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Rwanda


Population 10,422 millions

PIB 6,950 milliards $US

Evaluation @rating
paysD

Evaluation environnement
des affairesD

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Principaux indicateurs économiques
 201020112012(e) 2013(p)
Croissance PIB (%)

7,2

8,6

7,7

7,5

Inflation (moyenne annuelle)

2,3

5,7

7,9

7,0

Solde budgétaire / PIB (%)*

-13,3

-14,2

-13,2

-14

Solde courant / PIB (%)

-5,9

-7,3

-11,3

-10,2

Dette publique / PIB (%)

14,6

18

18,7

19,1

 

(e) Estimations (p) Prévisions
* hors dons


POINTS FORTS

  • Potentiel géologique : cassitérite (étain), tungstène, or
  • Faible endettement
  • Progrès importants en matière de gouvernance


POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance à l’aide internationale et aux cours des matières premières
  • Enclavement géographique
  • Soumis aux tensions politiques et sociales des pays voisins (RDC)
  • Forte pression démographique et densité de population la plus élevée d’Afrique



APPRECIATION DU RISQUE

 

Une croissance dynamique

La croissance du Rwanda, plutôt épargnée par la crise, restera soutenue en 2013. La demande interne est le moteur essentiel de l’économie. Le secteur des services (commerce, services financiers, tourisme) contribue à la moitié du PIB. Les performances de l’agriculture (34 % du PIB) bénéficieront des bonnes conditions climatiques de 2012, mais son développement reste contraint par la forte pression démographique, les productions vivrières limitant les capacités de productions d’exportation. Le secteur industriel (15% du PIB) est dominé par la construction, l’industrie manufacturière étant pénalisée par le déficit d’infrastructures et la concurrence du Kenya. Le programme d’investissement public dans les secteurs de l’énergie (production et distribution) et des transports soutiendra également l’activité, tout comme l’investissement privé, encouragé par le développement de la micro finance via les coopératives d’épargne et de crédit (SACCO). Le chômage demeure un défi majeur. Il touche particulièrement les jeunes en raison de l’inadéquation des qualifications aux besoins de l’économie. L’inflation ralentira grâce à l’évolution favorable des prix des biens alimentaires et de l’énergie, et à l’impact d’un politique monétaire plus restrictive en 2012.


Des soldes budgétaire et courant déficitaires, mais un risque de surendettement limité par une gestion prudente de la dette

Le déficit budgétaire restera très élevé en 2013. Les dépenses seront orientées vers les capacités productives, la santé, mais aussi la réévaluation des salaires du secteur public (gelés depuis 2006). Certes, les mesures visant à lutter contre l’évasion fiscale et élargir l’assiette de l’impôt permettront d’augmenter les recettes et le programme de privatisation (télécommunications, banques) lancé par l’Etat devrait être source de revenus supplémentaires. Toutefois, la décision de plusieurs pays (notamment Etats-Unis, Royaume-Uni et Pays-Bas) de suspendre leur aide au Rwanda, suspecté de soutenir les rebelles du M23 en RDC, prive le pays d’importantes ressources. Les dons représentent en effet 45% à 50% des recettes budgétaires. En l’absence de repris des flux d’aide extérieur et si le gouvernement ne renonce pas à certaines dépenses, le recours aux crédits auprès des banques locales s’avèrera nécessaire, avec un risque de hausse des taux d’intérêt et d’éviction du secteur privé de l’accès au crédit. Le lancement du "Fonds de développement Agaciro", destiné à récolter des fonds directement auprès des Rwandais (notamment de la diaspora) ne compensera en effet pas l’aide internationale.
Concernant les comptes extérieurs, les exportations de produits alimentaires (café, thé) subiront la baisse des cours et celles de matières premières minérales (étain, tungstène) seront contraintes par une baisse de la production liée au renforcement des contrôles sur l’origine des minerais exportés (Rwanda ou RDC). Les importations de biens manufacturés et d’énergie devraient se ralentir mais rester plus élevées que les exportations, maintenant un solde commercial déficitaire. Les transferts des expatriés et les recettes du tourisme devraient légèrement progresser mais ne permettront pas de combler ce déficit, ce qui se traduira à nouveau par un solde courant négatif en 2013, mais sans aggravation.
La dette extérieure (62 % de la dette publique) est détenue à plus de 80 % auprès de créanciers multilatéraux. Le risque de surendettement du Rwanda reste modéré grâce à une gestion prudente de la dette depuis l’allègement substantiel dont il a bénéficié et à l’accès à des conditions d’emprunt favorables.


Des progrès remarqués en matière de gouvernance qui améliorent l’environnement des affaires dans un contexte politique toujours difficile

Le Rwanda est un pays enclavé, frontalier notamment du Congo (RDC) avec lequel les relations sont tendues par les accusations de soutien des rebelles du M23 par le gouvernement rwandais. Le Président Paul Kagamé a été confortablement réélu en août 2010 pour un deuxième mandat. Mais il fait l’objet de critiques au sein même de son parti (Rwandan Patriotic Front -RPF) et de l’armée, qui ne devraient toutefois pas remettre en cause l’achèvement de son mandat (2017).
Le cadre législatif et règlementaire a été fortement renforcé. La protection de la propriété est garantie par la Constitution (2003), les investissements étrangers sont autorisés dans tous les secteurs, ainsi que le rapatriement du capital et des bénéfices. Le pays a en outre réalisé d’importants efforts pour lutter contre la corruption. Mais des disparités régionales persistent pour la mise en œuvre de ces mesures et des progrès restent à réaliser en matière de libertés civiles ou de protection des droits contractuels.

 


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