Population 2,156 millions
PIB 12,147 milliards $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
6,6 |
4,9 |
4,0 |
4,1 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
4,5 |
5,8 |
6,7 |
5,9 |
| Solde budgétaire / PIB (%) |
-4,7 |
-10,6 |
-6,3 |
-4,5 |
| Solde courant / PIB (%) |
-1,8 |
-6,3 |
-2,5 |
-3,6 |
| Dette publique / PIB (%) |
16,2 |
24,5 |
27,0 |
27,7 |
(e) Estimations (p) Prévisions
POINTS FORTS
- Importantes ressources minérales (diamants, uranium, gaz, cuivre)
- Faible endettement extérieur
- Marché financier développé
- Potentiel touristique important
- Bonnes infrastructures de transport
- Stabilité politique et bonne gouvernance
POINTS FAIBLES
- Dépendance au secteur minéral (50% des exports)
- Dépendance à l’Afrique du Sud
- Manque de main d’œuvre qualifiée et niveau d’éducation insuffisant
- Prévalence élevée du VIH (15% de la population active)
- Chômage très élevé (34%) et fortes inégalités
APPRECIATION DU RISQUE
Un effort de diversification de l’économie
Le ralentissement observé en 2011 s’est accentué en 2012 et la croissance devrait se stabiliser en 2013. La demande interne restera porteuse grâce au ralentissement de l’inflation mais surtout aux investissements publics réalisés dans le cadre du programme de lutte contre le chômage (Targeted Intervention Program for Employment and Economic Growth –TIPEEG). Les mesures seront ciblées sur quatre secteurs (agriculture, tourisme, transports et construction de logements) qui tireront la croissance. Le secteur minier (diamants, uranium) qui contribue à plus de 10% du PIB (mais n’emploie que 3% de la population active) restera également porteur sans toutefois enregistrer une forte progression en raison de l’atonie de la demande mondiale dans un contexte économique international déprimé. Le lancement de l’exploitation de la mine de Trekkopje a ainsi été suspendu par Areva en raison de l’évolution défavorable des cours de l’uranium.
L’inflation, entretenue en 2012 par les prix élevés des biens alimentaires (étroitement lié au niveau des prix en Afrique du Sud qui lui fournit 80% de ces produits) et de l’énergie sera en léger repli en 2013.
Une situation budgétaire qui s’améliore mais reste fragile
Le déficit budgétaire apparu suite aux mesures contra-cycliques de 2008-2009, n’a pas été résorbé depuis. La poursuite d’une politique expansionniste en faveur de la croissance et de l’emploi pèsera sur le budget en 2013. Le coût du TIPEEG, estimé à 14.7 Mds NAD (15% du PIB) sur trois ans, alourdira les dépenses. Les recettes fiscales (94 % des recettes) proviennent pour un tiers des recettes douanières liées à l’appartenance du pays à la « Southern African Customs Union » (SACU), qui seront affectées par le ralentissement de la conjoncture ainsi que la possible renégociation de la formule de répartition entre les membres. Les mesures visant à augmenter les autres recettes fiscales (élargissement de l’assiette, renforcement des contrôles, augmentation de la participation de l’Etat dans l’exploitation des mines) limiteront toutefois l’aggravation du déficit.
La dette publique namibienne s’alourdit mais demeure supportable, inférieure à la limite que s’est fixée l’État (35 % du PIB). La Namibie peut compter sur les investisseurs étrangers (principalement sud-africains) pour financer son déficit, comme en témoigne le succès de sa première émission obligataire en rand (850 MZAR soit 75 MEUR) en octobre 2012. Mais l’endettement reste essentiellement interne.
Malgré la dégradation du solde courant, la situation financière extérieure reste solide
Le déficit courant qui avait commencé à être résorbé en 2012 se creusera à nouveau en 2013 en raison de l’augmentation des importations de biens d’équipement nécessaires au développement des infrastructures minières mais aussi du secteur manufacturier (aciérie, unité de fabrication de verre industriel). Les exportations progressent moins compte tenu du ralentissement économique de ses partenaires commerciaux (Afrique du Sud, Royaume-Uni). Les recettes du tourisme ne compensent pas l’augmentation des coûts de fret et le rapatriement des bénéfices par les compagnies minières augmentent tandis que les recettes provenant des droits de la SACU se tassent. Les investissements étrangers, encouragés par l’Etat, resteront importants.
Contexte politique stable mais figé
La Swapo, au pouvoir depuis l'indépendance en 1990, domine la scène politique. Le vice-président du parti, qui sera élu fin novembre 2012, sera également le futur candidat aux élections présidentielles de novembre 2014. L’actuel président, Hifikepunye Pohamba ne pourra pas, selon la Constitution, exécuter un troisième mandat. Si son état son santé devait se détériorer (76 ans), le premier ministre assurerait la présidence par interim, ce qui ne manquerait pas d’attiser les divisions au sein du Swapo mais ne devrait pas remettre en cause sa domination face à une opposition qui reste minoritaire. La baisse progressive du chômage à la faveur du programme de soutien de l’emploi dans le secteur privé ainsi que les mesures de lutte contre la pauvreté et les inégalités contribueront à apaiser les tensions sociales.
Le pays figure parmi les mieux classés de la zone en termes de gouvernance
La Namibie, qui possède un système financier sophistiqué, se classe en tête des pays d’Afrique subsaharienne en matière de gouvernance grâce au bon fonctionnement de ses institutions, à l’indépendance de son pouvoir judiciaire et au respect des règles de transparence. Le pays est peu touché par la corruption. Un nouveau Code des Investissement devrait voir le jour en 2013.


