Les études économiques et analyses risques pays Coface
Bangladesh

Bangladesh

Population 159,857 millions
PIB par habitant 1292 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013-14 2014-15  2015-16 (p) 2016-17 (p)
Croissance PIB (%) 6,3 6,8 6,9 6,9
Inflation (moyenne annuelle) 7,0 6,4 6,7 6,9
Solde budgétaire*/ PIB (%) -3,1 -3,9 -4,3 -4,7
Solde courant / PIB (%) 0,9 0,7 -0,1 -0,7
Dette publique / PIB (%) 33,9 33,9 34,0 34,3

 

(p) Prévisions

*Intègre les dons

Année fiscale de juillet à juin

POINTS FORTS

  • secteur de la confection de vêtements compétitif grâce à une main d’œuvre peu onéreuse
  • importants transferts des travailleurs émigrés, situés principalement dans le Golfe
  • aide internationale permettant de couvrir le besoin de financement
  • endettement du pays modéré
  • évolution démographique favorable : 45 % des Bangladais ont moins de 15 ans

POINTS FAIBLES

  • économie vulnérable à l’évolution de la concurrence mondiale dans le secteur textile
  • revenu par habitant très faible
  • tensions politiques et sociales récurrentes
  • lacunes en termes d’environnement des affaires, notamment dans le domaine des infrastructures
  • catastrophes naturelles récurrentes (cyclones, graves inondations) qui entraînent des dommages substantiels et la perte des récoltes

Appréciation du risque

La croissance devrait rester dynamique mais les troubles politiques, sociaux et sécuritaires continueront de pénaliser l’investissement

L’activité est restée soutenue au cours de l’année fiscale 2016 mais les troubles politiques, sociaux et sécuritaires ont, de nouveau, perturbé la vie économique du pays. En effet, en juillet 2016, Dacca a été frappée par un violent attentat revendiqué par l’Etat islamique alors que la situation politique tendait à se stabiliser. Cependant, les tensions restent vives entre l’opposition et le parti au pouvoir. La croissance profitera également du développement rapide des services, notamment dans le domaine de la santé et de l’éducation. Les investissements étrangers devraient rester dynamiques mais pourraient souffrir de la dégradation du contexte sécuritaire. Le pays continuera à bénéficier du soutien de la Banque Asiatique de Développement pour le développement de ses infrastructures grâce à un programme de 8 Mds USD au cours des prochaines années. Celui-ci permettra, notamment, la construction d’une ligne de chemin de fer de 102 km dans le sud du pays.
Par ailleurs, la consommation des ménages, principale composante du PIB, devrait rester dynamique. Le secteur agricole, qui emploie la moitié de la population active, continuera à soutenir la demande interne. Cependant, les transferts des expatriés, bien que toujours élevés, marqueraient le pas en raison des difficultés rencontrées par les économies du Golfe, principaux pays d’accueil des Bangladais. Par ailleurs, les exportations devraient rester soutenues grâce à la vigueur du secteur textile qui bénéficie de la 2ème capacité mondiale de production. Néanmoins, elles devraient souffrir de l’atonie de la demande mondiale et de la dégradation de la compétitivité-prix. Par ailleurs, les Etats-Unis ont confirmé le non-renouvellement de leur système de préférence généralisé (initialement suspendu suite à l’effondrement du Rana Plazza en avril 2013). Cependant, les produits bangladais continueront de bénéficier d’un accès privilégié au marché européen.
Enfin, l’inflation devrait rester élevée en 2017. La relative maitrise des prix des produits alimentaires permettrait, néanmoins, de contenir la hausse des prix.

 

La situation extérieure du pays reste solide

Le déficit public devrait se dégrader légèrement. Le budget 2016-2017 prévoit d’importantes dépenses avec pour priorités l’emploi, la formation, les infrastructures et l’amélioration de l’attractivité du pays. Néanmoins, le budget prévoit des baisses de subvention et le gouvernement entend, également, élargir la base fiscale grâce à la mise en place d’une TVA en juillet 2017. Ainsi, la dette publique devrait se dégrader très légèrement en 2017 mais elle restera à un niveau modéré.
S’agissant des comptes extérieurs, le solde courant devrait continuer à se dégrader mais il restera contenu. Malgré la bonne tenue des exportations, la balance commerciale pâtirait de la légère hausse des prix du pétrole en 2017. De plus, les transferts des expatriés resteraient pénalisés par l’atonie du secteur de la construction dans les pays du Golfe.
En 2016, les réserves de change ont continué à progresser, reflétant l’intervention de la banque centrale pour limiter l’appréciation de la devise. Celles-ci ont été multipliées par 3,7 depuis novembre 2011 et sont désormais à un niveau jugé satisfaisant (près de 8 mois d’importations). La capacité de résistance du pays en cas de sorties brutales de capitaux s’est ainsi nettement améliorée.
Le programme FMI dont a bénéficié le pays en 2012 à la suite de la crise de la balance des paiements était conditionné à la mise en place d’une réforme du système bancaire. Celui-ci pâtit, en effet, d’une gestion aléatoire des risques et d’un manque de supervision. Des mesures sont actuellement mises en place pour renforcer la gouvernance et améliorer la gestion du risque.

 

La situation politique s’est stabilisée mais le pays reste vulnérable à une dégradation du contexte sécuritaire

Les élections législatives de janvier 2014 se sont déroulées dans un climat de fortes violences. Le Bangladesh Nationalist Party (BNP) – parti d’opposition – a boycotté les élections étant en désaccord avec le processus électoral. Le parti au pouvoir (la ligue Awami) a été réélu dans des conditions largement contestées. La situation est revenue au calme au cours de l’année 2014 avant que BNP n’appelle, à nouveau, à des élections anticipées, la ligue Awami refusant tout dialogue. Au cours des premiers mois 2015, le pays a connu des vagues de violences et de blocages importants. La situation s’est depuis lors stabilisée mais reste fragile. L’opposition accuse la ligue Awami de vouloir transformer le Bangladesh en un pays à parti unique. Une reprise des violences est à craindre alors que le pays fait face à une montée des violences religieuses et que Dacca a été frappée par un violent attentat organisé par l’Etat islamique en juillet 2016. Enfin, le pays continuera de souffrir d’un environnement des affaires particulièrement dégradé.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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