Les études économiques et analyses risques pays Coface
Botswana

Botswana

Population 2,1 millions
PIB par habitant 7233 $US
A4
Evaluation des risques dans ce pays
A3
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014  2015 (p) 2016 (p)
Croissance PIB (%) 9,9 3,2 -0,3 3,0
Inflation (moyenne annuelle) 5,8 3,9 3,0 4,5
Solde budgétaire / PIB (%) 5,3 4,3 1,0 0,4
Solde courant / PIB (%) 11,7 8,2 7,6 5,3
Dette publique / PIB (%) 17,5  14,5 12,4 11,3

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Ressources naturelles abondantes et diversifiées (diamant, cuivre, uranium, charbon)
  • Dettes publique et extérieure soutenables
  • Stabilité politique et niveau de gouvernance qui permettent au Botswana d’être classé en tête des pays d’Afrique sub-saharienne

POINTS FAIBLES

  • Dépendance envers le secteur du diamant (80 % des exportations, 30 % des recettes budgétaires)
  • Insuffisance des infrastructures (production et distribution d’eau et d’électricité)
  • Pauvreté, inégalités et chômage élevés (18 %)

Appréciation du risque

 

 

Une croissance largement dépendante du secteur minier

Après le net ralentissement observé en 2015, la croissance du Botswana devrait légèrement accélérer en 2016. Le secteur minier (plus de 20 % du PIB), dominé par la production de cuivre mais surtout de diamants, continuera à souffrir d’une demande extérieure peu porteuse et de l’absence de rebond du prix de ces matières premières après la baisse observée en 2015. La production industrielle, demeurera contrainte par les difficultés d’approvisionnement en eau et en électricité, d’autant que la mise en service de la centrale de Morupule B, initialement prévue en 2012, est régulièrement reportée. Le secteur manufacturier devrait toutefois être soutenu par l’entrée en production en octobre 2015 d’une usine de production de produits sidérurgiques (Pula). Le secteur de la taille de diamants devrait en outre continuer à progresser. Le dynamisme des services (45 % du PIB), en particulier du commerce, des services aux entreprises mais aussi du tourisme, devrait également contribuer à soutenir la croissance. La consommation pourrait bénéficier d’une politique budgétaire relativement expansionniste, visant à relancer la demande.
Les tensions inflationnistes, atténuées en 2015 par la baisse des prix du pétrole, devraient être plus fortes en 2016 en raison de la hausse attendue du prix des biens alimentaires importés, liée notamment à la sécheresse qui a sévi en Afrique du Sud en 2015. La hausse des prix ne devrait néanmoins pas excéder la limite supérieure de la « zone cible » de la banque centrale (3 %-6 %).

 

Dégradation contenue des soldes budgétaire et courant

Le solde budgétaire devrait se dégrader mais rester excédentaire sur l’année calendaire (légèrement déficitaire sur l’exercice fiscal qui s’achève en mars 2016). Le gouvernement a en effet annoncé en octobre 2015 un plan de relance contra-cyclique pour soutenir la demande intérieure, dans un contexte international peu porteur. Outre le domaine social, les dépenses publiques devraient être orientées en faveur de projets destinés à soutenir le programme de diversification d’une économie encore très dépendante du secteur minier : tourisme, agriculture, construction et secteurs manufacturiers. Ces mesures devraient en grande partie être financées grâce aux réserves accumulées sur le fonds souverain, limitant ainsi la dégradation des finances publiques. Par ailleurs, le gouvernement pourrait percevoir des revenus supplémentaires si le programme de privatisation annoncé est effectivement mis en place.
Le solde courant devrait continuer à se réduire mais rester positif en 2015. Les exportations de produits miniers (plus de 87 % du total), essentiellement les diamants, le cuivre et le nickel, ne devraient progresser que faiblement compte tenu d’une demande extérieure peu dynamique (60 % des exportations du pays sont destinées à l’UE) et d’une évolution des prix, notamment des métaux, peu favorable. Parallèlement, les besoins en biens d’équipement dans le cadre de la diversification de l’économie devraient conduire à une augmentation des importations, alors que le pays ne devrait plus bénéficier en 2016 d’un allégement de sa facture énergétique liée à la baisse des cours du pétrole. Enfin, les revenus provenant de l’Union Douanière d’Afrique Australe (SACU) devraient baisser en raison de la faiblesse de la croissance sud-africaine et du manque de dynamisme des échanges intra régionaux.

 

Montée de l’opposition qui ne remet pas en cause la stabilité du pays et gouvernance qui demeure l’une des meilleures du continent malgré un certain recul des performances

Le Président de la République, Ian Khama a été réélu pour un second mandat en octobre 2014, suite aux élections législatives qui ont permis à son parti, le Parti démocratique du Botswana (BDP), de remporter une majorité au Parlement (deux tiers des sièges). Le Collectif pour le changement démocratique (UDC), coalition de trois partis formée en novembre 2012, est devenu le principal parti d’opposition face au BDP qui détient le pouvoir depuis l’indépendance. Malgré sa victoire, Ian Khama bénéficie d’un soutien de moins en moins important de la part de la population, notamment des plus jeunes qui souffrent particulièrement du chômage. L’absence de progrès dans ce domaine ainsi que dans la lutte contre les inégalités et la pauvreté sont susceptibles de devenir sources de tensions.
Le Botswana est régulièrement classé au premier rang des pays africains en matière de gouvernance et de transparence. Toutefois, le pays recule dans le classement Banque mondiale pour les indicateurs de lutte contre la corruption (de la 35ème à la 51ème place entre 2005 et 2014) et d’efficacité du gouvernement (de la 58ème à la 74ème place). La qualité de la réglementation et le respect des lois figurent cependant toujours parmi ses principaux atouts.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

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