| Pays | Notes @rating | Surveillance positive depuis |
|---|---|---|
| Etats-Unis | A2 | avr. 2012 |
| Pays | Notes @rating | Surveillance negative depuis |
|---|---|---|
| Australie | A1 | avr. 2012 |
| Nouvelle-Zélande | A1 | avr. 2012 |
| République tchèque | A2 | déc. 2011 |
| Slovaquie | A3 | déc. 2011 |
pays sous surveillance positive
Etats-Unis (A2)
APPRECIATION DU RISQUE
La consommation des ménages est bien orientée
Des signes modestes, mais positifs, ont donné l’espoir à la fin de 2011 qu’enfin l’économie se redressait. Des tendances négatives sont toujours à l’œuvre début 2012. Mais de bonnes nouvelles se confirment et soutiennent la consommation des ménages, principale composante de l’activité (71% du PIB). L’année électorale a poussé les responsables démocrates et républicains à conclure un accord en février pour la reconduction de la réduction des charges salariales et de la durée d’indemnisation du chômage de 54 à 99 semaines jusqu’à la fin 2012. L’orientation à la hausse du marché de l’emploi, pour le sixième mois consécutif, touche dorénavant un nombre plus important d’Etats. Mais le rythme de créations reste insuffisant pour réduire significativement le nombre des chômeurs et absorber les nouveaux arrivants. Le chômage demeure donc élevé (autour de 8,3%). Néanmoins, on observe une inflexion à la baisse depuis mi-2011 des Américains en situation précaire, ce qui porte à 15% le taux de chômage en incluant ce segment de la population active. Dans ce contexte, l’indice de confiance des ménages demeure à un niveau élevé, en dépit de la progression des prix de l’essence à la pompe, et de la stagnation du revenu disponible. L’épargne des ménages, quant à elle, continue de décélérer légèrement (4,5% au quatrième trimestre, contre 5% au premier) et l’endettement, tout en demeurant élevé (146% du revenu disponible) recule (168% en 2007). Les incertitudes autour des mesures qui pourraient être prises après les élections présidentielles pour assainir les finances publiques et la progression de l’inflation pourraient cependant pousser le consommateur à plus de prudence dans ses dépenses. Le déficit budgétaire se réduira cette année mais la dette continuera de gonfler.
La politique accommodante de la Réserve Fédérale se poursuit en 2012. Après deux quantitative easing qui se sont achevés en juin dernier, l’opération Twist de 400 milliards de dollars, en vigueur jusqu’en juin 2012, devrait permettre de maintenir les taux hypothécaires attractifs, ce qui favorisera l’investissement résidentiel qui cessera de se contracter (+3,5%). Toutefois, ce redressement sera modeste, l’excès d’offre continuant de peser sur la demande.
Les exportations décélèrent en ligne avec l’affaiblissement de la demande européenne
L’investissement productif (équipements et logiciels) apportera de nouveau une contribution positive à la croissance, avec néanmoins un léger ralentissement (+7%), les entreprises faisant également preuve de prudence face aux incertitudes économiques et politiques. Les exportations, qui ont été un moteur essentiel de l’activité en 2011, n’afficheront pas les mêmes performances. Malgré la probable légère dépréciation du billet vert, elles devraient décélérer en ligne avec le ralentissement de la demande extérieure. En effet, la récession attendue en zone euro touchera les ventes américaines (15% du total) directement, mais aussi indirectement via les sociétés américaines implantées en Asie. Les effets négatifs viendront également du Japon (5% des ventes à l’étranger) où la reprise sera faible. La Chine (7%) est également vulnérable à un ralentissement de la demande de la zone euro, l’un de ses principaux partenaires. De plus, il n’est pas exclu de voir l’utilisation de mesures protectionnistes s’intensifier de part et d’autre du Pacifique, à l’instar de la hausse des taxes à l’importation de véhicules américains décidée par la Chine en décembre 2011 et qui vient contrecarrer la volonté des autorités américaines de faire évoluer le modèle économique américain vers l’exportation de produis manufacturés.
Recul confirmé des faillites
Le secteur bancaire est globalement plus solide qu’en 2008 : meilleure capitalisation, amélioration de la qualité des crédits grâce à la baisse des défauts des ménages et des entreprises revenus aux niveaux d’avant la crise. Mais des fragilités subsistent, en raison notamment de l’exposition du secteur aux contreparties privées et publiques de la zone euro (750 milliards de dollars à juin 2011). Par ailleurs, les engagements de certaines banques régionales dans le secteur immobilier continuent de rendre l’accès au crédit problématique pour les PME. Ces dernières représentent près de 85% des emplois américains et, contrairement aux grandes entreprises qui affichent un taux très élevé d’autofinancement (118%), dépendent du crédit bancaire pour leur activité. Mais dans l’ensemble, les entreprises sont peu endettées, ce qui constitue un atout dans un contexte macroéconomique fragile. Les faillites ont significativement reculé en 2011 (-15%).
pays sous surveillance negative
Australie (A1)
APPRECIATION DU RISQUE
Croissance soutenue mais performances des secteurs non-miniers sous tension
Après le ralentissement de l’activité en 2011 (2%) à la suite des inondations dévastatrices qui se sont produites à la fin de 2010 et au début de 2011), la croissance devrait s’accélérer (2,7%) profitant d’un effet de base et surtout du rebond de l’investissement. En effet, les entreprises des secteurs minier (charbon et minerai de fer) et énergétique (gaz de charbon et gaz naturel) devraient accélérer la réalisation de grands projets au nord du pays évalués à 461 milliards de dollars américains. En dépit du ralentissement attendu de la croissance des pays asiatiques, les exportations minières et énergétiques continueront d’enregistrer une forte progression. Néanmoins, ces performances masquent les difficultés du secteur manufacturier et du tourisme qui souffrent d’un désavantage compétitivité-prix dû à l’appréciation du dollar australien. Les pressions baissières qui se sont produites sur la devise à partir du second semestre 2011, sous l’effet du mouvement d’investisseurs se tournant vers des monnaies d’économies moins dépendantes des matières premières ont été de courte durée et depuis le début de l’année, le dollar s’est affermi à nouveau. Sauf intensification de la crise en zone euro, le dollar devrait se maintenir à un niveau élevé, ce qui dans un contexte d’investissement soutenu, favorisera les importations. Le commerce extérieur continuera donc de contribuer négativement à la croissance et la balance courante demeurera déficitaire.
La confiance des ménages est moins bien orientée
La consommation des ménages continue d’être un moteur de la croissance mais sa progression en 2012 demeurera inférieure à celle d’avant la crise. L’indice de confiance des ménages affiche une moins bonne orientation en dépit de la baisse du taux directeur de la Reserve Bank of Australia à 4,25% en décembre dernier. Cette décision allège en effet le service de la dette immobilière des ménages qui ont majoritairement contracté des crédits à taux variables. Les dépenses discrétionnaires, en particulier celles liées aux loisirs sont actuellement contraintes, les ménages préférant se désendetter (plus de 150% du revenu disponible –RD-), et continuer d’approvisionner leur épargne de précaution (9,2% du RD contre 3,1% en 2007). L’investissement résidentiel pourrait stagner, voire décélérer légèrement, cela en dépit de la pénurie chronique de logements dans la plupart des grandes villes australiennes. Les prix déjà élevés devraient donc être poussés à la hausse.
Malgré la bonne tenue de l’économie, les recettes fiscales ne progresseront que faiblement. Mais le déficit budgétaire se réduira (-1,5%) grâce à la décélération des dépenses. La dette publique, quant à elle, affichera un niveau très satisfaisant (30%).
Les faillites des entreprises ont fortement augmenté
L’économie australienne se partage entre un secteur minier très performant et des secteurs manufacturier, agricole et touristique davantage sensibles à la compétitivité-prix. Or, le dynamisme et la solidité du secteur minier dans l'économie attirent une main-d’œuvre qualifiée et poussent les salaires à la hausse au détriment des autres secteurs d’activité qui ont des difficultés à recruter et à maintenir la même offre de rémunération. Autant de facteurs qui fragilisent ces entreprises et pèsent sur leurs marges. Le ralentissement dans la construction pourrait freiner sensiblement l’activité des entreprises du BTP qui, toutefois, seront largement bénéficiaires des investissements miniers ainsi que de ceux réalisés dans les infrastructures portuaires et ferroviaires. Dans un contexte de crédit toujours difficile d’accès, les délais de paiement ont tendance à s’allonger. Les faillites d’entreprise se sont accélérées au second semestre 2011 (13,3%), ce qui est reflété par l’indice des incidents de paiement Coface, qui se situe au-dessus de la moyenne mondiale.
Nouvelle-Zélande (A1)
APPRECIATION DU RISQUE
L’investissement, public et privé, principal contributeur à la croissance en 2012
Les deux tremblements de terre qui se sont produits dans la région de Canterbury en septembre 2010 et en février 2011 ont détruit 10% de la richesse du pays. L’activité économique a donc ralenti en 2011. Malgré l’accélération de la croissance attendue cette année, tirée par la consommation des ménages, mais surtout par l’investissement privé et public, des fragilités apparaissent dans les industries manufacturières et dans leurs performances à l’exportation. Dans ce contexte, la balance commerciale continue d’apporter une contribution négative.
La consommation des ménages demeure favorisée par la progression, même modérée, des salaires réels et par un marché du travail mieux orienté, en ligne avec le rebond de l’investissement. Le taux de chômage devrait se stabiliser autour de 6% de la population active. Néanmoins, les dépenses sont limitées par le processus de désendettement entrepris depuis 2008 et qui s’est traduit par une réduction de 10 points de la dette retombée à 147% du revenu disponible (RD). Elles sont également contraintes par la reconstitution de l’épargne, négative au moment du déclenchement de la crise, et aujourd’hui au-dessus de 5% du RD. L’investissement résidentiel est soutenu par l’augmentation du nombre de ménages accédant à la propriété pour la première fois, attirés par le maintien de taux hypothécaires bas (6 ,5% contre 9,5% avant la crise) et par la décélération des prix depuis l’automne 2011. Il sera également dynamisé, sur la seconde partie de l’année, par la reconstruction des logements détruits dans le Canterbury. Cette perspective dépend néanmoins de l’arrêt total des secousses sismiques qui perduraient à la fin 2011 et du règlement des dossiers d’assurance. Les dommages sont évalués à plus de 25 milliards de dollars américains sur cinq ans (structures commerciales et infrastructures comprises). Dans ce contexte, le gouvernement a inscrit plus de 9 milliards au budget 2011, ce qui a doublé le déficit. Dans les années à venir, et dans la perspective de la maîtrise des finances publiques, les choix du gouvernement en matière de dépenses seront fortement limités. Cela rend improbable le soutien public à d’autres projets que ceux de la reconstruction de Christchurch et sa région. La réduction du déficit budgétaire devrait être amorcée dès cette année, mais la dette de l’Etat devrait dans le même temps croître rapidement, demeurant néanmoins contenue.
Le secteur minier tire les exportations
Les importations ont regagné en deux ans le terrain perdu pendant l’année de récession, les entreprises profitant de l’appréciation du dollar néo-zélandais pour accélérer leurs achats. Elles devraient ralentir autour de 6% en 2012, en raison du ralentissement de la reconstitution des stocks de biens intermédiaires et de consommation courante. Les exportations, quant à elles, avaient globalement peu souffert en 2009 portées par la demande vive de l’Australie son premier partenaire (23%), et de l’Asie émergente (32%). Elles devraient s’accélérer en 2012, soutenues par le dynamisme du secteur minier, alors que les secteurs manufacturier et du tourisme demeureront handicapés par le niveau élevé de change du dollar néo-zélandais. Ce change défavorable est provoqué notamment par la conversion des revenus des exportations de matières premières et l’attrait de la devise pour les investisseurs étrangers. Les prix des matières premières (lait, laine, bétail et bois) devraient rester élevés, voire augmenter en ce qui concerne le lait et la viande, en ligne avec une demande soutenue des pays émergents et le niveau faible des stocks. Mais le contexte reste incertain, et les exportations pourraient souffrir d’un ralentissement plus marqué qu’attendu de l’Asie émergente, et de la Chine en particulier (10% des exportations). D’autant qu’alors l’activité de l’Australie serait davantage affectée et, par ricochet, celle de la Nouvelle-Zélande.
Progression spectaculaire des faillites
La reconstruction de la région de Christchurch soutient l’activité du secteur bâtiment et travaux publics et les branches connexes, comme les bureaux d’architecte, les matériaux de construction, le bois… Les exportateurs de produits manufacturés et de services liés au tourisme pâtissent du niveau élevé du change et, pour les premiers, de la hausse des coûts des intrants que la vigueur de la devise ne permet pas de compenser totalement. Dans le cas d’une volatilité soutenue du dollar néo-zélandais, les petites structures sont fragilisées, ne disposant généralement pas de l’expertise pour se couvrir contre ce risque. Après l’enthousiasme suscité par la coupe du monde de rugby l’an dernier, il convient de rester vigilant vis-à-vis des secteurs dédiés au marché domestique. Les faillites des entreprises ont affiché au quatrième trimestre 2011 une progression spectaculaire de 174% par rapport à la même période de 2010, reflétée par la légère augmentation de la courbe des incidents de paiement de Coface, qui reste néanmoins inférieure à la moyenne mondiale.
République tchèque (A2)
APPRECIATION DU RISQUE
Une croissance dépendante de la demande européenne
La reprise de l’économie tchèque a été tirée par les exportations, ventes de véhicules, de machines et d’équipements en tête. Toutefois, en 2012, la croissance devrait ralentir en raison de la poursuite du processus de consolidation fiscale et de la récession en zone euro. Malgré la bonne performance du secteur de l’équipement automobile (20% des exportations) en 2011), celui-ci devrait être particulièrement touché par la contraction de la demande externe, notamment de l’Allemagne, principal partenaire commercial du pays. La production d’équipements informatiques et électroniques, ainsi que de produits pharmaceutiques orientés à l’exportation, devrait également se réduire. L’investissement direct étranger, qui a joué un rôle-clé dans le dynamisme de l’économie tchèque avant la crise, demeurera atone. Toutefois, l’investissement domestique, notamment dans le secteur de l’équipement informatique, restera soutenu par le crédit bancaire, convenablement réglementé et qui dispose d’une large base de dépôts. Le secteur bancaire est, en effet, resté solvable et liquide pendant la crise. Par ailleurs, la consommation des ménages, qui bénéficiera d’une baisse du taux de chômage à moins de 9%, restera contrainte par le durcissement des mesures d’austérité budgétaire. En effet, les ménages devront supporter des dépenses supplémentaires en matière de santé et d’éducation, sans compter le relèvement du taux de TVA unique, qui devrait entrer en vigueur en 2012.
Des réformes indispensables à l’assainissement des finances publiques
Le gouvernement, rappelé à l’ordre fin 2009 par la Commission européenne, doit ramener le déficit budgétaire à 3% d’ici à 2013. Après d’âpres discussions au sein de la coalition, le gouvernement a approuvé une série de réformes budgétaires (santé, retraites et système fiscal) afin de réduire le déficit et de limiter l’augmentation du stock de dette publique. Les réformes les plus importantes concernent la baisse des avantages fiscaux sur l’épargne logement et le durcissement des conditions d’obtention des indemnités chômage. En outre, la mise en place du taux de TVA unique permettra de gonfler les recettes publiques. La dette publique, en progression de plus de dix points de PIB par rapport à 2007, restera soutenable à 44% du PIB. Par ailleurs, le déficit courant demeurera contenu, n’étant grevé que par la contraction de la demande européenne.
Des réformes dans un contexte social difficile
Les élections législatives de 2010 ont donné une claire majorité aux partis de centre-droit. La coalition qui en est issue, composée du Parti démocratique civique (ODS), du TOP 09 et des Affaires publiques (VV) , dispose de 115 sièges sur 120 à l’Assemblée Nationale. Celle-ci se montre très engagée dans la réduction du déficit et l’accélération des réformes des finances publiques. Toutefois, une série de scandales de corruption et une faible adhésion populaire aux réformes gouvernementales ont fragilisé la cohésion au sein de la coalition au pouvoir. Dans ce contexte, le parti d’opposition socio-démocrate (CSSD), est en bonne position pour remporter la prochaine élection présidentielle de 2013.
Slovaquie (A3)
APPRECIATION DU RISQUE
Le choc en provenance d’Europe affectera l’activité
Le ralentissement attendu en 2011 sera sensible, compte tenu du taux d’ouverture du pays. Les exportations représentent 90% du PIB. Celles-ci sont massivement tournées vers la zone euro, dont 23% des ventes pour la seule Allemagne. On constate une forte spécialisation dans les biens de consommation durables tels que l’automobile (16% des ventes) et l’électronique grand public (13%). Le ralentissement de la consommation ouest-européenne se transmettra donc à l’investissement des entreprises. Toutefois, les entreprises slovaques affichent un des niveaux de profitabilité les plus élevés de l’UE et ceci leur permettra de ne pas contracter leurs dépenses. Les flux d’investissements directs étrangers qui ont connu une reprise en 2011 devraient également nettement ralentir. Le taux de chômage restera supérieur à 13%. Dès lors, la consommation des ménages slovaques, inquiétés par un contexte régional turbulent, restera atone.
Une économie plus fragile au plan financier
Des finances publiques sous contrôle et une inflation contenue ont permis à la Slovaquie d’intégrer la zone euro en 2009. Mais depuis cette date, la dette publique a significativement augmenté, devant atteindre presque 50% du PIB en 2012, un niveau qui reste raisonnable relativement aux standards de la zone euro. Néanmoins, le gouvernement s’est engagé à conduire une politique budgétaire restrictive qui participera à la faiblesse du rythme d’activité, compte tenu de la réduction attendue du déficit public. Les entreprises sont endettées à court terme, tout d’abord auprès des banques locales. La dette externe est également élevée, représentant 70% du PIB. Le crédit bancaire a repris en 2011. Il a cru de 9% en rythme annuel pour les entreprises, après un quasi-arrêt fin 2010. Si les banques slovaques affichent de solides ratios de capitalisation et de liquidité, le secteur est très concentré et dominé par des acteurs ouest-européens. Dans le contexte de crise de liquidité en Europe, le crédit au secteur privé slovaque pourrait sévèrement ralentir. Un tel retournement affectera le refinancement de la dette privée.
Instabilité de l’exécutif
Le gouvernement de centre droit de Mme Radicova a du démissionner sous l’effet du premier vote négatif du Parlement sur la question de l’extension de l’EFSF à l’automne 2011. De nouvelles élections législatives auront lieu en mars 2012 et il devrait en résulter une nouvelle coalition fragile, à la merci d’un sentiment anti-européen croissant, entretenu par les plans de sauvetage des économies de la périphérie de la zone euro. Le gouvernement doit en outre faire face à une vaste protestation des médecins, signe de tensions sociales, notamment liées à la rigueur budgétaire.

