Population 6,826 millions
PIB 15,393 milliards $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
7,4 |
8,9 |
7,5 |
4,5 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
6 |
8,4 |
6,8 |
6,7 |
| Solde budgétaire / PIB (%) |
3,1 |
0,5 |
-2,5 |
-2 |
| Solde courant / PIB (%) |
-25,6 |
-36,4 |
-28,4 |
-20,2 |
| Dette publique / PIB (%) |
25,6 |
25,2 |
23,2 |
21,3 |
(e) Estimations (p) Prévisions
POINTS FORTS
- Abondantes ressources naturelles : minerais (cuivre, or, nickel, cobalt), hydrocarbures (pétrole, gaz), et matières premières (bois, café, cacao, huile de palme)
- Construction d’unité de production de gaz naturel liquéfié
- Investissements étrangers dans le secteur des matières premières
- Soutien financier des institutions multilatérales
POINTS FAIBLES
- Forte exposition aux catastrophes naturelles
- Faiblesse du réseau d’infrastructures
- Faible taux d’alphabétisation
- Manque de main d’œuvre qualifiée
- Lacunes importantes en termes de gouvernance
- Forte progression de l’endettement extérieur du secteur privé
APPRECIATION DU RISQUE
A l’approche de l’achèvement des travaux du projet d’exploitation de gaz naturel liquéfié, la croissance décélère
En 2012, la croissance est restée très dynamique, portée par les investissements publics et étrangers dans le projet d’exploitation de gaz naturel liquéfié (GNL) et dans l’activité minière (travaux dans plusieurs mines). En 2013, la croissance devrait décélérer en raison du ralentissement des investissements lié à la phase finale du projet de GNL (dont la production et les exportations ne débuteront pas avant 2014-2015). En outre, la consommation privée devrait être moins soutenue en raison de la baisse attendue des revenus des ménages ruraux liée à des cours plus modérés des produits agricoles. Du côté de l’offre, les secteurs non-miniers comme les transports, les télécommunications ou encore les services resteront dynamiques. En revanche, malgré les nouveaux apports de la mine de Ramu Nico (nickel et cobalt), les secteurs des hydrocarbures (pétrole) et des minerais devraient pâtir d’une baisse de la production, plusieurs champs arrivant à maturité.
Par ailleurs, grâce à une demande domestique moins soutenue et l’appréciation du kina, l’inflation devrait être relativement contenue. Néanmoins, l’inflation sous-jacente (hors produits à prix volatils) restera élevée du fait de la persistance de goulots d’étranglement tels que le manque de main d’œuvre qualifiée et d’infrastructures.
Situation financière fragile en attendant le lancement de la production de GNL
En 2012, le projet d’exploitation de GNL explique l’importance du déficit courant. En 2013, les travaux devraient être en phase finale ce qui permettra une décélération marquée des importations de biens et services. Dans le même temps, malgré la production de nickel et de cobalt, plusieurs champs devraient arriver à maturité entraînant une faible progression des exportations minières (trois quarts des exportations). En dépit de la baisse des investissements étrangers (amorcée l’an passé avec la fin du pic de construction du projet de GNL), ces flux de capitaux devraient largement couvrir le déficit courant. La quasi-totalité de ces investissements émanent du secteur privé, ce qui viendra alimenter une dette extérieure privée en forte progression (96% du PIB attendu en 2013 après 82% en 2011 et 12% en 2008).
L’an passé, le pays a affiché un déficit budgétaire du fait de la forte progression des dépenses sociales et des investissements publics dans un contexte électoral (élections en juin 2012). En 2013, le maintien d’un niveau élevé d’investissements publics et la faiblesse des recettes fiscales (liée au ralentissement de la production pétrolière et minière) devraient expliquer le maintien du déficit. Il est probable que la situation s’améliore à moyen terme grâce aux recettes tirées de la production de GNL (avec la création d’un fonds souverain appelé à en gérer les revenus).
Vers une plus grande stabilité politique mais les tensions sociales demeurent
Suite à sa nomination par le Parlement à la tête du pays courant 2011 (liée à la dégradation de la santé du premier ministre Sir Michael Somare, âgé de 76 ans), Peter O’Neill (du parti People’s National Congress) a dû faire face à de fortes tensions politiques dont une tentative de mutinerie de l’armée visant à rétablir Sir Michael Somare (en janvier 2012). Lors des élections générales d’août 2012 le PNC a remporté une large victoire permettant à Peter O’Neill d’être nommé premier ministre avec désormais une véritable légitimité politique qui lui faisait défaut jusque là. La popularité du premier ministre ne devrait pas empêcher le maintien de fortes tensions sociales nourries par les inégalités et la pauvreté : la majorité de la population vit en zone rurale et pratique une agriculture de subsistance. D’autant que la fin des travaux du projet de GNL pourrait exacerber les tensions si les 8000 travailleurs du chantier ne retrouvent pas un emploi.
Par ailleurs, le pays pâtit toujours de lacunes importantes en termes de gouvernance (comme un niveau élevé de corruption).


