Population 8,201 millions
PIB 18,180 milliards $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
2,8 |
3,6 |
3,8 |
3,4 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
4,9 |
6,5 |
5,1 |
5,5 |
| Solde budgétaire / PIB (%) |
-4,9 |
-4,6 |
-3,8 |
-3,5 |
| Solde courant / PIB (%) |
-6,2 |
-8,7 |
-9,5 |
-9 |
| Dette publique / PIB (%) |
26,3 |
28,1 |
31 |
32 |
(e) Estimations (p) Prévisions
POINTS FORTS
- Relations privilégiées avec les Etats-Unis
- Appartenance aux zones de libre-échange Amérique centrale/Etats-Unis et Amérique centrale/UE
- Main d’œuvre qualifiée
- Faibles dettes publique et extérieure suite aux allégements de 2005
POINTS FAIBLES
- Dépendance à la conjoncture américaine
- Concentration sectorielle et géographique des exportations
- Dépendance aux importations de carburants et de céréales (maïs=aliment de base)
- Pauvreté et inégalités
- Criminalité et fragilité institutionnelle
- Exposition aux catastrophes naturelles
APPRECIATION DU RISQUE
Maintien d’une croissance modérée
La construction, le commerce et les transports, axés sur la demande intérieure, conserveront leur dynamisme. L’agriculture et l’aquaculture (15% du PIB) dont dépend 45% de la population, avec leurs produits d’exportation comme le café, la crevette, la banane, l’ananas, l’huile de palme ou le tilapia, devraient profiter de la résistance des cours mondiaux. Le développement de l’activité minière (or, argent, zinc) va se poursuivre. L’industrie devrait rester en demi-teinte en raison du poids des Etats-Unis dans ses débouchés. Le textile, au travers de l’activité d’assemblage et de réexportation des « maquiladoras », en constitue une large part, mais la fabrication de pièces automobiles et de constituants électroniques progresse.
En augmentation, l’endettement public et externe est modéré et peu coûteux
Sous la pression du FMI, avec lequel des négociations se poursuivent en vue du renouvellement de l’accord et de la facilité de crédit de 200 millions de dollars venus à échéance en mars 2012, les autorités devraient commencer à réduire leur déficit public. La réduction sera insuffisante pour permettre de stabiliser la dette publique qui est repassée de 20 à 31% entre 2008 et 2012. Un peu plus de la moitié de cette dette publique a été contractée à l’extérieur, pour les trois-quarts auprès d’organismes multilatéraux régionaux et pour le solde auprès d’Etats. Sa part à court terme est faible, de même que son service du fait de faibles taux d’intérêt.
Un déficit courant significatif couvert par les investissements étrangers
Le déficit courant va demeurer important. Le déficit commercial représente 20% du PIB. Les exportations destinées en grande partie aux Etats-Unis et à l’Europe, et composées aux deux-tiers de produits agricoles, aux premiers rangs desquels le café et la banane, ne suffisent pas à compenser les achats de produits alimentaires, de carburants et de biens d’équipement, même si la réintégration du pays dans le programme vénézuélien Petrocaribe début 2012 permet un approvisionnement énergétique moins onéreux. Les « maquiladoras » avec leur production textile dégagent un excédent, mais sont concurrencées par les pays asiatiques. La balance des revenus est aussi déficitaire en raison des rapatriements de bénéfices par les compagnies étrangères, tout comme celle des services malgré les recettes touristiques. Seules les remises des travailleurs honduriens (18% du PIB) aux Etats-Unis viennent atténuer le déficit. Le déficit courant restant est aisément financé par les capitaux étrangers provenant essentiellement des Etats-Unis, du Canada et du Mexique venant s’investir dans les télécommunications, les services, les maquilas et, de plus en plus, la mine. Depuis 2011 et l’abandon de l’ancrage au dollar en vigueur depuis 2005, la banque centrale laisse se déprécier lentement la lempira, la monnaie locale. L’ample déficit courant et la faiblesse des réserves en devises conduisent à la poursuite de cette politique. Mais, compte tenu de l’inflation, la lempira enregistre une appréciation réelle néfaste à la compétitivité des exportations de produits manufacturés.
Fragilités sociales, politiques et institutionnelles
La lutte entre les gangs (les maras) pour le contrôle du trafic de la drogue en provenance d’Amérique du sud et à destination des Etats-Unis s’accompagne d’une forte criminalité. Les fortes inégalités et la pauvreté qui touche 60% de la population, essentiellement agricole, la favorisent. Les violences autour de l’utilisation de la terre sont récurrentes, notamment dans le nord est. La corruption au sein de l’administration judiciaire et pénitentiaire est répandue, tout comme au sein des entreprises publiques en charge de l’électricité, de l’eau, des télécommunications et des ports. Ces dernières se caractérisent aussi par une mauvaise gestion et des effectifs pléthoriques.
La puissance publique dispose de moyens limités pour s’attaquer à ces problèmes. Les recettes publiques ne représentent que 16% du PIB et sont surtout consacrées aux dépenses courantes. La lutte contre le trafic de drogue dépend du soutien logistique et financier des Etats-Unis, très attentifs aux abus parfois constatés des forces de l’ordre. Le président Porfirio Lobo issu du Partido Nacionàl de centre droit et élu quelques mois après le coup d’état de juin 2009 dans des conditions contestées ne dispose pas d’une majorité solide au Congrès. Son projet de création de zones économiques spéciales destinées à attirer les investisseurs a été rejeté par la Cour Suprême. La perspective des élections de novembre 2013, auxquelles il ne peut se représenter, ne favorisera pas la prise de décisions, son parti et ceux d’opposition, le Partido liberal (centre) et Libre (gauche radicale), créé par le précédent président Zelaya déposé en 2009, se positionnent déjà.


