Les études économiques et analyses risques pays Coface
Bulgarie

Bulgarie

Population 7,2 millions
PIB par habitant 7751 $US
B
Evaluation des risques dans ce pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014 2015 (e)  2016(p)
Croissance PIB (%) 1,3 1,5 3,0 2,1
Inflation (moyenne annuelle) 0,4 -1,6 -1,1 0,2
Solde budgétaire / PIB (%) -0,8 -5,8 -2,9 -2,5
Solde courant / PIB (%) -0,5 0,7 1,2 1,7
Dette publique / PIB (%) 17,6 26,9 27,0 28,0

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Fixité de la parité avec l’euro (1 euro=1,96 lev)
  • Base productive diversifiée
  • Faibles coûts de production : bonne compétitivité
  • Faible dépendance énergétique extérieure
  • Excédent courant et faible dette publique
  • Nombreux atouts touristiques

POINTS FAIBLES

 

  • Instabilité gouvernementale et morcellement du paysage politique
  • Corruption et crime organisé
  • Efficacité médiocre de l’administration et de la justice
  • Surveillance encore insuffisante du secteur bancaire
  • Manque de main d’œuvre qualifiée
  • Une population relativement pauvre (PIB par tête = 45% moyenne UE) et en diminution

Appréciation du risque

2016, la confirmation du retour à une croissance modérée

Le retour à une croissance modérée devrait se confirmer en 2016. Avec le rétablissement de la stabilité gouvernementale et la consolidation du secteur bancaire, la confiance revient. Cependant, les traces des excès qui ont culminé avec la faillite de la quatrième banque du pays en 2014 resteront présentes. Le souci de continuer leur désendettement incitera ménages et entreprises à la prudence. L’investissement devrait être l’élément moteur, malgré la baisse de régime de l’investissement public liée à la transition entre deux programmes européens de financement. Le taux d’utilisation des capacités de production progresse et les conditions de crédit sont favorables. Les exportations, diversifiées, avec les céréales, le tournesol, le tabac, l’habillement, les médicaments, les machines, le cuivre, l’acier, l’électricité et le pétrole raffiné, devraient conserver une progression modérée. D’un côté, elles devraient profiter de la bonne tenue des marchés allemand et turc et d’une demande italienne, roumaine et française accrue, de l’autre, elles pâtiront de la mauvaise conjoncture grecque. La consommation des ménages resterait atone du fait de la persistance d’un chômage élevé, notamment de longue durée. La modération des importations qui en résultera contribuera à maintenir une contribution positive des échanges extérieurs.

 

Pas d’urgence budgétaire

La consolidation budgétaire devrait marquer une pause en 2016. Le premier ministre actuel Boiko Borisov a dû quitter le pouvoir en février 2013 sur fond de mécontentement populaire provoqué par l’augmentation des prix de l’électricité, cédant la place à un gouvernement qui n’a fait aussi qu’un bref passage. Néanmoins, le déficit public devrait rester sous la barre des 3%. Malgré une économie souterraine estimée à 30% de l’économie totale, la collecte fiscale continue de s’améliorer. Le recul du déficit s’expliquera surtout par des recettes exceptionnelles de privatisation. Cession, réforme du marché de l’électricité et restructuration du secteur hospitalier pourraient amener une diminution des pertes des entreprises publiques (électricité, chemins de fer, poste, eau), dont le bénéfice permettra d’accroître la dépense publique. Malgré le coût du sauvetage bancaire de 2014, la dette publique conserve un faible poids.

 

Des comptes extérieurs favorables

Malgré la bonne compétitivité-prix de ses exportations, le pays a enregistré en 2015 un déficit commercial représentant 4,2% du PIB. Ceci s’explique par sa dépendance énergétique : 35% des besoins sont couverts par l’étranger dont 11% par la Russie (totalité du gaz). Ce déficit est plus que compensé par l’excédent des services (5,7% du PIB) avec le tourisme et le transport routier, malgré la désaffection des visiteurs russes et grecs pour les plages de la mer Noire. Par ailleurs, les rapatriements de dividendes par les investisseurs étrangers et le paiement des intérêts de la dette extérieure (3,8% du PIB à eux deux) sont presque égalés par les transferts des émigrés, nombreux à être partis à l’ouest suite à l’ouverture des frontières. Le léger excédent courant (1,2% du PIB), les fonds européens (3,2%) et les investissements directs étrangers (3,4%) permettent, à la fois, d’alimenter les réserves en devises dont l’opulence (plus de 9 mois d’imports) assure la crédibilité de l’ancrage du lev à l’euro depuis 1997 et de servir une dette extérieure représentant encore (fin janvier 2016) 73% du PIB (27% pour les prêts intragroupes, 25% pour les entreprises non financières, 12% pour l’Etat et 8% pour les banques) malgré le désendettement continu du secteur privé.

 

L’alternance et le morcellement politique ralentissent les réformes

Suite aux élections d’octobre 2014, Boïko Borisov, déjà premier ministre de 2009 à 2013, dirige un gouvernement de centre-droit appuyé sur son parti, Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (GERB), le Bloc réformateur, Alternance pour la renaissance bulgare (pourtant au centre-gauche) et le Front patriotique. La coalition dispose de 137 sièges sur 240, ce qui devrait lui permettre de mener des réformes. Celles de la justice et de la surveillance bancaire devraient être adoptées avant la fin de 2016. Elles visent, respectivement, à favoriser l’indépendance des juges face aux milieux d’affaires et aux politiques, et à empêcher le renouvellement du scandale bancaire de 2014. Elles participent de la lutte contre la corruption et le crime organisé. Cependant, la coalition n’est pas un monolithe. Les deux dernières élections étaient anticipées suite à rupture de la coalition au pouvoir. L’alternance à chaque élection, le morcellement du paysage politique et la grande proximité entre politique et affaires ralentissent le rythme. Contrairement au précédent et éphémère gouvernement formé par le Parti socialiste et celui de la minorité turque, l’actuel affirme son ancrage européen. Pour autant, les liens culturels (orthodoxie), économiques (énergie) et financiers (via les banques) avec la Russie demeureront.

 

 

Dernière mise à jour : Avril 2016

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