Population 15,239 millions
PIB 70,836 milliards $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
3,6 |
8 |
4,3 |
3,8 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
3,6 |
5,4 |
5,1 |
4,8 |
| Solde budgétaire / PIB (%) |
-1,6 |
-1 |
-2,5 |
-2 |
| Solde courant / PIB (%) |
-2,8 |
-0,3 |
-2 |
-2 |
| Dette publique / PIB (%) |
16,1 |
18 |
18,8 |
18,8 |
(e) Estimations (p) Prévisions
* hors dons
POINTS FORTS
- Importantes ressources minières (cuivre, or, argent…), pétrolières, gazières, hydroélectriques
- Potentiel touristique (flore, faune, paysages, patrimoine)
- Diversité climatique permettant de nombreuses cultures : cacao, café, bananes (1er exportateur)
- Richesses marines : 1er exportateur de crevettes
- Faible endettement public et externe
- Dollarisation de l’économie
POINTS FAIBLES
- Economie peu diversifiée, dépendante du pétrole, vulnérable aux chocs externes
- Infrastructures insuffisantes (routes, barrages) et faible qualification de la main d’œuvre
- Aucun accès aux marchés de capitaux suite au défaut de paiement de 2008
- Environnement des affaires dissuasif avec interventionnisme de l’Etat
- Disparités géographiques et sociales
- Gouvernance déficiente
APPRECIATION DU RISQUE
Une activité moins soutenue par la politique budgétaire
L’activité ralentira encore en 2013, mais beaucoup moins qu’en 2012. Les autorités maintiendront leur politique de modération de la consommation des ménages afin de réduire la pression des importations. La loi de juin 2012 visant à mieux contrôler le crédit, notamment dans l’immobilier et l’automobile, et le poids majeur du secteur public bancaire, les y aideront. La stabilité, voire le léger recul des prix du pétrole, entrainera une décélération des recettes publiques. Aussi, afin de ne pas dégrader trop les finances publiques, les autorités seront amenées à ralentir l’investissement public. Toutefois, sa part dans l’économie restera importante (25%) et sa progression significative (+5%). Plus généralement, après les élections prévues pour février 2013, il devrait être politiquement plus facile de modérer la progression de la dépense publique.
Des comptes publics dépendants du pétrole
Les recettes pétrolières constituent une large part des ressources publiques (45%). Cependant, le budget est régulièrement déficitaire, empêchant la constitution d’un fonds de réserves utilisables en cas de chute des cours. Une diversification des ressources est recherchée via le développement des ressources minières dont le pays est bien pourvu. Les recettes publiques traditionnelles restent limitées du fait notamment d’une évasion fiscale entretenue par la place significative de l’économie informelle encouragée par la rigidité du marché du travail. La dette, bien qu’en légère progression, reste à un faible niveau. Sa part extérieure (70%) est détenue en très grande partie par la Chine et des organisations multilatérales régionales. Sa part détenue par le secteur privé s’est effondrée en 2008 suite au défaut volontaire de l’Equateur qui ne reconnaissait pas sa légitimité.
Prudence des investisseurs étrangers
Le solde courant est faiblement déséquilibré. Les importations excèdent légèrement les exportations constituées, pour moitié, par du pétrole et, pour le reste, par la banane, la crevette et autres produits de la mer, les fleurs et le cacao. Les destinations principales sont les Etats-Unis et les pays de la région. Les importations sont à la fois portées par la consommation et l’investissement dans les infrastructures, le pétrole et la mine. Elles résistent à l’augmentation des droits de douane et à la réduction de quotas intervenues en 2012 ce qui laisse présager leur durcissement. Au niveau de la balance des services, les coûts du fret (assurance, transport) liés aux échanges et les services pétroliers payés à des compagnies étrangères excèdent de beaucoup les recettes touristiques. Par contre, au niveau du compte financier, les sommes envoyées par les équatoriens émigrés aux Etats-Unis, en Espagne et en Italie dépassent largement le rapatriement de dividendes par les compagnies étrangères. Depuis le défaut de 2008 et la fermeture du marché privé, le déficit extérieur est financé en grande partie par la Chine, le solde par des organismes multilatéraux régionaux. Les prêts chinois sont gagés sur les recettes pétrolières et la production d’électricité futures. Les investisseurs étrangers restent prudents. L’Equateur se situe dans le dernier quart du classement pour la plupart des critères de gouvernance. La corruption est courante. L’avantage souvent donné aux sociétés nationales dans l’octroi des marchés, le contrôle des prix plus ou moins compensé par des subventions, la difficulté à faire reconnaître le bien fondé de sa créance devant les tribunaux, le risque d’expropriation et les revirements législatifs ne sont pas encourageants. Les autorités sont pourtant à la recherche d’investissements pour le développement des ressources minières, relancer la production pétrolière qui stagne et diversifier sa production électrique avec les barrages et l’éolien. Le gouvernement pourrait adoucir les conditions d’octroi des concessions d’exploitation et procéder à des adjudications de blocs de recherche pétrolière en Amazonie après les élections. Les secteurs agricole et manufacturier resteront peu prisés en raison du manque de compétitivité découlant de la dollarisation de l’économie.
Des progrès sociaux conditionnés par la ressource pétrolière
Le président Rafael Correa a remporté l'élection présidentielle de février 2013 avec 57% des voix et son parti Allianza Pais près des ¾ des sièges au Congrès face à une opposition divisée. Les ressources pétrolières ont permis de développer les programmes sociaux et d’augmenter les subventions. Cependant, les communautés indigènes critiquent l’insuffisance des progrès en matière sociale et le manque de concertation dans le développement des ressources pétrolières et minières. La presse d’opposition se plaint des dérives autoritaires. La lutte contre le trafic de drogue reste un enjeu majeur de coopération avec les pays voisins. La politique étrangère est dans la ligne de celle du Venezuela. La dollarisation de l’économie adoptée en 2000 semble bien ancrée. Elle permet de minorer le risque de non transfert en supprimant le risque de non convertibilité, mais elle ne le supprime pas.


