Population 0,523 million
PIB 55,287 milliards $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
2,9 |
1,7 |
0,4 |
0,4 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
2,8 |
3,7 |
2,9 |
1,9 |
| Solde budgétaire / PIB (%) |
-0,8 |
-0,3 |
-1,9 |
-1,8 |
| Solde courant / PIB (%) |
8,2 |
7,1 |
4,4 |
2,1 |
| Dette publique / PIB (%) |
19,2 |
18,3 |
21,3 |
24,0 |
(e) Estimations (p) Prévisions
POINTS FORTS
- Dette publique limitée
- Main d’œuvre hautement qualifiée
- Centre financier international
- Niveau de vie élevé
POINTS FAIBLES
- Economie de petite taille et très ouverte, dépendante des services financiers (un quart du PIB)
- Exportations manufacturières en partie dépendante de la sidérurgie
- Vieillissement de la population et son impact sur les finances publiques
- Cherté et faible disponibilité des logements
APPRECIATION DU RISQUE
Une croissance ralentie
Comme ailleurs dans la zone euro, l’activité a souffert de la crise régionale. Après un net ralentissement en 2012, la reprise s’annonce timide en 2013. La demande intérieure devrait encore ralentir même si elle reste le seul moteur de l’activité. Les ménages et les entreprises (ces dernières figurent parmi les plus endettées de la zone euro) continueront à différer leur consommation et leurs décisions d’investissement. La contribution du commerce extérieur à la croissance devrait cependant être un peu moins négative, même si les exportations continuent à souffrir de l’atonie de la demande en provenance de la zone euro (⅔ des débouchés extérieurs du pays). L’économie est très dépendante du secteur des services financiers et de l’industrie sidérurgique, même si elle s’est ouverte à la chimie et aux communications internationales (internet). Si la trajectoire du secteur financier reste positive, bien que ralentie, celle du secteur manufacturier (acier en tête) est descendante, avec la fermeture partielle, depuis 2011, d’importants lieux de production. Le secteur financier devrait malgré tout bénéficier des possibles avancées réalisées dans la résolution de crise souveraine européenne. Mais il ne retrouvera pas son dynamisme d’avant crise avant quelques années. Parallèlement, l’inflation devrait continuer à baisser du fait de faiblesse de la demande intérieure, d’une légère détente des prix de l’énergie et de la révision du système d’indexation des salaires. Si les impayés enregistrés par Coface sont actuellement en recul (ils avaient connu un pic en 2008-2009), on constate toutefois en 2012 une remontée des faillites.
Une exposition forte à la conjoncture internationale
L’excédent des comptes courants se réduit, le solde toujours largement positif de la balance des services, dont celui des services financiers, permettant toutefois de compenser le déficit des autres postes de la balance courante (biens, revenus et transferts). Le pays affiche, par ailleurs, un faible niveau de dette et de déficit publics. Les comptes de l’Etat se sont toutefois détériorés en 2012 en raison du ralentissement des recettes en provenance du secteur financier et de la hausse des dépenses publiques. Les autorités peineront à réduire le déficit en 2013 malgré les mesures budgétaires annoncées. Se pose également, à plus long terme, la question de la viabilité du système de retraite. Le secteur financier, le plus grand contributeur à l’économie du pays, a subi la crise de la zone euro mais est demeuré globalement stable. Les actifs des fonds d’investissement se sont rapidement redressés après 2008. Ceux des banques, dont l’activité est essentiellement tournée vers l’international, se sont remis à progresser plus tardivement et plus lentement. Cependant, les banques sont demeurées bien capitalisées et liquides (mis à part les problèmes rencontrés par la filiale locale du groupe Dexia), même si leur rentabilité a décru du fait de la dépréciation de leur portefeuille de titres souverains européens. Les détentions d’actifs sur les pays européens en difficulté ont toutefois fortement diminué. Le secteur bancaire pourrait malgré tout être à nouveau fragilisé en cas de rebond de la crise dans la zone euro, demeurant exposé aux risques émanant des sociétés mères étrangères et du fait des importantes transactions transfrontalières intra-groupe. Le Luxembourg demeure l’un des pays les mieux classés par la Banque mondiale en termes de gouvernance et sa place financière doit sa réputation à un cadre juridique et fiscal favorable et stable. Il n’en reste pas moins qu’une amélioration continue de la surveillance bancaire est nécessaire. Elle passe par des avancées au niveau local mais aussi européen (mécanismes de résolution des problèmes bancaires, systèmes de garantie des dépôts).


