Population 3,977 millions
PIB 1,767 milliard $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
5,5 |
7 |
8,5 |
7,5 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
7,3 |
9 |
5 |
6 |
| Solde budgétaire / PIB (%)* |
-0,8 |
-4,7 |
-3 |
-6,2 |
| Solde courant / PIB (%)* |
-149,5 |
-133,3 |
-133,8 |
-124,1 |
| Dette publique / PIB (%) |
42 |
38 |
34 |
33 |
(e) Estimations (p) Prévisions
* hors dons
POINTS FORTS
- Diversité des ressources naturelles (caoutchouc, bois, fer, or)
- Dette extérieure faible
- Soutien des donateurs et investisseurs internationaux
- Façade maritime importante, débouché naturel pour la Guinée
POINTS FAIBLES
- Infrastructures énergétiques, éducatives, de santé et de transport déficientes
- Vulnérabilité aux fluctuations des prix mondiaux du pétrole et des produits alimentaires
- Pauvreté, chômage et illettrisme largement répandus
- Démocratie récente et donc fragile
APPRECIATION DU RISQUE
Une croissance portée par les secteurs agricoles et miniers, et la réhabilitation des infrastructures déficientes
Depuis la fin des quatorze années de guerre civile en 2003, le pays se reconstruit lentement et enregistre des taux de croissance confortables. En 2013, l’activité sera tirée par la hausse des revenus dans le secteur agricole (60% du PIB) et la croissance de la production du secteur minier. Les revenus d’exportation de caoutchouc (principal produit exporté) demeureront élevés, aidés par des prix internationaux solides. L’activité dans les industries extractives augmentera, stimulée par des investissements étrangers substantiels (minerai de fer). En revanche, la croissance des activités manufacturières sera limitée par une offre d’électricité et un approvisionnement en eau défaillants. Néanmoins, des grands travaux de reconstruction sont prévus pour 2013. Il s’agira de poursuivre la réfection des infrastructures de communication (routes, ponts), et de restaurer l’approvisionnement en eau et l’offre d’électricité. Les travaux se concentreront sur la réhabilitation de l’usine hydroélectrique de Mount Coffee ainsi que sur la construction par la Liberian Electricity Corporation de 10 centrales électriques, dans le but d’accroitre l’approvisionnement à court terme.
Un déficit commercial structurel
Le déficit commercial (et donc le déficit courant) reste abyssal, bien qu’en réduction. La croissance des exportations de minerais (fer, or, diamants), venant s’ajouter aux traditionnelles ventes de caoutchouc ne permet pas de couvrir les achats, près de deux fois supérieurs, d’équipements (intrants nécessaires aux projets de reconstruction), de produits alimentaires et de carburants. Par ailleurs, la balance des services, largement grevée par les importations de la force des Nations Unies (UNMIL) présente sur le territoire, demeurera déficitaire. Les transferts resteront, néanmoins, élevés, du fait de l’importance de l’aide pour la reconstruction des infrastructures et l’assistance humanitaire. Le déficit courant rend difficile l’accumulation de devises (2,2 mois d’importations) nécessaire pour empêcher la dépréciation du dollar libérien et entraine donc une hausse des prix des produits importés destinés à la consommation locale. Cependant, la dollarisation très importante de l’économie (le dollar américain a cours légal) limite les tensions inflationnistes.
Une dette publique extérieure largement effacée
En 2010, le pays a bénéficié dans le cadre de l’initiative du FMI et de la Banque mondiale en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) d’une large annulation de sa dette publique extérieure. L’effacement a porté au total sur 4,6 milliards de dollars.
Depuis 2008, le pays bénéficie en outre d’une Facilité élargie de crédit de 495 millions de dollars auprès du FMI dont plus des deux tiers ont déjà été versés. En novembre 2012, le FMI a approuvé au titre de cette FEC un nouveau décaissement de 79 millions USD sur trois ans.
En 2013, on s’attend à ce que le déficit budgétaire atteigne 6,2% du PIB. Les dépenses se focaliseront sur l’amélioration des services publics (santé, éducation, expansion des conduites d’alimentation en eau) et la reconstruction des infrastructures. Les projets de reconstruction seront encore largement financés par les donateurs internationaux (BM, BAD…). Le différentiel sera financé par les prêts extérieurs concessionnels, la hausse des recettes douanières et par les emprunts obligataires de l’Etat qui retourne se financer sur les marchés financiers.
Une situation politique encore fragile
En novembre 2011, Ellen Johnson-Sirleaf a été réélue à la tête de l’Etat pour un second mandat. Toutefois, la participation électorale au second tour n’a été que 38%. Son adversaire, Winston Tubman s’était, en effet, retiré de la course prétextant des fraudes au premier tour. Aujourd’hui, le pouvoir est accusé de corruption et de népotisme par l’opposition. Par ailleurs, bien que des avancées aient été réalisées en matière de santé et d’éducation, l’opinion publique critique la lenteur des progrès économiques et sociaux. En outre, la situation sécuritaire demeure fragile. Les 100 000 anciens combattants n’ont pas tous réussi à se réinsérer dans la société civile. Il demeure donc un risque que ces derniers décident de rejoindre des milices régionales. Enfin, la situation dans la sous-région devrait demeurer précaire. Le conflit en Côte d’Ivoire, qui a pris fin en avril 2011, a entrainé un afflux de réfugiés au Libéria. Par ailleurs, il demeure des mouvements transfrontaliers d’armes et de mercenaires. Ces derniers seraient impliqués dans la série d’attaques qui a touché la Côte d’Ivoire ces derniers mois. Les Nations Unies prévoient pourtant de réduire de plus de moitié leur effectif au Libéria d’ici 2015.


