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Ouganda


Population 35,648 millions

PIB 20,464 milliards $US

Evaluation @rating
paysC

Evaluation environnement
des affairesC

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Principaux indicateurs économiques
  2009/10 2010/11 2011/13(e) 2012/13(p)
Croissance PIB (%)

5,9

6,7

4,2

5,4

Inflation (moyenne annuelle)

9,4

6,5

23,4

10,0

Solde budgétaire / PIB (%)*

-7,4

-9,5

-6,5

-8,0

Solde courant / PIB (%)

-12,0

-13,0

-15,0

-13,0

Dette publique / PIB (%)

24,6

32,9

32,2

35,2

 

(e) Estimations (p) Prévisions
* hors dons


POINTS FORTS

  • Autosuffisance alimentaire
  • Diversification : agriculture, pêche, minerais
  • Potentiel hydroélectrique et en hydrocarbures
  • Atouts touristiques : lacs Victoria et Albert, faune
  • Soutien international aux projets d’infrastructures


POINTS FAIBLES

  • Infrastructures insuffisantes, notamment en matière d’énergie, d’irrigation
  • Environnement politique et sécuritaire fragile : Congo, Sud-Soudan…
  • Tensions sociales et politiques
  • Corruption étendue



APPRECIATION DU RISQUE

 

Une croissance soutenue par la demande intérieure

La croissance restera forte en 2013. La consommation interne en restera le principal moteur, soutenue notamment par la hausse du revenu disponible grâce au ralentissement de l’inflation. La mise en service de la centrale hydroélectrique de Bujagali (octobre 2012) permet d’améliorer l’approvisionnement en énergie et de favoriser l’activité économique, entravée par les coupures fréquentes d’électricité. Le secteur de la construction bénéficiera des projets d’infrastructure (installations pétrolières). Ceux des transports, des télécommunications et des services (50% du PIB) resteront porteurs. Les investissements dans le secteur pétrolier augmenteront mais l’exploitation des gisements récemment découverts dans la région du lac Albert ne débutera pas avant 2017.
L’inflation, qui a culminé à 30 % en octobre 2011 a nettement ralenti en 2012 suite au relèvement des taux par la Banque centrale fin 2011 et à l’évolution favorable des prix des biens alimentaires (27% de l’indice des prix à la consommation ougandais). L’apaisement des cours de ces produits et de ceux de l’énergie permettra de maintenir cette tendance en 2013. Le cours du shilling devrait rester volatil en 2013 mais la stabilisation de l’inflation limitera les pressions à la baisse du taux de change.


Le solde budgétaire reste négatif malgré la maîtrise des dépenses et le déficit courant persiste

L’année 2012 a été marquée par un resserrement de la politique budgétaire permettant une réduction du déficit. Le programme d’investissements publics, qui n’a pas été réalisé en totalité en 2012, reprendra en 2013 en faveur des projets d’infrastructure (transport, énergie) et de l’éducation. Les dépenses courantes devraient continuer à être maîtrisées. La collecte fiscale demeure insuffisante en raison d’un vaste secteur informel et d’une législation défaillante. Le déficit s’accentuera légèrement et l’aide publique étrangère demeurera une source de financement importante pour l’Ouganda, dont l’endettement (essentiellement concessionnel) progressera.
Le niveau élevé du déficit courant provient du fort déséquilibre des échanges commerciaux. Malgré des efforts de diversification, les exportations restent dominées par les produits traditionnels (café, coton) alors que les importations sont constituées surtout de biens alimentaires, produits manufacturés et de pétrole. Bien que l’Union Européenne demeure son principal partenaire (26% de ses exportations) l’Ouganda a réorienté ses échanges vers le marché régional qui devrait permettre de soutenir ses exportations en 2013, sous réserve que les difficultés politiques et sociales de ses voisins (Soudan, Kenya, Rwanda) n’affectent pas leurs relations commerciales. Les bonnes récoltes de café compenseront la baisse des cours. Mais les importants besoins en biens d’équipement et le maintien de cours élevés du pétrole contribueront à maintenir un solde commercial déficitaire que les transferts des ougandais émigrés ne suffiront pas à compenser. Les flux d’aide et les investissements étrangers (notamment les IDE dans le secteur énergétique) couvriront une partie du déficit courant mais n’empêcheront pas une augmentation de l’endettement extérieur.


Contexte politique et sécuritaire fragilisé

Le président Museveni et son parti, le National Resistance Movement, au pouvoir depuis 1986, ont largement remporté les élections de février 2011 face à une opposition affaiblie par les divisions. Les mouvements sociaux se multiplient depuis les élections, attisées par la baisse du niveau de vie. La violence de la répression des manifestations début 2012 ont renforcé le mécontentement de la population. Les promesses de la manne pétrolière accentuent les tensions politiques et les inquiétudes des ougandais concernant la redistribution des revenus attendus.
Sur le plan extérieur, l’enclavement du pays rend indispensable les bonnes relations avec ses voisins notamment le Kenya et la Tanzanie qui lui assurent un accès à la mer. Mais la situation sécuritaire demeure précaire aux frontières avec la RDC et le Sud-Soudan.


Une gouvernance défaillante et un environnement des affaires qui peine à s’améliorer

Malgré les réformes entreprises, l’Ouganda souffre d’un manque d’institutions efficaces à même de contrôler le respect des normes judiciaires et réglementaires. Les performances en matière de gouvernance sont médiocres selon les indicateurs de la Banque Mondiale qui classe l’Ouganda au 138ème rang pour l’efficacité du gouvernement et au 123ème pour le respect de la loi. L’Ouganda souffre également d’une forte corruption. Le gouvernement est notamment accusé de manque de transparence dans l’attribution des récents accords pétroliers.


Consultez les études pour chaque pays

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