Les études économiques et analyses risques pays Coface
Bosnie-Herzégovine

Bosnie-Herzégovine

Population 3,8 millions
PIB par habitant 4140 $US
C
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016 (e) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 1,1 3,1 2,5 3,0
Inflation (moyenne annuelle) -0,9 -1,0 -0,7 1,1
Solde budgétaire / PIB (%) -2,9 -0,1 -0,8 -0,8
Solde courant / PIB (%) -7,5 -5,6 -5,3 -5,9
Dette publique / PIB (%) 44,0 44,7 44,2 43,2

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Assistance financière du FMI
  • Transferts importants des travailleurs expatriés
  • Conclusion d’un accord de stabilisation et d’association avec l’UE

POINTS FAIBLES

  • Faible diversification des exportations
  • Taux de chômage élevé
  • Taille importante du secteur informel
  • Carences en matière d’infrastructures et d’environnement des affaires
  • Fragmentation institutionnelle et ethnique

Appréciation du risque

Activité soutenue par la consommation et l’investissement

En 2017, la croissance devrait rester stable et modérée. Les éléments porteurs principaux seront la consommation privée et l’investissement. L’inflation prévue pour 2017 devrait retrouver un territoire positif, ce qui freinerait la croissance de la consommation au travers de la baisse des salaires réels. Néanmoins, les transferts des expatriés qui restent robustes, malgré une croissance en baisse (2,9 % en 2017 contre 5,1 % en 2016), et la hausse du taux d’emploi devraient permettre d’atténuer cet impact. L’investissement public devrait maintenir sa trajectoire positive enclenchée en 2016 et rendue possible par des financements émanant de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la banque de développement allemande Kreditanstalt für Wiederaufbau et le FMI. L’investissement privé devrait se maintenir à un niveau faible au vu de son potentiel et continuerait d’être entravé par un environnement des affaires instable et un marché de l’emploi rigide, malgré un important développement des infrastructures dans le secteur du tourisme et de l’énergie. Les exportations devraient afficher une croissance modérée mais stable au regard de la reprise atone de l’Union européenne. La contribution des échanges extérieurs à la croissance devrait toutefois être négative au vu du dynamisme des importations stimulées par la consommation. Le secteur des services devrait soutenir la croissance grâce à la performance du commerce, des systèmes d’information et des services financiers.

 

L’aide du FMI facilite la consolidation budgétaire, tandis que le déficit courant reste élevé

Le solde public devrait rester légèrement déficitaire en 2017. La réduction du déficit budgétaire a été possible grâce à un plan de consolidation entamé en 2015 incluant l’amélioration de la collecte des impôts. Néanmoins, la consolidation budgétaire a été entravée par la complexité institutionnelle et la dispersion des compétences entre l’Etat central et les deux Entités constituant la Fédération. Le FMI a accepté en septembre 2016 l’extension d’un plan d’aide triennal à hauteur de 555 millions d’euros. Ce plan devrait permettre au gouvernement de réformer, tout en allégeant les contraintes financières auxquels le pays fait face. En conséquence de ce plan d’aide, le poids de la dette publique devrait se réduire.

En 2017, le déficit courant demeurerait élevé. Du fait de la progression des importations induite par la forte demande domestique, le déficit commercial (28,2 % du PIB) se creuserait. Les transferts des expatriés et les dons en provenance de l’étranger permettront, comme d’habitude, de compenser partiellement le déficit commercial. Les IDE (2,9 % du PIB) et l’endettement à court-terme du secteur privé (en hausse de 3,6 % par rapport à 2016) joueront aussi un rôle positif important dans l’équilibre de la balance des paiements. Les réserves de change devraient se maintenir à un niveau confortable, équivalant à presque 7 mois d’importations.

 

Un environnement politique marqué par des divisions ethniques et la coexistence de deux gouvernements

Suite aux accords de Dayton de 1995, la Bosnie Herzégovine, est divisée en deux entités autonomes distinctes : la fédération de Bosnie-Herzégovine à dominante bosniaque (musulman) et croate, et la république serbe de Bosnie. L’Etat central a à sa tête une Présidence collégiale représentative des trois "peuples constitutifs" qui tourne tous les 8 mois. La Constitution ne reconnaît que très peu de pouvoirs à l’Etat central chargé de la politique extérieure et monétaire, des transports et de la défense. La complexité de l’administration publique a créé des défaillances en termes de gouvernance et affaibli le pouvoir de l’exécutif central.

En octobre 2016 ont eu lieu les élections municipales. La stratification politique a peu ou pas été modifiée suite aux élections, confortant la place des nationalistes dans chacune des entités. Les fragilités politiques subsistent avec les bosniaques musulmans qui tentent de renforcer le rôle du gouvernement central, alors que les croates, à la recherche de leur propre entité autonome, et les serbes s’efforcent d’enrayer les processus législatifs. Néanmoins, l’annonce de l’extension du plan d’aide du FMI devrait pousser les croates et les serbes à respecter leurs engagements en termes de réformes fiscales à mettre en œuvre. Les prochaines élections générales à la fois au niveau central et au niveau des deux entités auront lieu en octobre 2018. Ces élections devraient être une épreuve cruciale pour les gouvernements actuels, et devraient évaluer leur performance en termes de mise en œuvre des réformes prévues dans le cadre du Pacte de stabilisation et d’association, mis en place en juin 2015 en vue de l’adhésion à l’UE.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

Haut de page
  • Français