Les études économiques et analyses risques pays Coface
Cap-Vert

Cap-Vert

Population 0,5 millions
PIB par habitant 3 056 $US
B
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 1,9 1,5 2,5 3,0
Inflation (moyenne annuelle) -0,2 0,1 0,1 1,3
Solde budgétaire / PIB (%) -7,3 -3,8 -3,3 -2,8
Solde courant / PIB (%) -8,9 -13,8 -7,0 -6,5
Dette publique / PIB (%) 110,3 120,5 119,2 117,8

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Potentiel touristique
  • Réserves halieutiques
  • Secteurs des services bancaires et télecommunications performants
  • Stabilité politique
  • Qualité de la gouvernance

POINTS FAIBLES

  • Dette publique élevée
  • Infrastructures de transport défaillantes
  • Produits alimentaires et énergétiques intégralement importés
  • Dépendance à l’aide internationale, à la diaspora et au tourisme
  • Chômage élevé (12%, 28% parmi les jeunes)

Appréciation du risque

La croissance devrait augmenter modestement en 2017

L’activité cap verdienne accélère progressivement, mais les contraintes structurelles limitent les perspectives de croissance d’une économie dominée par le tourisme. Malgré des efforts en vue de la diversification des pays d’origine, les touristes restent majoritairement européens. Le manque de dynamisme de la croissance en UE et les incertitudes liées aux conséquences du BREXIT (le Royaume-Uni est le principal pays d’origine des touristes au Cap-Vert) devraient peser sur l’évolution du secteur, qui compte pour environ un quart du PIB. La confirmation, fin 2016, de premiers cas d’infection par le virus Zika pourraient avoir également un effet négatif sur le tourisme.

Une politique budgétaire plus restrictive, après l’année électorale de 2016, devrait se traduire par une réduction des dépenses d’investissement public. En revanche, l’investissement privé devrait être encouragé compte tenu de la volonté du gouvernement de développer le secteur privé, non seulement dans le tourisme mais aussi l’agriculture, la pêche et les services aux entreprises.

La consommation des ménages devrait progresser, soutenue par la progression des emplois, notamment dans le secteur privé.

L’inflation, déterminée essentiellement par les prix des produits alimentaires et énergétiques (le pétrole représente environ 20% des importations du pays) importés, pourrait être alimentée par la dépréciation du l’escudo, indexé à l’euro, si le cours de la monnaie européenne s’affaiblit face au dollar. La hausse des prix devrait cependant rester modérée en 2017.

 

Vulnérabilité budgétaire et extérieure

Le déficit budgétaire devrait se réduire en 2017 après la hausse des dépenses observée avant les élections fin 2016. Le gouvernement devrait réduire ses dépenses d’investissement et prendre des mesures (notamment fiscales) pour soutenir le secteur privé. Une meilleure gestion des compagnies publiques, notamment le plafonnement de la rémunération de leurs dirigeants, devrait réduire les dépenses. Mais la situation financière de certaines des sociétés publiques (notamment la compagnie aérienne Transportes Aéreos de Cabo Verde- TACV) pourrait continuer à peser sur les finances publiques.

Le niveau de la dette publique devrait se stabiliser, à un niveau très élevé, sous réserve de l’absence de détérioration du solde public. Le risque de défaut demeure maîtrisé, s’agissant essentiellement de prêts concessionnels et à long-terme. La dynamique de la dette de l’Etat constitue pourtant une source de vulnérabilité dans un contexte de faible croissance.

Le solde courant, structurellement déficitaire en raison de la dépendance du pays à l’importation de biens alimentaires et d’énergie, pourrait profiter d’un ralentissement des projets d’infrastructures, donc des importations de biens d’équipements. Les exportations, dominées par les produits halieutiques (poissons, fruits de mer et produits transformés), ainsi que les services (tourisme et transports associés) devraient peu augmenter en raison d’une demande extérieure qui devrait peu progresser. Le déficit courant restera financé principalement par les prêts concessionnels des institutions internationales et les IDE, qui demeureront relativement importants.

Le secteur bancaire est dominé par les banques européennes, notamment portugaises. La banque centrale a pris des mesures pour renforcer sa solidité, mais le niveau des créances douteuses reste élevé (17% en juin 2016) et pourrait continuer à augmenter dans un contexte de faible croissance économique, fragilisant davantage le secteur.

 

Stabilité politique et gouvernance satisfaisante

Le Cap Vert est une démocratie installée. La cohabitation entre les deux principaux partis, le Parti Africain de l’Indépendance du Cap Vert (PAICV, majoritaire à l’Assemblée depuis 2011) et le Mouvement pour la Démocratie (MPD, parti du président Jorge Carlos Fonseca), a pris fin en 2016. Le MDP a en effet remporté les élections législatives de mars 2016 et son candidat, le président sortant, a été reconduit à la tête du pays pour un second mandat au premier tour des élections présidentielles du 2 octobre 2016, avec une large majorité des voix (73%) mais avec un taux de participation très faible (35,5% contre 50  % lors du précédent scrutin présidentiel). La fin de la cohabitation devrait favoriser d’adoption de réformes structurelles et la mise en œuvre de mesures favorables aux investisseurs privés.

Le Cap Vert figure parmi les pays les mieux classés d’Afrique sub-saharienne selon les indicateurs de gouvernance de la Banque Mondiale, notamment en matière de lutte contre la corruption (45ème sur 214 pays).

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

Haut de page
  • Français