Population 97,737 millions
PIB 216,096 milliards $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
7,6 |
3,9 |
5,5 |
5,0 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
3,8 |
4,7 |
3,4 |
4,5 |
| Solde budgétaire / PIB (%) |
-3,5 |
-2,0 |
-2,0 |
-2,0 |
| Solde courant / PIB (%) |
4,5 |
3,3 |
3,8 |
3,5 |
| Dette publique / PIB (%) |
42,2 |
40,5 |
40,1 |
38,7 |
(e) Estimations (p) Prévisions
POINTS FORTS
- L’économie est très performante dans l’électronique (plus de 60% des exportations)
- Les exportations du pays vers l’Asie émergente ne cessent de croitre : elles représentent plus de 45% des exportations en 2011
- La consommation des ménages et les comptes extérieurs profitent des transferts des travailleurs expatriés
- Le secteur des externalisations des services d’entreprise (BPO) est en plein essor
POINTS FAIBLES
- Faible niveau d’investissement, notamment en infrastructure
- Lacunes en termes de gouvernance
- Les inégalités et la croissance démographique pèsent sur les performances économiques
APPRECIATION DU RISQUE
Croissance tirée par la consommation des ménages
La croissance est restée soutenue au premier semestre 2012 et devrait être proche de 5% en 2013. Son principal moteur demeurera la consommation des ménages. Cette dernière représente environ 75% du PIB aux Philippines, soit de loin le ratio le plus élevé parmi les pays d’Asie émergente. La consommation des ménages continuera d’être soutenue par une forte croissance du crédit ainsi que par les transferts des expatriés (plus de 9% du PIB). Du côté de l’offre, notons que le secteur des externalisations des services d’entreprises (BPO) a connu une croissance très forte au cours des dix dernières années. Il représente désormais environ 5% du PIB. Le sous-secteur des centres d’appels emploie désormais davantage de personnes qu’en Inde, qui restait jusqu’à 2011 le pays référence en la matière.
A court terme, le principal risque pesant sur l’activité est un ralentissement de la croissance mondiale, les exportations représentant 50% du PIB. Les Philippines sont d’autant plus exposées à ce canal du commerce que plus de 60% de ses exportations concernent le secteur de l’électronique dont le cycle d’activité est très lié à celui des économies avancées. En outre, la croissance reste contrainte par un faible taux d’investissement, notamment en infrastructure. Afin d’y remédier, le gouvernement a établi 80 projets d’investissement basés sur des partenariats publics-privés dont le montant total correspond à 7,5% du PIB. Même si des progrès sont à noter dans ce domaine, la mise en œuvre des projets d’investissements publics reste freinée par des problèmes de lourdeurs bureaucratiques.
L’inflation devrait rester maîtrisée en 2013. Elle est restée proche du plancher de la zone cible de la banque centrale (3-5%) en 2012. L’indice des prix à la consommation a notamment bénéficié d’une baisse des prix mondiaux de biens agricoles au cours du premier semestre. La dynamique de l’inflation est en effet très dépendante de l’évolution des prix de l’alimentation qui représentent plus de 50% de l’indice (dont 10% du total pour le riz). Dans ce contexte de faibles pressions inflationnistes et afin de limiter l’appréciation du peso, la banque centrale a effectué plusieurs baisses de taux au cours de l’année 2012, si bien que ce taux est désormais à un plus bas niveau historique. C’est un des facteurs expliquant la forte croissance du crédit au secteur privé.
La situation financière du pays reste très solide
Du côté des finances publiques, le déficit budgétaire réalisé devrait de nouveau être inférieur à la cible du gouvernement en 2012. Il restera à un niveau modéré en 2013. Dans ce contexte de faible déficit et de croissance soutenue du PIB, le risque souverain diminue et la dette publique devrait continuer de baisser en 2013.
La situation financière extérieure reste également favorable. Ce sont les transferts des travailleurs expatriés qui garantissent une stabilité forte des comptes extérieurs philippins. Ils se sont montrés particulièrement robustes pendant la crise et permettent d’établir un excédent courant supérieur à 3% chaque année. Les exportations de services ont aussi connu une tendance haussière ces dernières années et celle-ci devrait se poursuivre en 2013. Les Philippines vont donc continuer d’enregistrer un excédent courant. Dans ce contexte, le peso devrait continuer de s’apprécier à un rythme modéré en 2013, sous réserve que la situation économique de la zone euro ne se détériore pas davantage.
Stabilité politique en 2013
La large victoire de Benigno Aquino (Parti libéral) n’a pas connu de contestations majeures lors de l’élection présidentielle de 2010. Cette popularité initiale et le soutien des élites philippines présagent une relative stabilité politique d’ici au prochain scrutin présidentiel en 2016.
Lors de la campagne électorale de 2010, B.Aquino a gagné l’adhésion des votants en axant sa campagne sur la lutte contre la corruption. Mais malgré cette volonté affichée du président, le pays souffre toujours de carences majeures en la matière. Des lacunes persistent aussi dans les domaines du respect des lois et de qualité de la réglementation.
Des améliorations récentes sont cependant à noter du côté de la stabilité politique intérieure : en octobre 2012, le gouvernement philippin a trouvé un accord de paix avec le mouvement de rébellion revendiquant depuis 40 ans la création d’un Etat islamique indépendant dans l’île de Mindanao. Dans ce contexte, le parti du président Aquino devrait conforter sa majorité parlementaire à la suite des élections législatives de mi-mandat de mai 2013. Sur le plan géopolitique, les relations avec la Chine se sont tendues en 2012, ces tensions accrues étant le résultat d’un conflit territorial en mer de Chine méridionale.


