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Nouvelle-Zélande


Population 4,463 millions

PIB 166,923 milliards $US

Evaluation @rating
paysA2

Evaluation environnement
des affairesA1

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Principaux indicateurs économiques
 201020112012(e) 2013(p)
Croissance PIB (%)

0,9

0,5

2,1

2,9

Inflation (moyenne annuelle)

2,3

4

1,1

1,6

Solde budgétaire / PIB (%)

-3,3

-9,2

-5,4

-1,9

Solde courant / PIB (%)

-3,6

-4,2

-5,4

-6,3

Dette publique / PIB (%)

28,4

36,2 

37,4

35,1

 

(e) Estimations (p) Prévisions


POINTS FORTS

  • Proximité avec l’Asie émergente et l’Australie
  • Attrait touristique et secteur agricole important
  • Dette publique contenue
  • Système bancaire solide
  • Démographie dynamique


POINTS FAIBLES

  • Economie de petite taille et dépendance aux investissements étrangers
  • Endettement significatif des ménages et des entreprises
  • Politique budgétaire contrainte par le financement de la reconstruction de la région de Christchurch
  • Pénurie de main-d’œuvre qualifiée

APPRECIATION DU RISQUE

 

Stabilisation de la croissance en 2013

La croissance a bénéficié d’un effet de base favorable en 2012. Elle a rebondi, tirée par le regain de la consommation des ménages et l’investissement. Le règlement des dossiers d’assurance (tremblement de terre de 2011) et l’arrêt total des secousses sismiques devraient permettre à la reconstruction de la région de Canterbury de monter en puissance en 2013. La progression de l’investissement devrait donc être, avec les dépenses de ménages, le premier contributeur à la croissance. Les exportations devraient se réamorcées légèrement et les importations, tout en se stabilisant, continueront de croître plus rapidement. La balance commerciale apportera donc encore cette année une contribution négative à l’activité.


La reconstruction de la région de Canterbury sera le principal moteur de l’activité

La consommation des ménages demeurera bien orientée en 2013. Mais la progression des dépenses sera contrainte par l’érosion du revenu disponible, la morosité du marché de l’emploi avec un chômage qui devrait se maintenir au-dessus des standards néo-zélandais et le niveau toujours élevé de la dette. Le processus de désendettement des ménages entrepris depuis 2008 s’est traduit par une réduction de la dette à 141% du revenu disponible (RD). La consommation sera également limitée par la reconstitution de l’épargne, négative au moment du déclenchement de la crise, et aujourd’hui au-dessus de 1% du RD. La reconstruction des logements dans la région de Canterbury devrait représenter plus de 60% de la facture globale estimée NZ$20 Mds (environ 10% du PIB) sur cinq à sept ans. L’investissement résidentiel devrait donc rebondir très significativement cette année. Cette performance pourrait néanmoins cacher les difficultés du secteur dans le reste du pays et dans les grandes villes en particulier où la pénurie des logements, conjuguée aux flux de migrants, provoque la hausse des prix  des logements : le prix median est cinq fois plus élevé que le revenu median des ménages. Néanmoins les faibles taux d’intérêt devraient soutenir la progression du crédit immobilier. L’investissement productif des entreprises devrait resté bien orienté. 
Les coûts induits par la reconstruction aggraveront le déficit du budget de l’Etat sans toutefois compromettre l’objectif de réduction de la dette publique.
 

Une parité élevée de la devise conjuguée à une volatilité importante fragilise les entreprises exportatrices

Les importations demeureront vives en raison des achats à l’étranger de biens destinés à demande domestique (reconstruction) et les exportations repartiront à la hausse grâce au maintien à un niveau élevé des prix laitiers et du bétail et à la bonne orientation de la demande de l’Asie émergente (32% des débouchés) et australienne (23%). Les exportations de laine devraient quant à elles pâtir de la décélération des commandes du secteur textile. En revanche les exportations de services et du tourisme en particulier, continueront de souffrir de la parité élevée du dollar néo-zélandais. Le taux de change de la devise néo-zélandaise, qui est sur une tendance haussière depuis trois ans, affiche depuis mi-2011 une volatilité qui affecte aussi le secteur des matières agricoles lorsque la devise locale s’apprécie (conversion en NZ$ des revenus des exportations libellées en US$). Les prix du lait et du bétail devraient rester élevés bénéficiant de la croissance démographique mondiale, de l’émergence des classes moyennes dans les pays émergents et du niveau faible des stocks dû à la sécheresse aux Etats-Unis. En revanche, la volatilité des prix de la laine constitue un handicap pour la mise en place de stratégies de long terme chez les éleveurs.


Progression des faillites

La reconstruction de la région de Christchurch soutiendra l’activité du secteur bâtiment et travaux publics et les branches connexes, comme les bureaux d’architecte, les matériaux de construction, le bois… Cela compense la moindre activité observée dans les travaux dépendant des collectivités locales. La compétition très vive entre les fournisseurs devrait tirer les prix vers le bas et peser sur les marges. Les exportateurs de produits manufacturés et de services liés au tourisme pâtissent du niveau élevé du change et, pour les premiers, de la hausse des coûts des intrants que la vigueur de la devise ne permet pas de compenser totalement. Dans le cas d’une volatilité soutenue du dollar néo-zélandais, les petites structures sont fragilisées, ne disposant généralement pas de l’expertise pour se couvrir contre ce risque. Les faillites des entreprises ont affiché une progression de 42% sur les 9 premiers mois de 2012, comparée à la même période de 2011.


Consultez les études pour chaque pays

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