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Population 8,002 millions

PIB 622,855 milliards $US

Evaluation @rating
paysA1

Evaluation environnement
des affairesA1

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Principaux indicateurs économiques
 201020112012(e) 2013(p)
Croissance PIB (%)

3

1,9

0,7

1,1

Inflation (moyenne annuelle)

0,7

0,2

-0,6

0,5

Solde budgétaire / PIB (%)

0,4

0,4

0

0,4

Solde courant / PIB (%)

13,4

11,2

11,3

9,8

Dette publique / PIB (%)

36,3

35,2

35

33

 

(e) Estimations (p) Prévisions


POINTS FORTS

  • Stabilité de l’environnement politique
  • Efficacité de la politique monétaire et de la gestion des finances publiques
  • Fiscalité avantageuse
  • Progrès dans la coopération internationale contre la fraude fiscale
  • Positionnement des entreprises sur des secteurs à forte valeur ajoutée
  • Richesse des ménages élevée


POINTS FAIBLES

  • Très forte dépendance au commerce international
  • Fortes pressions à l’appréciation du franc suisse
  • Disparité de la fiscalité des entreprises selon les cantons et les municipalités
  • Approche controversée des relations avec L’Union européenne
  • Hausse importante des dépenses liées à la santé
  • Dette élevée des ménages

APPRECIATION DU RISQUE

 

Consommation des ménages et investissement des entreprises, moteurs de la croissance en 2013

La consommation des ménages sera moins soutenue en 2013, mais restera néanmoins le principal contributeur à la croissance qui accélèrera très légèrement. Les taux d’intérêt très faibles, l’abondance des liquidités, la vigueur non démentie de l’immigration et les anticipations d’un retour modéré de l’inflation contrebalanceront la moindre progression des salaires et la hausse sensible du chômage. L’investissement résidentiel devrait encore progresser au risque d’alimenter une forte progression des prix. Mais les mesures macro et micro prudentielles mises en place l’an dernier par la Banque nationale suisse (BNS) devraient participer à maintenir la progression des prêts hypothécaires sous contrôle. Par ailleurs, bien qu’endettés (plus de 155% du revenu disponible), les ménages affichent une richesse nette quatre fois supérieure.
Après avoir notablement ralenti l’an dernier, l’investissement productif se redressera mais le niveau élevé des stocks à la fin de l’année dernière et l’érosion du taux d’utilisation de leurs capacités poussera les entreprises à la prudence. Cette tendance sera renforcée par la perspective d’un creux conjoncturel en Allemagne, premier partenaire commercial des entreprises suisses (20% des débouchés en 2011), en France (7%), un ralentissement aux Etats-Unis (10%), une faible reprise au Royaume-Uni (4%) et une poursuite de la récession en Italie (8%).                                                         


Ancrage réussi du franc suisse à l’euro et gestion prudente des finances publiques

Pour la seconde année consécutive, la balance courante apportera une contribution négative à l’activité. La fixation par la BNS d’un plancher à l’appréciation de la devise helvète s’est maintenue en 2013 et cette politique sera probablement reconduite en 2013. Même si les entreprises estiment que ce plancher devrait être relevé, le soutien de la banque leur a permis d’avoir davantage de visibilité, et de limiter la contraction des exportations. Les parts de marché gagnées en Asie (Hong Kong et Singapour) ne permettront cependant pas de compenser le recul de la demande des pays périphériques de la zone euro et le ralentissement, depuis le troisième trimestre dernier, des pays du cœur de l’Union monétaire. Les importations progresseront plus vite que les exportations, ce qui contribuera à la réduction de l’excédent de la balance courante. 
La robustesse de l’économie permettra à l’Etat fédéral de stabiliser ses recettes fiscales tout en réduisant légèrement ses dépenses, limitant ainsi la décélération de son excédent budgétaire. La dette publique devrait continuer de se réduire autour à 33% du PIB. 


Remise en cause du modèle bancaire

Le secteur bancaire suisse a longtemps bénéficié de son activité de gestion défiscalisée des avoirs des non-résidents. Ce modèle est aujourd’hui remis en cause par les normes fiscales internationales et les divers accords fiscaux bilatéraux signés par la Suisse avec ses grands partenaires. Cela conduit à une baisse de l’activité de gestion de cette catégorie d’avoirs et une réduction des marges brutes des banques. Dans ce contexte, la concurrence entre les banques devrait s’intensifier ainsi que les restructurations. En outre, malgré l’allègement en cours de leurs bilans, les deux grandes banques à vocation  internationale constituent un risque pour la stabilité financière du pays. Elles représentent en effet 52% des actifs bancaires et plus de 250% du PIB en 2011 et leurs capacité d’absorption de pertes éventuelles est encore faible.


Les marges des entreprises exportatrices sous pression

Les entreprises exportatrices –hormis les secteurs de l’horlogerie- devront probablement faire encore des concessions en matière de prix de vente en francs suisses en 2013 pour maintenir leurs parts de marché. Cela concerne les secteurs du papier, du textile et de l’aménagement intérieur (concurrence très vive depuis le début de la crise), la mécanique et les produits électroniques (morosité de l’investissement chez un grand nombre de partenaires commerciaux) et, dans une moindre mesure, la chimie-pharmacie, les matières plastiques. Les industries agroalimentaires seront quant à elles affectées par le niveau élevé des prix des matières premières et le tourisme continuera de faire face à de graves difficultés. Les secteurs dédiés à la consommation des ménages devraient continuer de bénéficier de la bonne orientation des dépenses privées.
Les entreprises devraient toutefois disposer des ressorts nécessaires pour faire face au creux conjoncturel, d’autant que leurs profits se situent à un niveau élevé (autour de 110 Mds CHF, soit 18% du PIB). Cette situation est d’ailleurs reflétée par l’évolution des faillites qui ont diminué de 2% sur les dix premiers mois de 2012 (comparée à la même période de 2011) et par la bonne expérience de paiement de Coface.


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