Population 63,672 millions
PIB 54,049 milliards $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010/11 | 2011/12 | 2012/13(e) | 2013/14*(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
5,3 |
5,5 |
6 |
6,3 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
8,2 |
4,2 |
5,8 |
6,5 |
| Solde budgétaire / PIB (%) |
-6 |
-5,5 |
-4,6 |
-4,3 |
| Solde courant / PIB (%)* |
-0,8 |
-2,7 |
-4,4 |
-3,1 |
| Dette publique / PIB (%) |
47,6 |
48,7 |
49,5 |
48 |
(e) Estimations (p) Prévisions
*année fiscale (avril- mars)
POINTS FORTS
- Abondantes matières premières (riz, tek, minerais, gaz, pétrole)
- Potentiel hydroélectrique considérable
- Proximité d’économies dynamiques (Inde, Chine, Thaïlande)
- Potentiel touristique élevé
POINTS FAIBLES
- Risque de tensions ethniques élevé
- Maintien de nombreuses sanctions économiques
- Economie autarcique et peu diversifiée
- Manque de réformes structurelles (investissement en infrastructures, dans le secteur de la santé, de l’éducation)
APPRECIATION DU RISQUE
Une croissance tirée par les investissements
La croissance devrait légèrement augmenter en 2013, tirée par les IDE dans les secteurs de l’énergie, de la prospection pétrolière et des infrastructures. Ces derniers bénéficieront de la levée partielle des sanctions économiques et politiques envers la Birmanie par les pays occidentaux, mais également de l’adoption d’une nouvelle législation, en novembre 2012, destinée à favoriser les investissements étrangers (exemptions fiscales, garanties contre le risque de nationalisation, etc.). En outre, ils seront soutenus par l’unification du taux de change par les autorités. Le pays – qui était doté de deux taux de change – est passé en avril 2012 à un régime de change unique (flottement dirigé avec une bande de fluctuation de +/- 2%). L’unification du taux de change permettra d’éliminer les distorsions de marché, favorisant ainsi les entrées d’IDE.
En revanche, la croissance de la consommation devrait rester stable (de l’ordre de 4%) et ne pas contribuer de manière significative à la croissance, en raison d’une proportion importante de la population vivant sous le seuil de pauvreté et d’un niveau d’inflation relativement élevé. L’inflation atteindra, en effet, 6,5% en 2013, du fait notamment de la capacité limitée de la banque centrale à contenir la croissance de la masse monétaire.
Des déficits budgétaire et courant en diminution
Une gestion prudente a permis de réduire le déficit budgétaire en 2012. L’unification du taux de change par les autorités devrait permettre de réduire davantage le déficit en 2013. La dépréciation du taux de change, consécutive à l’unification, devrait, en effet, permettre d’accroitre la compétitivité-prix du pays, augmenter les revenus d’exportations des entreprises publiques et ce faisant les recettes publiques. Par ailleurs, les autorités prévoient de réduire les dépenses militaires à 15% du total des dépenses (contre 24% précédemment).
Le déficit courant devrait se réduire en 2013, en ligne avec l’amélioration du solde de la balance commerciale (-1,3% contre -3,3% en 2012). En effet, la croissance des importations de marchandises, nécessaires aux projets d’investissements, sera plus que compensée par la hausse des revenus sur les ventes de gaz naturel, conséquence de la mise en service de nouveaux gisements.
L’endettement extérieur du Myanmar se caractérise par d’importants arriérés vis-à-vis des créanciers multilatéraux (80%), privés et bilatéraux (20% restant). Les flux entrants d’IDE couvrent cependant la quasi-totalité du besoin de financement extérieur de l’économie et ont permis d’abonder les réserves de change de la banque centrale, qui se maintiennent à un niveau confortable au regard des importations. Elles représenteront, en effet, 10 mois d’importations en 2013.
Vers une ouverture politique
Au niveau politique, le pays connaît un processus de libéralisation sans précédent. Les élections législatives de novembre 2010 qui ont mis fin à l’exercice du pouvoir par la junte militaire et l’arrivée du Président Thein Sein ont ouvert la voie à un processus de réformes dès l’été 2011. En avril 2012 se sont tenues des élections législatives partielles, les premières auxquelles participait l’opposition dans son ensemble depuis celles de 1990. La Ligue Nationale pour la démocratie (LND) a remporté 43 des 45 sièges en jeu, permettant à Aung San Su Kyi, leader de la LND, de devenir député. Toutefois, la junte continue de dominer la vie politique (94% des sièges à l’assemblée) et pourrait, en cas de crainte de défaite aux prochaines élections législatives de 2015, freiner le processus démocratique.
Les évolutions positives récentes ont permis de réengager des discussions avec les pays occidentaux. L’UE et les Etats-Unis ont décidé début 2012 de lever partiellement les sanctions imposées au pays : suspension de l’interdiction de visa qui frappait les dirigeants birmans et levée des restrictions sur les aides financières. Par ailleurs, le président américain Barack Obama s’est rendu en visite officielle à Rangoun en novembre 2012. Cette visite a été l’occasion de confirmer la levée de l’interdiction américaine sur les importations de produits birmans. Par ailleurs, une coopération militaire semble se dessiner entre les deux pays. Le Pentagone invite, en effet, le pays à rejoindre la « Cobra-Gold », coopération militaire qui unit pour l’heure les Etats-Unis et la Thaïlande.
Toutefois, les relations de Naypyidaw avec les pays occidentaux pourraient pâtir de l’attentisme du gouvernement face aux violences interethniques qui opposent depuis juin 2012 les communautés bouddhistes et musulmanes dans l’Etat du Rakhine.


