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Population 314,311 millions

PIB 15 653,366 milliards $US

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Evaluation environnement
des affairesA1

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Principaux indicateurs économiques
 201020112012(e) 2013(p)
Croissance PIB (%)

2,4

1,8

2,2

1,5

Inflation (moyenne annuelle)

1,6

3,2

2,2

2,3

Solde budgétaire / PIB (%)

-9

-8,7

-7

-5,3

Solde courant / PIB (%)

-3

-3,1

-3,1

-2,7

Dette publique / PIB (%)

94,3

98,9

104,4

110

 

(e) Estimations (p) Prévisions


POINTS FORTS

  • Flexibilité du marché de l’emploi
  • Le plein emploi est aussi un des objectifs de la Réserve Fédérale
  • Rôle prédominant du dollar dans l’économie mondiale
  • Près de 60% de la dette publique détenue par les résidents
  • Autonomie énergétique grandissante (gaz de schiste)


POINTS FAIBLES

  • Part importante du chômage structurel
  • Moindre flexibilité géographique des ménages
  • Dette élevée des ménages (113% du revenu disponible)
  • Polarisation de la vie politique
  • Baisse du taux de fécondité
  • Etat vétuste de nombreuses infrastructures


APPRECIATION DU RISQUE

 

Ralentissement en 2013

La demande domestique qui a tiré la croissance en 2012 devrait marquer sensiblement le pas en 2013. Les incertitudes autour des discussions entre l’Administration Obama et les républicains pour parvenir à un compromis sur les ajustements budgétaires ont miné la confiance des ménages et des entreprises dès la sortie de l’été dernier. Les premiers ont malgré tout maintenu leur consommation, au détriment de leur épargne, les secondes ont ralenti leurs dépenses d’investissement. La prévision de croissance de 1,5% en 2013 s’appuie sur un scénario de réduction du déficit budgétaire et sur un  relèvement du plafond de la dette publique.


Consommation des ménages fragile et frémissements dans la construction résidentielle

Le probable recul du revenu disponible des ménages devrait contraindre la consommation privée, d’autant que l’épargne qui avait été reconstituée en 2010 (5,7% du RD) s’est effritée en 2012 et devrait sn'augmenter que légèrement en 2013. Plusieurs facteurs auront des effets mitigés sur les dépenses des ménages. Le taux de chômage d’abord : il devrait se stabiliser à 7,6% mais les créations d’emploi continueront d’être insuffisantes et le taux des emplois précaires d’être conséquent (autour de 14%) ainsi que le nombre des chômeurs de longue durée (40% au-dessus de 27 semaines). Ensuite, les finances des ménages : ces derniers se sont significativement désendettés (de 134% du RD en 2007 à 113% en 2012) mais cet ajustement est surtout la conséquence des faillites personnelles et des contraintes d’accès au crédit bancaire. Cela ne laisse donc pas espérer un rythme très dynamique de progression des dépenses des ménages. Enfin quel que soit l’ampleur de l’ajustement budgétaire, les hausses d’impôts et les coupes claires dans les dépenses gouvernementales auront inévitablement des conséquences à la fois sur la confiance et sur la consommation. En revanche, la richesse nette des ménages devrait augmenter grâce à l’appréciation de la valeur de leurs actifs, financiers (15% de hausse sur un an à fin décembre 2012) et immobiliers. Depuis l’été, les prix des logements ont en effet affiché une légère tendance à la hausse (+6,9% entre janvier et octobre 2012) qui devrait se poursuivre en 2013, probablement sur un rythme plus lent. La politique non conventionnelle de la réserve fédérale (quantitative easing 3 de septembre et décembre 2012) semble donc porter ses fruits : elle soutient la baisse des taux hypothécaires et l’emprunt ainsi que l’activité de construction. Néanmoins, l’emploi dans ce secteur demeure anémié, ce qui maintient le chômage structurel à un niveau élevé.


Ralentissement des investissements productifs et des exportations

La confiance des entreprises s’est effritée à la fin de 2012 et devrait demeurer fragile encore en 2013, ce qui limitera la progression de l’investissement pour la deuxième année consécutive. Malgré des gains de compétitivité (moindre coût de l’énergie et parité toujours favorable du dollar), les exportations ne devraient augmenter que modestement, comme en 2012, en ligne avec une demande extérieure sous tension. La récession dans la zone euro handicape directement les entreprises exportatrices (15% du total des exportations), mais aussi indirectement via les sociétés américaines implantées en Asie. Les effets négatifs viendront également du Japon (5% des ventes à l’étranger). Toutefois, malgré la persistance du déficit de la balance commerciale, le déficit courant devrait se réduire grâce à la conjonction de plusieurs facteurs : la progression constante des rapatriements de bénéfices des sociétés américaines, l’excédent de la balance des services, les prix soutenus des produits agricoles et la probable baisse des importations de produits énergétiques.


Le nombre des faillites d’entreprises demeure au-dessus du niveau d’avant la crise

La construction devrait entrer dans une période plus favorable, profitant des dépenses de reconstruction des régions détruites par l’ouragan Sandy et de la reconstitution des stocks de logements. Le secteur automobile devrait connaître une année mitigée avec une moindre progression de la production et des prix moins bien orientés. La consommation modérée des ménages affectera les branches de l’habillement et de l’électronique (sauf lancement de nouveaux produits) ainsi que des loisirs. La réduction de certaines dépenses publiques se répercutera sur les secteurs qui dépendent de ces dernières (défense, santé…). Le nombre des faillites a diminué de près de 16% en 2012 (comparé à 2011), mais elles sont encore plus de 40% au-dessus du nombre observé avant la crise en 2007.


Consultez les études pour chaque pays

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