Population 9,480 millions
PIB 520,256 milliards $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
6,1 |
3,9 |
1,3 |
1,8 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
1,3 |
3 |
1,1 |
0,7 |
| Solde budgétaire / PIB (%) |
-0,3 |
0,4 |
-0,3 |
-0,6 |
| Solde courant / PIB (%) |
6,8 |
6,9 |
7,2 |
7,6 |
| Dette publique / PIB (%) |
42,1 |
38,4 |
38,6 |
37,2 |
(e) Estimations (p) Prévisions
POINTS FORTS
- Economie ouverte, diversifiée et compétitive
- Spécialisation dans les produits à haute technologie et l’économie verte
- Consensus politique autour du modèle scandinave
- Processus d’allégement de la fiscalité
- Secteur bancaire résistant
- Richesse nette des ménages significative
POINTS FAIBLES
- Chômage des jeunes élevé
- Vieillissement de la population
- Endettement des ménages significatif
APPRECIATION DU RISQUE
Quasi-stabilité de la croissance en 2013
En 2012, la consommation des ménages, l’investissement, les dépenses publiques et les exportations ont ralenti, enlevant 2,6 points à la croissance. L’effritement de la confiance des ménages et des entreprises tout au long de 2012 laisse anticiper une légère décélération des dépenses privées et de l’investissement qui resteront néanmoins les principaux moteurs de l’activité en 2013. Les dépenses publiques progresseront ainsi que la reconstitution des stocks. Le commerce extérieur apportera une contribution légèrement négative à la croissance.
Modeste progression de la consommation des ménages et investissement soutenu par les dépenses publiques
Malgré la légère progression de leur revenu disponible et un niveau élevé du taux d’épargne (près de 10% du revenu disponible –RD-), les ménages n’accéléreront que modestement leurs dépenses en 2013. La morosité du marché de l’emploi, la hausse du chômage (8% de la population active) qui touche 23% de la population jeune pousseront en effet les ménages à la prudence. La chute des prix des logements (une baisse de plus de 7% attendue en 2013 après un recul de 5% en 2012) aura également un effet négatif sur les dépenses, d’autant que les ménages affichent un niveau très élevé d’endettement (170% du revenu disponible). Cet ajustement des prix immobiliers fait suite à une hausse continue (d’environ 7,5% en moyenne) depuis le début de la crise. En dépit de la faiblesse des taux, l’investissement résidentiel ne devrait progresser que modestement. La décélération des mises en chantier au second semestre de 2012 permet d’anticiper ce ralentissement.
Face à la diminution du taux d’utilisation des capacités de production et des commandes enregistrées sur le marché domestique et à l’international à la fin de 2012, les entreprises feront preuve de prudence en matière d’investissement. Ce dernier sera néanmoins favorisé par la décision du gouvernement de consacrer une enveloppe de 23 milliards de SEK (0,6% du PIB) au financement notamment des infrastructures minières. Dans ce contexte, l’objectif d’un retour à un excédent budgétaire en 2013 ne devrait pas pouvoir être atteint. La dette publique en revanche devrait se réduire grâce à divers projets de privatisation.
Exportations handicapées par le ralentissement de la demande et la parité élevée de la devise suédoise
Les exportations suédoises représentent la moitié du PIB et sont très majoritairement orientées vers l’Europe (70%), l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Danemark et la Finlande totalisant à eux quatre un tiers de ces ventes. Les exportations ont décéléré significativement en 2012, sous l’effet de la récession dans la zone euro et du niveau de change défavorable de la couronne suédoise qui a atteint son plus haut contre l’euro à la mi-2012. Elles devraient souffrir de la poursuite du creux conjoncturel attendu dans la plupart des pays du nord de l’Europe en 2013. De plus, la parité élevée de la devise se maintiendra et pèsera sur la compétitivité-prix des entreprises, les fondamentaux de l’économie suédoise continuant d’attirer les investisseurs. Dans ce contexte de léger ralentissement, la Sveriges Riksbank devrait baisser son taux directeur au cours de cette année. Cela pourrait concourir à une légère dépréciation de la devise suédoise vers la fin de 2013, et alléger le service de la dette des ménages détenteurs de prêts immobiliers à taux variable (environ 60% des crédits en vigueur). Mais en octobre 2012, alors que le ralentissement de l’économie se faisait déjà sentir, la banque centrale a décidé de donner la priorité à la maîtrise de l’endettement des ménages. Une baisse des taux ne devrait donc pas être décidée dans les premiers mois de l’année, sauf à voir la conjoncture européenne se dégrader plus qu’attendu.
Progression significative des faillites
Le secteur bancaire est robuste mais pourrait être fragilisé notamment par ses engagements dans le secteur immobilier. Mais à ce stade, l’ajustement des prix des logements est graduel. L’accès au crédit bancaire ne devrait pas se durcir, mais la demande pourrait, quant à elle, être moins soutenue, dans un contexte de prudence des ménages et des entreprises. Parmi les secteurs exportateurs qui pâtiront le plus de la baisse des commandes et de la parité élevée de la couronne suédoise, ceux de la mécanique, de l’électronique, de l’automobile et des produits chimiques seront les plus touchés. La confiance s’est également détériorée dans la construction et la distribution. Ces difficultés se reflètent dans l’évolution des faillites : elles ont progressé de plus de 18% au cours du 3ème trimestre 2012, comparée à la même période de 2011 et leur nombre est supérieur de plus de 25% à celui enregistré avant la crise. Cette tendance se reflète dans la légère progression de l’indice des incidents de paiement de Coface, qui demeure néanmoins inférieur à la moyenne mondiale.


