Population 13,921 millions
PIB 20,682 milliards $US
Evaluation @rating
pays
Evaluation environnement
des affaires
| 2010 | 2011 | 2012(e) | 2013(p) | |
|---|---|---|---|---|
| Croissance PIB (%) |
7,6 |
6,6 |
7,3 |
8,0 |
| Inflation (moyenne annuelle) |
8,5 |
8,7 |
7,0 |
6,7 |
| Solde budgétaire* / PIB (%) |
-4,9 |
-4,5 |
-7,5 |
-5,6 |
| Solde courant / PIB (%) |
5,6 |
0,4 |
-2,4 |
-1,8 |
| Dette publique / PIB (%) |
26,6 |
27,7 |
29,5 |
28,4 |
(e) Estimations (p) Prévisions
* hors dons
POINTS FORTS
- Richesses minières (cuivre : 1er pays d’Afrique, 7ème mondial, cobalt, uranium, or, diamants)
- Potentiel hydroélectrique majeur
- Atouts touristiques
- Système démocratique
- Position centrale en Afrique méridionale
POINTS FAIBLES
- Dépendance au marché du cuivre
- Enclavement et dépendance aux voies de communication des pays voisins
- Production d’électricité limitée et réseaux de transport défaillants
- Chômage élevé des jeunes dans les centres urbains
- Fortes inégalités, carences sanitaires, éducatives et administratives
APPRECIATION DU RISQUE
Maintien d’une forte croissance
La croissance, soutenue en 2012, restera vive en 2013. La forte augmentation des salaires minimum dans plusieurs secteurs (67% en moyenne) intervenue mi-2012 continuera à avoir des effets positifs sur la consommation. L’activité minière, sur laquelle repose en grande partie l’économie zambienne, progressera en raison de l’augmentation de la capacité de mines existantes (Konkola) et de l’ouverture de nouvelles mines. La construction profitera du développement des installations minières, de la construction des routes et de logements et de la réalisation de grands projets (construction d’une fonderie de cuivre, de la centrale hydroélectrique de Batoka). Le secteur des services (télécommunications, commerce et services financiers) contribuera toujours pour près de la moitié du PIB.
L’inflation, alimentée par la hausse prix des produits alimentaires et de l’énergie (donc de l’essence, renchérissant les coûts de transport dans ce pays enclavé) ralentira en 2013 et retrouvera un niveau inférieur à la cible (7%) de la Banque centrale.
La Zambie est entrée dans un processus de dé-dollarisation avec l’interdiction, depuis mai 2012, d’utiliser des devises étrangères pour effectuer des opérations commerciales dans le pays, les contrevenants pouvant être sanctionnés (amendes voire peines de prison). Comme l’Angola, la RDC ou le Ghana par exemple, le pays recherche ainsi une meilleure efficacité de sa politique monétaire.
Une politique budgétaire accommodante
Les dépenses ont été globalement plus élevées que le budget prévisionnel en 2012 (achats de maïs via la Food Reserve Agence à prix fixes pour garantir aux producteurs des revenus suffisants, retraites, salaires) et l’amélioration des recettes n’a pas été suffisante pour éviter une dégradation du solde budgétaire. Le gouvernement maintiendra une politique expansionniste en 2013, les dépenses (26% du PIB) devant être davantage ciblées sur les infrastructures, la santé et l’éducation restant également prioritaires. L’accroissement attendu des revenus provenant du secteur minier, d’un élargissement de l’assiette (réduction des exemptions) et d’une amélioration du recouvrement devraient permettre une réduction du déficit annoncé. La première émission souveraine, d’un montant de 750 Mns$, destinée au financement d’infrastructures a été un succès. La dette publique reste faible après l’allègement dont a bénéficié le pays en 2006.
Léger déficit courant entretenu par des importations élevées
Le déficit courant apparu en 2012 devrait se confirmer en 2013 sans s’aggraver. Les exportations, dominées par le cuivre (plus de 80% du total) augmenteront à la faveur notamment des mesures prises pour améliorer la comptabilisation, au niveau des compagnies minières, des volumes exportés. Mais les importations, de biens d’équipement pour le développement minier et manufacturier, mais aussi de produits pétroliers resteront élevées. Les achats de services et le rapatriement de dividendes par les compagnies étrangères contribueront à maintenir un solde courant déficitaire qui sera financé par les investissements étrangers et l’emprunt. La part de l’aide extérieure s’est réduite, compte tenu de l’accession de la Zambie au statut de pays à revenu intermédiaire, et représente désormais moins de 2% du PIB. La situation financière extérieure n’en demeurera pas moins satisfaisante.
L’alternance politique a joué mais les progrès en matière de gouvernance sont lents
Les élections d’octobre 2011 ont amené au pouvoir le nouveau président Michael Sata et le Patriotic Front (PF), succédant au Movement for Multiparty Democracy (MDD). Des signes de concentration des pouvoirs par le Président, l’apparition de dissensions au sein du gouvernement et des tensions entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire pourraient détériorer le climat social et politique. Toutefois, la stabilité du pays ne devrait pas être menacée jusqu’aux prochaines élections (2016).
Le nouveau président semble faire preuve de pragmatisme et être plus conciliant avec les investisseurs étrangers (notamment chinois) que ne le laissait présager sa campagne électorale. Les relations entre la Chine, principal investisseur dans le pays, sont cependant plus conflictuelles avec le PF que celles qui prévalaient avec le MDD. Les tensions sur les conditions de travail dans les mines gérées par les compagnies chinoises sont régulièrement l’objet de revendications et parfois d’émeutes comme ce fût le cas à l’été 2012 dans la mine de charbon de Collum.
Les mesures visant à prévenir et à condamner les pratiques de corruption tardent à produire leurs effets. Des lacunes persistent par ailleurs, notamment en matière de qualité de la réglementation et de droits de propriété.


