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Population 46,254 millions

PIB 1 340,266 milliards $US

Evaluation @rating
paysB

Evaluation environnement
des affairesA1

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Principaux indicateurs économiques
 201020112012(e) 2013(p)
Croissance PIB (%)

-0,3

0,4

-1,4

-1,5

Inflation (moyenne annuelle)

2,0

3,1

2,4

2,4

Solde budgétaire / PIB (%)

-9,7

-9,4

-8,0

-6,0

Solde courant / PIB (%)

-4,5

-3,5

-1,8

0,0

Dette publique / PIB (%)

61,5

69,3

91,0

 96,0

 

(e) Estimations (p) Prévisions


POINTS FORTS

  • Grands groupes à présence internationale
  • Liens étroits avec l’Amérique latine
  • Infrastructures de transport modernisées
  • Développement des énergies éolienne et solaire
  • Important potentiel touristique
  • Regain de compétitivité dû à la baisse des salaires


POINTS FAIBLES

  • Hypertrophie de la construction
  • Pertes de productivité et de compétitivité
  • Exportations intensives en énergie et en majorité à contenu technologique faible à moyen (produits alimentaires, chimie de base, articles en métal, vêtements, machines, matériel de transport)
  • Lourde dette privée
  • Caisses d’épargne régionales fragilisées par la crise immobilière
  • Détérioration de la situation financière de l’Etat
  • Taux de chômage très élevé, notamment des jeunes



APPRECIATION DU RISQUE

 

L’économie à nouveau en récession en 2013

L’activité économique se contracte depuis le 4ème trimestre 2011 et la récession devrait se poursuivre en 2013. La consommation devrait être durement affectée par la baisse du revenu disponible des ménages, liée elle-même à la réduction des salaires du secteur public et à la forte détérioration du marché du travail (chômage à plus de 25%). En outre, les marges de manœuvre dont disposent les ménages sont désormais très réduites du fait de la baisse de leur taux d’épargne. Le secteur du logement n’a pas encore touché le fond et l’investissement résidentiel devrait continuer à se replier dans un contexte où le stock de maisons invendues demeure important. L’affaiblissement de la demande intérieure, la morosité du commerce européen et le poids de l’endettement des entreprises (134% du PIB fin 2011) continueront à peser sur les décisions d’investissement. La cure d’austérité devrait fortement se faire sentir avec un effort budgétaire estimé à 2,7% du PIB en 2013. En revanche, la contribution du commerce extérieur restera positive du fait du recul des importations et d’une légère hausse des ventes à l’étranger.


Un ajustement qui prendra du temps

Le processus d’ajustement, appelé à corriger les déséquilibres accumulés jusqu’en 2008 (bulle immobilière, surendettement du secteur privé, fragilisation du secteur bancaire, dégradation du compte courant) prendra du temps, même si l’on constate déjà un rééquilibrage des comptes extérieurs permis à la fois par la contraction des importations, un regain de compétitivité et la hausse des ventes à destination des marchés non-européens (Afrique du Nord et Asie). Une importante refonte du marché du travail, à compléter par d’autres réformes dans le domaine du marché des produits et des services et dans celui de l’environnement des affaires, devrait toutefois permettre de stimuler la croissance potentielle.


Un secteur bancaire au cœur de la crise

Miné par la crise immobilière et la détérioration de la conjoncture, le secteur bancaire est à la peine. Néanmoins, des avancés notables ont été enregistrées depuis l’été 2012 avec la mise à disposition par la zone euro d’une aide importante destinée à la recapitalisation des banques, la publication de tests de résistance conduits par un organisme indépendant et l’annonce de la mise en place d’une structure de défaisance dans laquelle seront transférés avec une forte décote les actifs immobiliers toxiques. La qualité des actifs bancaires continue toutefois à se détériorer et la rentabilité des banques à baisser.


Des cibles budgétaires hors de portée

Les autorités ont adopté un important train de mesure d’austérité depuis l’été 2012 et les objectifs budgétaires ont été allégés par Bruxelles. Ces cibles ne seront cependant pas atteintes en raison de la récession et de l’ajustement difficile des comptes des communautés autonomes. Le poids de la dette de l’Etat s’est notablement alourdi en 2012, atteignant plus de 90% du PIB. Les coûts d’emprunt sur le marché obligataire se sont toutefois réduits à compter de septembre 2012, après l’annonce par la BCE d’un programme de rachat illimité de dette souveraine (OMT). Cependant, les autorités, qui ont bouclé sans encombre leur programme de financement pour 2012, tardent à recourir à l’intervention du Mécanisme européen de stabilité qui constitue un préalable à la mise en œuvre de ce schéma. L’agitation sociale, la recrudescence des revendications nationalistes et l’important besoin de financement de l’Etat pour 2013 pourraient malgré tout les y contraindre.


Des entreprises fortement fragilisées

Les entreprises sont dans une situation particulièrement difficile. Elles sont à la fois confrontées à une chute des ventes domestiques, à une pénurie de financement, au relèvement de la taxation et à l’arrêt des subventions, alors même que leur capacité de résistance aux chocs est faible du fait du poids de leur endettement. Dans le contexte actuel de baisse de la demande européenne, les secteurs exportateurs tentent de se tourner vers des marchés de substitution. Les retards de paiement enregistrés par Coface et le nombre des faillites ont continué à progresser vivement en 2012. Alors que les petites entreprises ont été les plus touchées lors de la première phase de la crise (2009), des entreprises de plus grande taille sont aujourd’hui affectées. Comme dans le cas des faillites, une part importante des impayés est concentrée dans le secteur de la construction. Mais d’autres branches sont également fragilisées, dont l’agro-alimentaire, le matériel électrique, la chimie et le commerce non spécialisé.

 


Consultez les études pour chaque pays

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Carte des notations pays par Coface