Les études économiques et analyses risques pays Coface
Algerie

Algerie

Population 39,9 millions
PIB par habitant 4174 $US
C
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014  201 2016(p) 2017(p)
Croissance PIB (%) 3,8 3,9 3,6 2,7
Inflation (moyenne annuelle) 2,9 4,8 5,9 4,8
Solde budgétaire / PIB (%) -7,3 -16,1 -12,9 -9,3
Solde courant / PIB (%) -4,4 -16,4 -15,0 -13,7
Dette publique / PIB (%) 7,9 9,0 13,0 17,1

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Importantes réserves de pétrole et de gaz.
  • Potentiel dans les domaines des énergies renouvelables et du tourisme.
  • Situation financière extérieure solide (très faible endettement extérieur, importantes réserves de change).

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance aux hydrocarbures et problèmes d’utilisation de cette rente.
  • Lignes de fracture entre le pouvoir et la population.
  • Taux de chômage des jeunes élevé.
  • Poids excessif du secteur public.
  • Lourdeurs bureaucratiques, faiblesses du secteur financier et environnement des affaires problématique.

appréciation du risque

Ralentissement de l’activité en 2017

La croissance algérienne n’a que faiblement ralenti en 2016. En dépit de la baisse du PIB pétrolier nominal, le secteur pétrolier a montré des performances positives comparativement à 2015 en maintenant un taux de croissance supérieur à zéro. L’économie hors pétrole a certes présenté des signes de ralentissement mais ils concernent principalement le secteur manufacturier et le secteur public. Les services et les secteurs liés à la consommation sont quant à eux restés dynamiques. Les dépenses des ménages sont restées soutenues en partie grâce au maintien des subventions hors énergie. Face à un risque de ralentissement prolongé suite à une baisse des investissements en capital, les autorités algériennes avaient en outre maintenu les dépenses sociales et une réforme de la fiscalité des entreprises du secteur privé. Les mesures d’austérité annoncées en 2017 devraient cependant conduire à une nette décélération de l’activité mais le gouvernement prévoit dans le même temps de lancer un plan de diversification économique sur la période 2016-2019. Le programme quinquennal 2016-2019 aura pour objectif de favoriser 18 filières industrielles et d’amorcer la relance et l’intégration des industries ainsi que la création d’emplois. Un plan de recapitalisation des banques publiques et de refinancement du système bancaire devrait permettre de dégager des liquidités supplémentaires et de stimuler le crédit. Le gouvernement entend ainsi substituer progressivement l’investissement privé à l’investissement public. La réponse du secteur privé pourrait cependant être moins importante que prévue. La légère augmentation du prix du pétrole attendue en 2017 ne suffirait pas à faire baisser la pression sur les finances publiques et les exportations et continuerait de peser sur l’environnement macroéconomique national. La hausse des taxes et l’inflation élevée contraindraient la consommation des ménages. Toute comme en 2016, la confiance des entreprises et des ménages devrait rester marquée par la morosité. L’inflation a nettement augmenté en 2016. Cette hausse des prix s’explique par l’inflation importée découlant de la dépréciation du taux de change par rapport au dollar et par la levée des subventions sur le prix de l’énergie. En 2017, le niveau général des prix décélérerait mais demeurerait élevé notamment suite à l’augmentation des prix attendue des produits réglementés.

 

Légère baisse des déficits jumeaux

Le déficit public s’est réduit en 2016 sous l’effet conjugué d’une moindre contraction des recettes et d’un maintien des dépenses budgétaires. La diminution des recettes pétrolières n’a cependant pas été compensée par les mesures entreprises en 2016 qui incluent la hausse des prix des produits énergétiques et la réduction des budgets de certains ministères. Le rééquilibrage du marché pétrolier attendu en 2017 et la hausse des cours qui en découlerait devraient favoriser une augmentation des recettes pétrolières soulageant la pression sur les finances publiques. Le déficit du solde public devrait de ce fait diminuer alors que les autorités poursuivraient des mesures d’austérité : parmi elles une hausse de la TVA de deux points, une meilleure collection de l’impôt et la majoration des prix du pétrole à la pompe. La dette publique s’accroîtrait également mais elle restera principalement domestique. Le gouvernement a lancé entre avril et octobre 2016 un emprunt obligataire sur le marché domestique qui a permis de lever plus de 5 Mds de dollars qui serviront à financer le budget 2017. De même, l’Algérie a contracté un emprunt auprès de la banque Africaine à hauteur de 1 Md de dollars en novembre.

La baisse en volume des exportations d’hydrocarbures, couplée à des cours du baril de pétrole au plus bas depuis 2009, ont entraîné un important déséquilibre du compte courant en 2016 qui se poursuivrait en 2017. La balance commerciale algérienne demeurerait déficitaire en 2017 en dépit des tentatives de la part des autorités de juguler la facture d’importation. L'Algérie reste, en outre, largement tributaire de la santé de son partenaire européen. La balance des services devrait quant à elle rester déficitaire.

 

Election législative en 2017

Face à la dégradation de la situation économique, le président Bouteflika a procédé à un troisième remaniement ministériel au cours de l’année 2016 depuis la prise de fonction d’Abdelmalek Sellal au poste de premier ministre. Ce changement de gouvernement a visé une trentaine de portefeuilles dont les postes clefs de l’énergie et de l’économie. La santé fragile du président Bouteflika relance les rumeurs sur sa probable succession, alors que les algériens se préparent à l’organisation d’élections législatives en avril 2017. Si la situation sécuritaire semble s’être relativement améliorée, l’activisme de groupes islamistes radicaux et l’instabilité se sont intensifiés aux frontières tunisiennes et maliennes. 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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