Population 3,180 millions
PIB 79,974 milliards $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
4,2 |
5,2 |
4,9 |
5,0 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
3,3 |
4,0 |
3,2 |
3,4 |
| Solde budgétaire / PIB (%) |
5,5 |
8,5 |
6,5 |
4,0 |
| Solde courant / PIB (%) |
8,8 |
14,4 |
12,8 |
8,0 |
| Dette publique / PIB (%) |
5,4 |
5,1 |
5,8 |
6,0 |
(e) Estimations (p) Prévisions
POINTS FORTS
- Situation stratégique
- Economie diversifiée (pétrole, gaz, cuivre, marbre, pétrochimie, sidérurgie, tourisme, activité portuaire)
- Evolution institutionnelle en cours
- Stabilité politique relative par rapport à ses voisins
- Attractivité du régime fiscal et ouverture aux investissements étrangers
POINTS FAIBLES
- Epuisement des réserves d’hydrocarbures
- Exposition à la volatilité des cours pétroliers
- Chômage marqué, notamment chez les jeunes
- Dépendance envers la main d’œuvre étrangère
APPRECIATION DU RISQUE
La poursuite de la diversification de l’économie continue à porter ses fruits
Grâce à des cours des hydrocarbures élevés en 2012 et à une production en hausse, le pays a poursuivi le développement de son secteur énergétique (qui compte pour la moitié du PIB). La croissance a également été tirée par les dépenses publiques et la demande interne. Cette tendance se poursuivra en 2013, avec le maintien de cours soutenus, la poursuite des investissements étatiques pour moderniser les techniques de récupération du pétrole et l’ouverture accrue des champs d’exploration aux firmes étrangères. Les recettes tirées des hydrocarbures ont largement accru les capacités d’investissement de l’Etat, certains projets étant menés de concert avec le secteur privé. En parallèle, le secteur non-pétrolier est désormais le principal moteur de la croissance. La diversification de l’économie s’opère via le développement des secteurs industriels et manufacturiers, de la construction, avec de nombreux projets d’infrastructures (portuaires, ferroviaires, etc.), et du secteur touristique. Cette croissance des investissements continuera en 2013, notamment avec la poursuite du développement de la zone économique spéciale de Duqm, qui prévoit la construction d’un port, d’un aéroport, d’une raffinerie et d’infrastructures touristiques.
Des excédents budgétaire et commercial largement confortables
La croissance des exportations de pétrole et de gaz, corollaire de cours mondiaux élevés, a permis au pays de solidifier l’excédent de sa balance des paiements ainsi que celui des comptes de l’Etat.
Les finances publiques restent tributaires des revenus des hydrocarbures (plus de 85% des recettes). En 2013, un confortable excédent budgétaire se maintiendra, malgré l’importance des investissements étatiques, tant pour la modernisation d’infrastructures, la construction de nouvelles usines (notamment de traitement de gaz), et la hausse des dépenses publiques (particulièrement dans le social et l’éducation, afin d’atténuer les tensions populaires, ou dans la défense). Il sera conforté par la hausse de la consommation interne et des exportations, accroissant les recettes de TVA et de droits de douane. La poursuite du plan quinquennal initié en 2011, visant au développement des exportations et infrastructures non-pétrolières, sera dynamisée par la hausse des recettes. Dans ce contexte, les niveaux de dette publique demeureront extrêmement faibles. Les deux fonds souverains du sultanat continueront à gérer de très importants actifs financiers à l’étranger, réduisant donc considérablement les conséquences d’un éventuel choc externe.
Par ailleurs, les échanges commerciaux seront solidement excédentaires. Les exportations d’hydrocarbures et pétrochimiques, mais également les ventes croissantes de produits industriels compenseront la progression des importations imputable à une forte demande de biens de consommation. Cela contrebalancera le déficit persistant des services et des transferts, et il en résultera un très substantiel excédent courant, en diminution toutefois par rapport à 2012.
Une lente évolution institutionnelle ne réduisant pas complètement les risques de tension sociale
Les réponses apportées par le sultan Qabous bin Saïd aux importantes manifestations du début 2011 ont réduit les tensions sociales. L'octroi de pouvoirs législatifs au Majlis al-Choura (Conseil consultatif) a globalement convaincu les opposants au régime. Cependant, les manifestations et les grèves (notamment des salariés de plusieurs gisements de pétrole) n’ont pas cessé en 2012. Les revendications liées à l’emploi, aux libertés individuelles et à la lutte contre la corruption sont toujours aussi vives. Il est ainsi probable que le gouvernement continue à sévir contre les opposants au régime, tout en poursuivant l’évolution du système politique vers une monarchie constitutionnelle et en promettant des emplois et des hausses de salaires aux Omanis.
Néanmoins, deux risques demeurent. Le premier est lié à l’importance du chômage, supérieur à 25%, particulièrement chez les plus jeunes. Cela pourrait susciter à nouveau une rancœur vis-à-vis du gouvernement, qui peine à réussir sa politique d’ « omanisation » de l’emploi. Le deuxième, plus latent, concerne l’avenir du régime. Le Sultan n’a pas véritablement fait l’objet d’attaques personnelles sur sa légitimité depuis les réformes de l’année 2011. Néanmoins, il demeure le seul souverain du Golfe à ne pas avoir de successeur désigné, ce qui, en raison de son âge (72 ans), fait naître des incertitudes.


