Population 1,119 millions
PIB 4,214 milliards $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
9,5 |
10,6 |
10,0 |
10,0 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
6,8 |
13,5 |
12,0 |
8,0 |
| Solde budgétaire / PIB (%) |
50,4 |
50,2 |
37,9 |
31,1 |
| Solde courant / PIB (%) |
48,1 |
55,0 |
43,5 |
36,2 |
| Dette publique / PIB (%) |
0 |
0 |
1,1 |
3,0 |
(e) Estimations (p) Prévisions
POINTS FORTS
- Ressources pétrolières et gazières abondantes
- Saine gestion des recettes pétrolières grâce à la création d’un fonds souverain
- Proximité géographique de partenaires commerciaux dynamiques (Indonésie, Corée du Sud)
- Stabilisation progressive de la situation politique et institutionnelle
POINTS FAIBLES
- Vulnérabilité aux aléas climatiques
- Sous-développement des infrastructures
- Dépendance élevée aux cours des matières premières
- Pauvreté endémique
- Faible intermédiation bancaire
APPRECIATION DU RISQUE
Une croissance dynamique
L’activité a été largement portée en 2012 par des exportations de pétrole soutenues. Les dépenses publiques constituent aussi un moteur de la croissance, l’objectif du gouvernement étant d’assurer une redistribution équitable des revenus pétroliers. Avec des cours soutenus en 2013, les recettes pétrolières resteront importantes. Néanmoins, le pays pâtira du retrait des membres de la mission de l’ONU (présente depuis les violences de 2006), effectué depuis fin 2012. En effet, leur consommation équivalait à environ 10% du PIB.
Du côté de l’offre, la croissance sera tirée en 2013 par les bonnes performances des secteurs exportateurs. Leur diversification reste cependant lente, la base exportatrice étant majoritairement constituée par le pétrole et le café. Le secteur agricole (dans lequel 70% de la population évolue) bénéficie d’investissements insuffisants. Les performances du secteur manufacturier, dont le futur développement proviendra de la bonne utilisation des recettes pétrolières, demeurent faibles. Le secteur des télécommunications affichera de solides performances, porté par sa libéralisation réalisée en 2012. Le développement du secteur gazier resté lié à la décision gouvernementale concernant le traitement des puits de gaz naturel (en offshore ou onshore), qui devrait intervenir courant 2013 et marquer le lancement de vastes projets d’investissement.
En 2012, les dépenses publiques pré-électorales ainsi que des pénuries sur différents biens de consommation ont renforcé l’inflation. Elle restera importante en 2013, en raison de prix alimentaires élevés, malgré le départ des forces de l’ONU.
Des investissements publics en très forte augmentation
Le gouvernement a considérablement accru ses dépenses dans différents domaines. Elles s’effectuent dans le cadre du plan de développement stratégique 2011-2030 avec des investissements massifs dans l’éducation, la santé, les infrastructures et les secteurs stratégiques (agriculture, tourisme, hydrocarbures), afin de réduire la pauvreté. Néanmoins, le gouvernement puise de plus en plus dans la manne du Fonds pétrolier, doté des 10 Mds de dollars. Une loi datant de 2006 lui interdit de prélever plus de 3% de la richesse pétrolière estimée pour financer le budget, mais les fonds effectivement prélevés sont plus importants. Face aux menaces liées à l’amenuisement progressif du Fonds (et à la faiblesse des recettes domestiques), les dépenses devraient se stabiliser en 2013. En 2012, le pays a été contraint de recourir pour la première fois à des prêts concessionnels (Banque Mondiale, Banque Asiatique de Développement) et surtout non-concessionnels. Néanmoins, la vulnérabilité du pays demeure très faible, eu égard à une dette publique quasi-nulle.
Fort excédent courant maintenu
Grâce aux cours pétroliers élevés qui assureront des revenus conséquents, l’excédent courant demeurera très élevé en 2013. La balance commerciale hors-pétrole sera, quant à elle, largement en déficit, en raison d’importations croissantes de biens nécessaires au développement des infrastructures (équipements électriques, machines, etc.), largement supérieures aux exportations non-énergétiques, constituées à 90% de café. De plus, le pays est en attente d’intégrer l’ASEAN, ce qui conforterait officiellement son intégration régionale.
Le dollar, la monnaie du pays, donne au Timor une certaine stabilité économique mais limite cependant les moyens d’action de la banque centrale afin de réduire la volatilité des prix et la dépendance envers les importations alimentaires.
Stabilisation de la situation politique
La consolidation de la paix devrait prévaloir après le départ des forces de maintien de la paix de l’ONU, organisé fin 2012. Dix ans après l’indépendance, deux scrutins majeurs ont été remportés par le Congrès National pour la Reconstruction du Timor. J-M de Vasconcelos a été élu Président et son parti a remporté les élections législatives, n’obtenant toutefois pas la majorité absolue des sièges. Ainsi, un gouvernement de coalition est au pouvoir. Les tensions politiques ne sont cependant pas nulles, avec l’opposition forte du parti Freitlin. Le risque de tensions sociales n’est pas à écarter en raison d’un chômage élevé, principalement chez les jeunes, qui manquent des compétences nécessaires pour occuper la plupart des postes.
L’environnement des affaires et la gouvernance restent parmi les plus mauvais d’Asie du Sud-est. Cependant, des progrès notables en termes de transparence de données et de gestion des ressources ont déjà été effectués. Le pays a ainsi été le troisième au monde à être conforme à l'Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives.


