Les études économiques et analyses risques pays Coface
Australie

Australie

Population 23,7 millions
PIB par habitant 61066 $US
A2
Evaluation des risques dans ce pays
A1
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014  2015  2016(p)
Croissance PIB (%) 2,0 2,7 2,1 2,4
Inflation (moyenne annuelle) 2,4 2,5 1,6 1,6
Solde budgétaire / PIB (%) -2,9 -2,9 -2,7 -2,8
Solde courant / PIB (%) -3,4 -3,1 -4,6 -4,2
Dette publique / PIB (%) 30,9 34,1 36,8 39,2

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Proximité géographique avec l’Asie émergente
  • Ressources minières
  • Dette publique modérée
  • Particularités géographiques qui favorisent le tourisme

POINTS FAIBLES

  • Dépendance commerciale vis-à-vis des matières premières (notamment minerai de fer, charbon) et de la demande chinoise
  • Endettement important des ménages (185 % du revenu disponible brut)
  • Pénurie de main-d’œuvre qualifiée
  • Forte exposition aux risques naturels
  • Forte disparité entre les Etats fédérés

appréciation du risque

Transition du modèle économique pour parer à la fin du boom minier et au ralentissement économique chinois

Affectée en 2015 par le ralentissement chinois et la dégradation des termes de l’échange, conséquence de la baisse des prix des matières premières, l’activité australienne devrait légèrement accélérer en 2016. Le pays a commencé à adapter son modèle économique. Le ralentissement de la demande de minerai de fer et de charbon provenant de Chine serait compensé par l’exploitation plus intensive d’autres matières premières tels le cuivre ou le gaz naturel liquéfié (l’Australie projette de devenir d’ici 2020 le premier exportateur), soutenant l’investissement privé. Le secteur des services (notamment éducation et tourisme) est dans le même temps en pleine expansion. La politique plus accommodante de la Banque centrale australienne (RBA) soutiendrait la demande domestique, notamment la consommation des ménages et ce malgré leur haut niveau d’endettement (185 % du revenu disponible brut, 90 % de cet endettement provient de l’endettement immobilier). Les ménages profiteraient également de l’augmentation des prix immobiliers (environ +7 % en juillet en g.a, +9 % à Sydney) pour accroître leur consommation.

Deux risques baissiers pourraient toutefois peser sur la croissance : (i) le ralentissement économique de la Chine (premier partenaire commercial de l’Australie, un tiers des exportations) plus fort qu’anticipé et (ii) une chute des prix immobiliers. L’Australie conserve néanmoins une certaine marge de manœuvre pour relancer son activité si nécessaire grâce à une faible dette publique et une capacité d’action de la RBA, le taux directeur s’établissant actuellement à 1,5 %.

 

L’abandon de l’objectif de réduction du déficit public entraîne une rapide augmentation de la dette publique

La consolidation budgétaire souhaitée par l’ancien Premier ministre n’est désormais plus une priorité. Le Premier ministre Turnbull souhaite en effet adopter une politique pro-entreprise en abaissant les taxes et en allouant 1,1 milliards de dollars (0,1 % du PIB) dans l’innovation et l’entreprenariat. Par ailleurs, les questions relatives à la sécurité ont été très présentes dans le débat lors des dernières élections générales. Le gouvernement prévoit ainsi d’investir 30 Mds $ sur les 10 prochaines années dans la Défense. La dette publique devrait donc continuer d’augmenter, tout en demeurant relativement faible.

L’Australie reste fortement dépendante de la demande chinoise (notamment en fer et en charbon, les deux principaux produits exportés) malgré l’amorce de la transition de son modèle. Cette transition profiterait toutefois de la demande asiatique pour diversifier ses produits à l’exportation (services, gaz naturel…). La diversification des clients reste cependant encore faible (80 % du minerai de fer exporté est à destination de la Chine par exemple). Le déficit du solde courant devrait légèrement se réduire compte tenu de l’augmentation des exportations et d’une amélioration de la balance des revenus.

Le secteur bancaire australien est très développé, bien capitalisé, mais également très concentré. Les quatre principales banques du pays, au business model très similaire, détiennent la grande majorité des actifs (80 %) et des prêts hypothécaires (90 %), créant ainsi un risque systémique sur l’ensemble du secteur si une crise immobilière se matérialisait.

 

Réélu, Malcolm Turnbull obtient la plus faible majorité pour gouverner

Suite à une motion de censure émise à l’encontre de l’ancien Premier ministre Tony Abbott, l’actuel PM Turnbull a organisé des élections générales anticipées au mois de juillet 2016 afin d’obtenir une plus large majorité. Malgré sa réélection, ce pari a échoué. La coalition (Libéral – National) a en effet perdu 15 sièges comparés à la précédente mandature (76 sièges obtenus sur les 150 que compte le Parlement). L’instabilité politique prévalant depuis 2010 (cinq Premiers ministres en six ans) devrait perdurer. De nouvelles élections avant la fin de son mandat (2019) ne sont pas à exclure si Turnbull souhaite une plus large majorité ou si l’aile la plus conservatrice du parti (soutien d’Abbott) y voit une opportunité de déposer une motion de censure à l’encontre de Turnbull.

Sur le plan extérieur, la politique de l’Australie consiste à se rapprocher économiquement de la région Asie-Pacifique (notamment de la Chine) et diplomatiquement des Etats-Unis afin de contrebalancer le poids croissant de la Chine dans la région. L’Australie a rejoint la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures créée par la Chine, au grand dam des Etats-Unis. La Chine a également remporté le contrat de la gestion du port de Darwin (situé au nord du pays et représentant une porte d’accès à l’Asie-Pacifique) au détriment des Etats-Unis.

Enfin, la législation de  l’Australie est favorable aux affaires dans la mesure où le nombre de jours et le coût de création d’entreprise y est sensiblement inférieur que dans les autres pays de l’OCDE et l’obtention d’un crédit y est facilité.

 

Dernière mise à jour : Juillet 2016

Les principes du droit et le système judiciaire australien reposent en grande partie sur la "common law" et l’organisation judiciaire britannique, compte tenu des liens historiques étroits unissant les deux pays depuis le milieu du XIXème siècle.

 

Il y a neuf systèmes judiciaires distincts in Australie, un pour chacun des six Etats, un pour chacun des deux Territoires et un au niveau fédéral.

 

Moyens de paiement

La lettre de change, le billet à ordre ne sont pas d’un usage très courant.

 

Le chèque qui est défini comme "une lettre de change tirée sur un établissement bancaireet payable à première présentation" est, en revanche, plus utilisé dans les relations commerciales internes, voire internationales bien qu’il soit dépassé par les transferts de fond électroniques et les paiements par carte de crédit.

 

Pour le règlement des échanges internationaux, le mode de paiement le plus commun est le virement bancaire, selon le réseau SWIFT auquel sont rattachées les grandes banques australiennes, permettant rapidité et efficacité de traitement, à un coût modéré.

 

Il existe aussi un système de transfert interbancaire très automatisé pour le règlement des échanges internationaux, le Continuous Linked Settlement System (CLS) auquel fait désormais partie le dollar australien, au même titre que les principales devises étrangères.

 

Techniques de recouvrement

 

Le recouvrement débute par une relance téléphonique suivi d’une mise en demeure adressée au client lui rappelant ses obligations de paiement, augmenté des intérêts prévus contractuellement ou, sans clause particulière, du taux légal en vigueur dans chaque Etat/Territoire.

 

Si la dette demeure impayée et s’agissant d’une créance exigible, non contestée, supérieure à 2.000 AUD (ou après obtention d’un jugement), il est possible de lui adresser une sommation d’avoir à régler son arriéré dans un délai de 21 jours, faute de quoi le créancier pourra demander sa mise en liquidation. Cette dernière étant considérée être en état d’insolvabilité (statutory demand under section 459E of the Corporations Act 2001).

 

Dans le cadre de la procédure ordinaire, après l’assignation (statement of claim), le créancier peut solliciter du juge de bénéficier de la procédure accélérée permettant d’obtenir plus rapidement un titre exécutoire, en faisant délivrer au débiteur "an application for summary judgement",dès lors que ce dernier ne peut faire valoir une objection quelconque sur la créance.

Cette requête s’accompagne d’un affidavit (déclaration sous serment du demandeur qui jure du bien-fondé de sa créance) et des justificatifs de l’impayé.

 

Lorsque la créance est complexe ou contestée, le seul recours demeure la procédure ordinaire (standard civil proceedings) qui risque d’être longue, deux ans environ et onéreuse, étant considéré que chaque Etat/Territoire possède une organisation judiciaire propre.

 

Au départ, tous les documents attestant des prétentions réciproques des parties sont étudiés par la cour, puis la phase suivante consiste en l’examen attentif par les avocats des preuves portées en justice, selon le système du "discovery" au cours duquel chaque partie peut exiger de son adversaire tout justificatif ou tout témoignage se rapportant au procès.

L’affaire est ensuite instruite par le tribunal qui entendra, le jour de l’audience principale, tous les témoins, également interrogés par les avocats respectifs des plaideurs, avant de rendre son jugement.

 

Les « Local Courts » ou « Magistrates Courts »(selon les Etats/Territoires) traitent les litiges pouvant aller jusqu’à un montant maximum de 150.000 AUD dans l’Etat du Queensland.

 

Au-delà de ces divers seuils, les affaires dont l’enjeu pécuniaire s’élève jusqu’à 750.000 AUD dans le New South Wales, le Western Australia, ou le Queenslandpar exemple, sont portées devant la County Court ou la District Court (selon les Etats/Territoire) et pour les montants respectifs et au delà, devant la Supreme Court de chaque Etat/Territoire.

 

En général, les pourvois contre les décisions des Supreme Courts sont présentés devant la cour d’appel de chaque Etat/Territoire. Tout autre appel est entendu parla High Courtof Australia, sise à Canberra, qui décidera, après accord préalable de sa part, de seulement réexaminer les cas susceptibles d’avoir un intérêt juridique patent.

 

A noter qu’il n’existe pas de tribunaux de commerce à part entière, mais dans certains Etats, comme celui des New South Wales, les affaires de nature commerciale et litigieuse sont examinées par une chambre commerciale qui relève de la District Court ou de la Supreme Court, permettant ainsi un traitement procédural plus rapide.

 

Parallèlement aux Cours étatiques, ont été créées des Cours fédérales, à compter du 1er février 1977, implantées dans la capitale de chaque Etat/Territoire, disposant de larges pouvoirs pour entendre les affaires de nature civile, commerciale (tel que le droit des sociétés, les procédures collectives), fiscale, maritime, ou traitant de l’immigration, de la propriété intellectuelle, de la protection des consommateurs,…

 

La frontière de compétence entre les Cours étatiques et les Cours fédérales reste mince et devient parfois source de conflit en fonction de la matière juridique à juger.

 

La résolution des différends peut se faire également soit par voie de recours à l’arbitrage, soit par la médiation, en référence au mode alternatif de règlement des litiges (Alternative Dispute Resolution / ADR), permettant d’aboutir plus rapidement à une transaction et souvent pour un coût moins élevé.

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