Population 4,666 millions
PIB 44,884 milliards $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
4,7 |
4,2 |
4,9 |
4 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
5,7 |
4,9 |
4,4 |
5,1 |
| Solde budgétaire / PIB (%) |
-5,2 |
-4,1 |
-4,3 |
-3,9 |
| Solde courant / PIB (%) |
-3,5 |
-5,3 |
-5,4 |
-5,8 |
| Dette publique / PIB (%) |
42 |
45 |
47 |
50 |
(e) Estimations (p) Prévisions
POINTS FORTS
- Institutions démocratiques (depuis 1949)
- Meilleurs indicateurs sociaux de la région : éducation, santé
- Industrie développée (1/4 du PIB) et attractive pour les IDE
- Echanges diversifiés grâce à de multiples accords commerciaux
- Production hydroélectrique couvrant les besoins en électricité
- Ressources touristiques : hôtellerie, parcs nationaux
POINTS FAIBLES
- Exposition aux catastrophes naturelles
- Insuffisance des infrastructures
- Tributaire des Etats-Unis en matière économique et financière
- Comptes publics et extérieurs fragiles
- Manque de main d’œuvre qualifiée/travail non déclaré
- Taux d’intérêt élevés
APPRECIATION DU RISQUE
Une croissance conditionnée par la conjoncture américaine et le secteur technologique
En 2013, la croissance costaricaine devrait refléter le léger tassement attendu aux Etats-Unis qui absorbent 40% des exportations et représentent 45% de la clientèle touristique internationale du pays. L’activité touristique pourrait marquer le pas, tout comme les exportations de produits agricoles (1/4 des ventes), au premier rang desquels la banane, l’ananas et le café. A l’inverse, les circuits intégrés, les produits issus des biotechnologies et le matériel médical, qui constituent 40% des ventes, devraient encore enregistrer de bonnes performances, tout comme les services aux entreprises. La consommation des ménages et l’investissement des entreprises devraient bien résister, profitant de nouveau d’une bonne progression de leurs revenus et du crédit.
Fragilité des comptes publics
Bien qu’en légère baisse, le déficit public restera suffisamment important pour générer une nouvelle augmentation de la dette. Les recettes budgétaires ne représentent que 14% du PIB. Elles ne suffisent pas à financer les dépenses qui se concentrent dans les salaires des fonctionnaires, les transferts sociaux et le paiement des intérêts. Le déficit de la Sécurité sociale (la Caja Costarricense de Seguro Social), en charge des retraites et de la maladie, s’est accru ces dernières années avec la crise, l’augmentation des coûts de gestion, le travail non déclaré et les retards de paiement de l’Etat. Une réduction de ce déficit est en cours, axée sur l’amélioration de la gestion et la diminution des prestations de santé. La dette publique a été souscrite en grande partie en recourant à l’épargne domestique, entrant en concurrence avec les besoins d’investissement du secteur privé et induisant des taux d’intérêt élevés. Pour alléger cette pression, les autorités ont prévu de recourir aussi aux marchés internationaux à l’avenir.
Déficit courant largement financé par les investissements étrangers
Les échanges commerciaux sont largement déficitaires (à hauteur de 12% du PIB), notamment du fait des importations de produits pétroliers (la moitié du déficit) et de biens de consommation. L’industrie costaricaine (un quart du PIB) est spécialisée dans l’assemblage ou la transformation de composants ou produits intermédiaires, généralement importés, en biens destinés à l’exportation. Outre la production de haute technologie, figurent le textile, la chimie, l’agroalimentaire, le plastique. Les échanges de revenus sont aussi déficitaires du fait des rapatriements de bénéfices par les compagnies étrangères. Les sommes envoyées par les travailleurs émigrés costaricains sont en partie contrebalancées par celles expédiées par les nicaraguayens présents dans le pays. Par contre, les échanges de services sont largement excédentaires du fait des recettes touristiques et permettent de limiter le déficit courant. Ce déficit est largement financé par les investissements directs étrangers provenant notamment des Etats-Unis (60% du total) et se concentrant dans les zones franches. L’ouverture des secteurs des télécoms, de l’énergie et de l’assurance, suite à la conclusion d’accords commerciaux, s’accompagne de leur augmentation et de leur diversification. La dette extérieure ne représente que 27% du PIB et a été essentiellement contractée par le secteur privé.
La monnaie locale, le colón, peut évoluer librement par rapport au dollar à l’intérieur d’une marge de fluctuation. Mis à part la période 2008-2009, il est resté au plancher de la marge de fluctuation, soit 500 pour 1. Malgré le déficit extérieur et une inflation se situant entre 4 et 5%, entretenue par le renchérissement des importations et les pressions salariales liées au manque de main d’œuvre qualifiée, la tendance est à l’appréciation, conséquence des entrées de capitaux. La banque centrale ne semble pas prête à laisser la monnaie évoluer plus librement. En effet, malgré un net recul, environ le tiers des actifs et des engagements du système financier sont encore en dollars. Les velléités sont freinées par le différentiel entre les taux des crédits en colones (de 17 à 30%) et en dollars (7 à 9%) qui peut s’expliquer par l’historique de dévaluation du colón jusqu’en 2006.
Paralysie législative ne remettant pas en cause la solidité institutionnelle
La présidente Laura Chinchilla, dont la popularité a chuté avec les affaires de corruption et la réduction des dépenses sociales, a bien du mal à obtenir l’appui du Congrès. L’accord de gouvernement entre son parti centriste, le Partido de la Liberación Nacional (24 sièges sur 58), et deux autres mouvements est affaibli par la perspective des élections en février 2014. Cependant, en face, l’opposition est morcelée. La réforme fiscale, très attendue, a été rejetée et celle du marché du travail bloquée. Son adoption servirait un climat des affaires déjà au-dessus de la moyenne. Le pays a déposé une demande d’adhésion à l’OCDE.


