Les études économiques et analyses risques pays Coface
Bolivie

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Population 10,725 millions
PIB par habitant 3 099 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014 2015  2016 2017 (p)
Croissance PIB (%) 5,5 4,8 4,3 4,0
Inflation (moyenne annuelle) 5,7 4,0 3,9 5,1
Solde budgétaire / PIB (%) -3,3 -6,8 -8,1 -7,4
Solde courant / PIB (%) 0,1 -5,7 -6,5 -4,8
Dette publique / PIB (%) 33,0 36,0 40,5 42,7

 

(e) Estimation (p) Prévision

POINTS FORTS

  • Importantes ressources naturelles (gaz, pétrole, zinc, argent, or, étain, manganèse)  
  • Appartenance àla Communauté Andineet Association avec le Mercosur  
  • Réserves en devises élevées  

POINTS FAIBLES

  • Economie peu diversifiée et dépendante des hydrocarbures   
  • Pays enclavé   
  • Importance du secteur informel   
  • Insécurité, narcotrafic   
  • Risques de troubles sociaux 

Appréciation du risque

L’investissement public devrait soutenir la croissance en 2017

En 2016, la faiblesse du prix des hydrocarbures a pesé sur la croissance bolivienne. En 2017, l’activité devrait un peu progresser, soutenue principalement par le maintien élevé des dépenses publiques. Le gouvernement a ainsi fait part de son programme quinquennal d’investissement (2016-2020), axé sur le développement de l'infrastructure et des entreprises publiques dans les secteurs de l'énergie (exploration et développement de nouvelles réserves de gaz en particulier). L’investissement privé devrait toutefois rester faible en raison de la réduction de l’appétit des investisseurs pour les marchés émergents, dans le secteur de l’energie en particulier et de l’instabilité du cadre juridique en Bolivie. L’absence de diversification de l’économie réduit également les possibilités d’investissements dans les secteurs hors-énergie. La consommation des ménages devrait se tasser, affectée par la hausse de l’inflation, malgré les retombées attendues de l’investissement public sur l’emploi et l’existence des différents programmes sociaux. Les exportations devraient en revanche bénéficier de la progression, bien que modeste, du prix des hydrocarbures et de la hausse attendue de la demande brésilienne et argentine (principaux clients).
L’inflation devrait augmenter sous l’effet de la hausse du prix de la nourriture en raison des répercussions de la sécheresse de fin 2016, qui affecte l’approvisionnement alimentaire domestique. Le maintien d’un taux de change stable et les subventions aux importations alimentaires de base devraient toutefois éviter son dérapage.

 

Persistance des déficits jumeaux

En 2016, le déficit public s’est creusé, affecté par la politique budgétaire expansionniste du gouvernement et par la baisse des recettes (redevances et royalties des producteurs de gaz, pétrole et minerais en particulier). En 2017, le déficit budgétaire devrait rester élevé, mais en amélioration grâce à la hausse attendue des redevances énergétiques en lien avec la progression du prix des hydrocarbures. Toutefois, le maintien d’une politique des dépenses publiques expansionniste continuerait de limiter la résorption du déficit. Le programme quinquennal d’investissements lancé par le gouvernement prévoit ainsi des dépenses de l’ordre de 10 Mds d’USD par an destinées à accélérer le développement et l’amélioration des infrastructures, ainsi qu’à accroitre les capacités de production des industries extractives. Pour financer son programme, la Bolivie devrait faire appel à l’endettement externe et au soutien financier de ses partenaires stratégiques (la Chine en particulier). Celle-ci s’est par ailleurs engagée à financer près de 5 Mds d’USD en projets spécifiques lors de la visite officiel du ministre des affaires étrangères chinois en octobre 2016. Sur le plan de la politique monétaire, la banque centrale devrait maintenir l’ancrage de sa monnaie au dollar américain, malgré la baisse des entrées en devises qui pèse sur les réserves. Celles-ci restent toutefois confortables, estimées à 12,4 mois d’importations en 2016.
Sur le plan des échanges extérieurs, la disparition du surplus commercial continue de peser sur le solde courant. En 2016, le déficit s’est dégradé, affecté par le déficit de la balance commerciale liée à la faiblesse du prix des hydrocarbures et la perte de compétitivité des exportations non énergétiques, du fait de la relative stabilité de la monnaie locale face à la vague de dépréciations des principales monnaies régionales. En 2017, les exportations de gaz (près de la moitié du total des exportations) devraient bénéficier de la progression, bien que modeste, du prix des hydrocarbures et de la hausse de la demande de ses deux principaux clients (Brésil et Argentine). Le déficit de la balance des revenus devrait se réduire légèrement en raison de la diminution des marges des multinationales opérant dans les industries extractives qui affecte les envois de dividendes à l’étranger. La balance des transferts devrait, a contrario, rester excédentaire, soutenue par les transferts privés en provenance des travailleurs émigrés.

 

Un gouvernement en perte de popularité

Au pouvoir depuis décembre 2005, le président Evo Morales et son parti MAS (Movimiento al Socialismo) souffrent d’une baisse de popularité favorisée par un contexte économique plus difficile et la multiplication des scandales de corruption entourant les membres du parti. Bien que les électeurs aient rejeté la proposition du gouvernement de prolonger le nombre de mandats présidentiels (le président Morales est à son troisième mandat), le gouvernement ne semble pas reconnaître cette défaite. Il devrait ainsi faire appel à un second référendum en 2017 à condition que les améliorations attendues sur le plan économique se concrétisent.
Le climat des affaires devrait rester médiocre, la relative insécurité juridique (les expropriations et nationalisations sont toujours possibles) et l’interdiction de toute possibilité de recours à l’arbitrage international continue d’affecter l’environnement des affaires. L’échec du gouvernement à satisfaire les exigences des divers groupes sociaux reste par ailleurs source de risque d’agitation populaire.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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