Population 32,847 millions
PIB 108,597 milliards $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
3,1 |
9,3 |
11,0 |
10,5 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
2,5 |
6,0 |
7,0 |
6,0 |
| Solde budgétaire / PIB (%) |
-9,0 |
7,5 |
-2,0 |
-2,5 |
| Solde courant / PIB (%) |
7,5 |
23,5 |
29,0 |
34,0 |
| Dette publique / PIB (%) |
107,0 |
40,5 |
35,5 |
25,5 |
(e) Estimations (p) Prévisions
POINTS FORTS
- Importantes ressources naturelles (pétrole et gaz).
- Annulation de dette et moratoire permettant un redémarrage sur des bases plus soutenables.
- Aide internationale soutenant l’effort de reconstruction et de développement économique.
POINTS FAIBLES
- Economie très exposée aux fluctuations de la production et des prix des hydrocarbures.
- Rivalités ethniques et religieuses, compliquant l’établissement d’un état de droit et alimentant le risque de guerre civile.
- Infrastructures à rétablir après vingt années de guerres, suivies de sept années de chaos.
- Insécurité et faiblesses institutionnelles retardent la reconstruction et les investissements.
APPRECIATION DU RISQUE
Une expansion toujours dépendante du secteur des hydrocarbures et de la situation sécuritaire
L’expansion économique va continuer en 2013, en raison du maintien de prix élevés du pétrole et d’une production toujours en hausse grâce à des contrats de service avec les compagnies pétrolières internationales, pour la réhabilitation et le développement de champs pétroliers. En outre, l’activité économique sera favorisée par une augmentation significative des dépenses publiques, d'investissement et de fonctionnement. La hausse de ces dernières va avoir un effet d'entraînement sur la consommation privée, dans la mesure où le secteur public irakien représente un tiers des emplois du pays.
L’insécurité et la violence demeurent, toutefois, les principaux freins à l'amélioration des services de base, tels que l'eau et l'électricité, et au développement économique. De fortes variations vont persister selon les régions, en fonction de leur caractère plus ou moins homogène ethniquement et religieusement. Dans les régions confrontées à de moindres tensions politiques et religieuses, comme le Kurdistan ou les provinces du Sud et de l'Ouest, une forte croissance économique est envisagée, alors que certaines zones dans le Centre et l’Est continueront de pâtir d'une moindre expansion.
Déficit budgétaire contenu et nouvelle hausse du très important excédent des comptes extérieurs
L’économie reste presque entièrement dépendante des exportations d’hydrocarbures, source essentielle des revenus budgétaires et des recettes en devises.
La forte augmentation des dépenses publiques en 2013, particulièrement d’investissement, va entraîner un léger creusement du déficit budgétaire, en dépit de la progression des revenus d'exportations d'hydrocarbures. D’autre part, l’annulation de 80% du stock de la dette de 2004 et le rééchelonnement du solde depuis 2011, consentis par les créanciers publics du Club de Paris, permettent de ramener les ratios d’endettement public à des niveaux aisément soutenables.
Par ailleurs, l’augmentation des exportations de pétrole va entraîner également une nouvelle hausse du très important excédent courant, en dépit de la demande croissante de biens d’équipement et de consommation importés. Le pays n’a, de ce fait, pas de besoin de financement extérieur, mais il pourrait, néanmoins, recourir à des crédits à long terme. De plus, l’Irak bénéficie d’un montant confortable de réserves de change (de l’ordre de treize mois d’importations) et d’un ancrage officieux de sa devise au dollar.
Une situation sécuritaire, politique et un environnement des affaires toujours critiques
Après une relative amélioration du climat sécuritaire à partir de 2007, une recrudescence de la violence est observée depuis le retrait des forces militaires américaines combattantes fin 2011.
Les différentes factions politiques rivales et communautés irakiennes - la majorité chiite, la minorité sunnite et les kurdes - sont représentées dans le gouvernement d'union nationale dirigé par le Premier ministre chiite, Nouri al-Maliki, depuis fin 2010. Toutefois, la menace d'un effondrement de cette coalition demeure, comme on a pu l'observer après le mandat d'arrêt lancé fin 2011 contre un ancien vice-président, le sunnite Tariq al-Hashemi. En outre, depuis fin 2012, l’absence de la scène politique, pour raison de santé, du président d’origine kurde Jalal Talabani prive l'Irak d'un médiateur efficace, alors que la minorité sunnite manifeste dans plusieurs régions du pays contre la politique du 1er ministre chiite qu'elle juge discriminatoire à son encontre.
La normalisation de la situation dépendra également des issues trouvées sur la loi sur les hydrocarbures, le statut de Kirkouk, le partage des richesses et la révision de la Constitution. Or, le plus probable est le maintien du statu quo, avec un partage du pouvoir entre communautés dans le cadre d’un Etat affaibli.
Dans ce contexte, le climat des affaires restera assombri par les fragilités institutionnelles, la corruption et l’inefficacité de l’administration, perméable aux luttes d'influence politiques, religieuses et régionales, tous ces facteurs étant susceptibles d’affecter les paiements et le recouvrement des créances.


