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Congo, République Démocratique du


Population 74,749 millions

PIB 17,698 milliards $US

Evaluation @rating
paysD

Evaluation environnement
des affairesD

Congo, République Démocratique du Télécharger ou imprimer cette fiche Ajouter aux favoris et partager



Principaux indicateurs économiques
 201020112012(e) 2013(p)
Croissance PIB (%)

7,2

6,9

7,2

8,2

Inflation (moyenne annuelle)

23,5

15,5

10,9

9,5

Solde budgétaire / PIB (%)*

-9,1

-10,3

-11,2

-10,1

Solde courant / PIB (%)

-14,8

-16,6

-16,9

 -18,5

Dette publique / PIB (%)

35,1

29,9

32,3

34,7

 

(e) Estimations (p) Prévisions
* hors dons


POINTS FORTS

  • Richesse en terres arables
  • Ressources minérales abondantes (cuivre, cobalt, diamants, or, étain)
  • Important potentiel hydraulique (barrage d’Inga)


POINTS FAIBLES

  • Tensions persistantes dans l’est du pays avec risque important de guerre civile
  • Infrastructures défectueuses et inorganisées
  • Manque de transparence conduisant à une désaffection des donneurs internationaux
  • Relations conflictuelles avec les pays voisins (Rwanda)



APPRECIATION DU RISQUE

 

Une croissance tirée par le secteur minier qui pourrait être affectée par l’instabilité de la situation sécuritaire

Le faible niveau d’intégration dans le commerce mondial de la RDC l’a protégée du ralentissement économique international et lui a permis d’enregistrer une croissance élevée en 2012, qui devrait s’accélérer légèrement en 2013. L’agriculture et les industries extractives resteront les principaux moteurs de l’activité. La production minière augmentera grâce à l’exploitation de nouvelles mines (or et cuivre). Le développement de la production industrielle reste toutefois très contraint par l’insuffisance des infrastructures (transport, électricité). Des projets dans ce domaine (centrales thermique et hydraulique, réseau routier) soutiendront la construction. Toutefois, les incertitudes sur l’évolution de la situation sécuritaire du pays rendent incertaines les prévisions de croissance. Les conflits entre l’armée régulière et les rebelles du M23 à l’Est du pays risquent d’avoir un impact sur l’exploitation de mines situées dans cette région (étain). Par ailleurs, la région de Goma, théâtre de fréquents accrochages, est une zone de transit pour la commercialisation d’or et de diamants. L’inflation a été stimulée en 2012 par le niveau élevé des prix des biens alimentaires et de l’énergie importés mais aussi par l’introduction de la TVA. Les tensions se relâcheront quelque peu en 2013 mais le taux d’inflation restera élevé. Les Autorités ont annoncé en novembre 2012 des mesures en vue de « dédollariser » l’économie au profit du franc congolais. Le processus, déjà lancé au Mozambique, en Angola, au Ghana ou en Zambie, vise à améliorer progressivement l’efficacité de la politique monétaire de la Banque centrale, actuellement très réduite dans la mesure où 90% des dépôts et 95% des crédits sont libellés en devises étrangères.


Déficits budgétaire et courant élevés dans un contexte de défiance croissante des donneurs internationaux

Le déficit budgétaire restera élevé en 2013. Les recettes fiscales progresseront grâce à l’introduction de la TVA et à l’augmentation de la production minière mais restent contraintes par l’ampleur de la production illégale (or), les exemptions de taxes et les lacunes du système de collecte. Par ailleurs, les financements extérieurs se tarissent. La décision du FMI, fin novembre 2012, de suspendre la « Facilité de crédit » (225 M$), en raison de l’opacité du secteur minier ne devrait pas rassurer les bailleurs de fonds. Côté dépenses, la priorité sera donnée aux dépenses militaires, au détriment des investissements, plus faciles à reporter que les dépenses courantes. Le recours quasi systématique aux dépenses extrabudgétaires d’ « urgence » (ne nécessitant pas l’accord du Parlement) fait peser un risque sur l’évolution de la dette publique, en dépit de l’allègement obtenu au titre de l’Initiative PPTE en 2010.
Les exportations de produits miniers devraient progresser à la faveur de l’augmentation de la production et des cours élevés (cuivre et or). Mais les importations de biens d’équipement et de services pour le développement des infrastructures, ainsi que le rapatriement des profits des compagnies minières creuseront le déficit courant en 2013. L’intensification des conflits à l’Est du pays pourrait détériorer davantage le solde. La Chine continuera à investir en RDC mais certains investisseurs pourraient être découragés par les projets de réforme du code minier (participation de l’Etat portée de 5% à 35%, augmentation des taxes). Le recours à l’endettement restera incontournable, nécessitant une surveillance de la dette extérieure, qui devrait dépasser 40% du PIB en 2013.
Le secteur bancaire, assaini par la fermeture de plusieurs banques en 2010 souffre de fortes lacunes en matière de supervision.


Dégradation de la situation sécuritaire

Les conditions socio-économiques de la République Démocratique du Congo restent profondément affectées par les conflits qui affectent le pays depuis des années. Les conflits opposant l’armée aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) maintiennent une situation sécuritaire très tendue, notamment dans la province orientale du Nord Kivu. L’issue des négociations entre les Autorités congolaises et les représentants du M23, qui revendiquent leur réintégration dans les forces armées et l'ouverture d'un dialogue politique national, reste très incertaine, faisant craindre un nouveau conflit généralisé. Le climat des affaires continuera à pâtir de cette situation sécuritaire, du manque de transparence du secteur minier et de la faible protection juridique dont bénéficient les investisseurs étrangers. La RDC n’applique pas la Convention de New York sur la reconnaissance et l'exécution des décisions arbitrales étrangères.

 


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