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Population 244,468 millions

PIB 894,854 milliards $US

Evaluation @rating
paysA4

Evaluation environnement
des affairesC

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Principaux indicateurs économiques
 201020112012(e) 2013(p)
Croissance PIB (%)

6,2

6,5

6,1

6,5

Inflation (moyenne annuelle)

5,1

5,4

6,2

6,0

Solde budgétaire / PIB (%)

-1,2

-1,6

-1,0

-1,0

Solde courant / PIB (%)

0,8

0,2

-0,4

-0,8

Dette publique / PIB (%)

27,4

25,0

23,2

21,1

 

(e) Estimations (p) Prévisions


POINTS FORTS

  • Renforcement du secteur bancaire
  • Diversité des ressources naturelles (agricoles, énergétiques, minières)
  • Compétitivité élevée grâce à un faible coût du travail
  • Tourisme dynamique


POINTS FAIBLES

  • Taux d’investissement faible
  • Les exportations de matières premières sont de plus en plus tributaires de la demande chinoise
  • Faiblesse de l’intermédiation bancaire
  • Carence en infrastructures
  • Corruption et manque de transparence persistants
  • Niveaux de chômage et de pauvreté élevés, accentuant les tensions inter-ethniques

APPRECIATION DU RISQUE

 

La croissance est résistante et restera très soutenue en 2013

La croissance économique restera forte en 2013, soutenue par une demande intérieure très dynamique. L’activité a peu souffert du ralentissement de l’économie mondiale en 2012. L’Indonésie a en effet une économie relativement peu ouverte : les exportations représentent seulement 25% du PIB, soit le niveau le plus bas d’Asie émergente après l’Inde. La croissance reste tirée par la demande intérieure qui bénéficie d’une croissance soutenue du crédit. La consommation des ménages et l’investissement des entreprises croient tous deux à des rythmes élevés. Ces tendances font plus que compenser la détérioration de la balance commerciale en 2012. Du côté de l’offre, les secteurs liés à l’expansion de la demande intérieure et du crédit sont sans surprise les plus dynamiques (construction, automobile, services).
En 2013, la croissance des exportations devrait rebondir, les matières premières telles que le pétrole, le gaz, le charbon, l’huile de palme et le caoutchouc (qui représentent 50% du total) bénéficiant d’une demande chinoise robuste. La demande intérieure continuera quant à elle de bénéficier d’une croissance solide du crédit au secteur privé, même si celle-ci devrait ralentir légèrement sous l’effet de la mise en œuvre par la banque centrale de règles prudentielles plus strictes pour les banques commerciales.
Du côté des prix, l’inflation est restée contenue en 2012, proche du plafond de la zone cible de la banque centrale (3,5-5,5%). Elle devrait toujours l’être en 2013, dans un contexte d’anticipations d’inflation modérée des ménages et de prix mondiaux du pétrole quasi-stables. Cependant, dans le scénario de risque où le prix de l’or noir excèderait 120 dollars durant 6 mois consécutifs, la réforme votée en mars 2012 prévoit que les subventions aux prix de l’essence seraient automatiquement revues à la baisse. L’augmentation de l’inflation serait alors de l’ordre de 3 points.


La situation financière reste solide mais le solde courant est désormais en déficit

La dynamique de l’endettement public reste très favorable : la dette publique continuera de baisser en 2013, sous l’effet conjugué d’une croissance soutenue et d’un faible déficit. Cette performance masque néanmoins une allocation peu efficace des ressources de l’Etat : l’investissement public en infrastructure reste faible contrairement aux dépenses liées aux subventions à l’essence qui représentent 3,5% du PIB.
Du côté des comptes extérieurs, la situation est solide mais le solde courant se détériore. En effet, le solde commercial souffre en 2012 de la forte croissance des importations liée à la demande intérieure très dynamique et du tassement des exportations. Le solde courant devrait continuer de se détériorer en 2013 malgré le rebond attendu de ces dernières. Les investissements étrangers sont quant à eux en forte hausse. Leur croissance est particulièrement élevée dans les secteurs d’activité liés à la consommation des ménages  (comme l’automobile) et l’investissement. Dans ce contexte de déficit courant persistant et d’IDE en hausse, la roupie devrait rester relativement stable face au dollar en 2013. Toutefois, son évolution dépendra en grande partie de la dynamique des investissements de portefeuille et donc de l’appétit global pour le risque. Mais même dans un scenario de risque extrême, une très forte dépréciation de la roupie est peu probable, la banque centrale disposant de réserves de change élevées. Celles-ci ont presque doublé depuis le point bas de 2009.
Enfin, le secteur bancaire continue d’afficher des performances satisfaisantes : ratios de capitalisation et de profitabilité élevés, taux de créances douteuses en baisse. Cependant, la croissance rapide du crédit fait peser un risque d’augmentation des prêts non performants mais seulement à moyen terme.


Des dissensions de plus en plus visibles au sein de la coalition

Sur le plan politique, les dissensions au sein du gouvernement de coalition formé à la suite des élections de 2009 sont de plus en plus visibles à l’approche des scrutins  présidentiel et législatif de 2014. Elles freinent le processus décisionnel, comme en atteste le très vif débat autour de la réforme des subventions aux prix de l’essence en mars 2012. Ces dissensions limiteront la capacité du gouvernement à mettre en œuvre des réformes structurelles en 2013.
Du côté de la gouvernance, la commission anti-corruption a traduit devant la justice plusieurs hauts responsables du pays en 2012, ce qui semble confirmer que la lutte contre la corruption est une priorité pour le président Yudhoyono. Enfin, notons que de nouvelles règles restreignant les investissements étrangers dans les secteurs minier et bancaire ont été annoncées en 2012.


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