement, de matériel de transport et de biens de consommation, dopées par la demande intérieure, excèdent largement les ventes de produits locaux. Les interventions de la Banque centrale pour contrecarrer les effets des entrées de capitaux ne peuvent empêcher une appréciation du peso qui entame la compétitivité de la production manufacturière. Les transferts des colombiens émigrés sont limités, tandis que le coût du fret associé aux échanges représente le double des recettes touristiques.
Le déficit courant est financé par les investissements directs étrangers qui se dirigent pour les deux-tiers dans le secteur minier et, plus particulièrement, le pétrole. Les investissements de portefeuille, de manière plus limitée, sont attirés par les taux attrayants et le développement du marché privé. La dette extérieure du pays ne représente que 23% de son PIB et est sur une tendance décroissante.


Des négociations avec les FARC à l’issue incertaine

Le président Santos a entamé des négociations avec les FARC, qui, malgré leur affaiblissement, conservent leur pouvoir de nuisance. Sa réélection en mars 2014 sera en partie liée à leurs résultats. Malgré les réticences de sa large majorité centriste au Congrès, il a, au préalable, fait adopter des textes permettant d’indemniser les victimes (notamment les trois millions de gens déplacés des campagnes), de restituer les terres usurpées, de mieux répartir les redevances minières. Le succès n’est pourtant pas certain. A l’approche des élections, le soutien de sa majorité pourrait s’affaiblir, alors que des problèmes sont en suspend. Les FARC ne sont pas seuls à entretenir la violence sur de larges portions de territoire, exploitant la misère paysanne, à profiter de la production et du trafic de cocaïne, du trafic de produits subventionnés vénézuéliens ou de l’activité minière illégale, à extorquer des fonds. L’ELN, un autre groupe de guérilla, et les BACRIM, des groupes criminels issus des formations paramilitaires, partagent ces activités. Le nouveau code minier est censé mettre fin à la spéculation sur les licences et prendre en compte le bien-être des populations voisines des mines. Au plan international, des relations ont été rétablies avec le Venezuela et l’Equateur et des accords de libre échange sont signés tous azimuts. Mais, mécontente de la sentence rendue par la Cour Internationale de Justice à propos d’un litige territorial avec le Nicaragua, la Colombie s’est retirée du pacte régional de Bogota de 1948 reconnaissant la compétence de la Cour.

 


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