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Population 7,697 millions

PIB 246,780 milliards $US

Evaluation @rating
paysA3

Evaluation environnement
des affairesA2

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Principaux indicateurs économiques
 201020112012(e) 2013(p)
Croissance PIB (%)

4,8

4,7

3,2

2,8

Inflation (moyenne annuelle)

2,7

3,4

1,8

2,0

Solde budgétaire / PIB (%)

-3,7

 -3,3

-4,2

-3,7

Solde courant / PIB (%)

2,9

0,8

-1,0

-0,2

Dette publique / PIB (%)

76,0

74,0

75,0

75,0

 

(e) Estimations (p) Prévisions


POINTS FORTS

  • Economie ouverte et diversifiée, confortée par l’admission du pays à l’OCDE en 2010.
  • Industrie dominée par les produits de haute technologie.
  • Main d’œuvre hautement qualifiée.
  • Soutien politique et financier des Etats-Unis et de la diaspora.
  • Production à partir de 2014 de gaz naturel provenant d’importantes réserves offshore.


POINTS FAIBLES

  • Fragmentation politique et coalitions gouvernementales fragiles.
  • Enlisement des négociations de paix entre Israël et les Palestiniens.
  • Insécurité pesant sur le potentiel de l’économie.
  • Dette publique relativement élevée.

APPRECIATION DU RISQUE

 

Nouvelle coalition gouvernementale plus fragile et léger recul de la croissance attendu en 2013

Les élections législatives anticipées de fin janvier 2013 conduisent à un affaiblissement du bloc conservateur dirigé par le 1er ministre sortant Benyamin Netanyahou – du parti de droite Likoud, allié à la formation ultranationaliste Israel Beitenou – et à la percée d’un nouveau parti centriste, Yesh Atid (L’avenir). La nouvelle coalition gouvernementale formée mi mars par B. Netanyahou – avec l’adjonction de partis centristes, dont Yesh Atid, et d’un récent parti ultranationaliste, Bayit Yehudi (Foyer juif), au détriment des partis ultra-orthodoxes – est donc plus fragile, car composée de membres de sensibilités politiques différentes et aux intérêts divergents.
Quant à la croissance économique, elle devrait être en léger recul par rapport à 2012, en raison notamment de la relative atonie de la demande des principaux partenaires commerciaux d’Israël, l’Union européenne et, dans une moindre mesure, les Etats-Unis, compensée toutefois par une certaine vigueur de l’Asie. Du côté de la demande intérieure, l’investissement devrait être stimulé par le secteur de l'exploitation du gaz. En revanche, la consommation privée – qui était partiellement soutenue par les mesures sociales prises par les autorités en faveur des tranches les moins favorisées de la population – risque de pâtir des coupes budgétaires et des hausses d’impôts prévues.


Probable tour de vis budgétaire et situation financière extérieure confortable

Les autorités ont adopté, fin 2010, une présentation budgétaire sur deux ans, justifiée par la volonté de limiter les discussions parlementaires liées à l’existence de coalitions gouvernementales précaires. Le gouvernement de coalition sortant, très marqué à droite, prônait le libéralisme économique – via notamment des réductions d'impôt et de dépenses publiques, ou des privatisations – mais d’importants mouvements sociaux en 2011 et 2012 l’avaient contraint à prendre des mesures destinées à atténuer l'impact sur les ménages à faibles revenus des hausses des produits de première nécessité et des problèmes de logement. Or, la nouvelle coalition gouvernementale, globalement de même tendance économiquement, procèdera vraisemblablement à des coupes budgétaires et à des hausses d’impôts, en dépit de l’impopularité de ces mesures, afin d’aboutir à une réduction du déficit en 2013. Les principaux postes de dépenses publiques resteront, néanmoins, le service de la dette, la défense et l’éducation, tandis que la part de la dette publique dans le PIB demeurera assez élevée.
Après un très net creusement du déficit commercial en 2012, une amélioration est prévue en 2013. Les exportations de biens vers l'Europe et les Etats-Unis (30% du total chacun) progresseraient peu, mais les ventes en Asie (20% du total) augmenteraient modérément. La progression des exportations de services aux entreprises – principalement des logiciels et des produits de haute technologie liés – devrait être modeste, tandis que le tourisme risque de se tasser. Au total, le compte courant se rapprocherait de l’équilibre, alors que le pays bénéficie d’une situation financière extérieure confortable en raison d’une dette extérieure gérable (autour de 40% du PIB) et d’un niveau substantiel de réserves de change (devant représenter un peu plus de 8 mois d’importations fin 2013).


Modeste progression de l’activité des entreprises en perspective

Globalement, une modeste progression de l'activité des entreprises est probable en 2013. Une croissance modérée est prévue dans le secteur manufacturier, en raison d’une moindre augmentation des ventes à l'exportation mais aussi sur le marché intérieur. La progression des ventes de services aux entreprises devrait être plus modérée à la fois en Israël et à l'étranger, malgré une compétitivité satisfaisante. L’activité dans la distribution devrait rester assez soutenue, en dépit d’un contexte général peu favorable, de même que dans les secteurs des transports et des communications. Dans le secteur hôtelier, un nouveau tassement est attendu, en raison d’une fréquentation touristique probablement en baisse. Enfin, le rythme du secteur de la construction pourrait ralentir, à cause notamment de contraintes de prix et de financement.


Solidité du système bancaire et situation financière correcte des entreprises

Très concentré et privilégiant l’activité domestique, le système bancaire est solide. Il est, en effet, bien capitalisé et le poids des créances douteuses est limité, mais sa rentabilité est médiocre, contrepartie d’une gestion excessivement prudente.
Les entreprises israéliennes résistent généralement assez bien aux aléas de la conjoncture et aux éventuelles restrictions de crédit. Leur situation financière est correcte, de même que l’expérience de paiement Coface, généralement un peu meilleure que la moyenne mondiale.

 


Consultez les études pour chaque pays

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