Les études économiques et analyses risques pays et risques sectoriels Coface
Cap-Vert

Cap-Vert

Population 0,5 millions
PIB par habitant 3 086 $US
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Evaluation des risques pays
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2015 2016 2017(p) 2018(p)
Croissance PIB (%) 1,7 3,8 3,8 4,0
Inflation (moyenne annuelle, %) -0,2 0,8 0,8 1,6
Solde public / PIB (%) -3,8 -4,1 -2,8 -1,7
Solde courant / PIB (%) -4,3 -7,2 -8,8 -8,4
Dette publique / PIB (%) 127,9 133,8 134,6 133,0

 

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Croissance de l’activité touristique
  • Réserves halieutiques
  • Services bancaires et télecommunications performants
  • Institutions politiques stables et indépendantes

POINTS FAIBLES

  • Dette publique très élevée
  • Chômage élevé (15 %, 28,6 % chez les jeunes)
  • Infrastructures de mauvaise qualité, manque d’entretien
  • Produits alimentaires et énergétiques intégralement importés
  • Dépendance aux chocs externes, à l’aide internationale, à la diaspora et au tourisme
  • Exposition au changement climatique et au risque volcanique, sismique (cyclones)

Appréciation du risque

Maintien d’une croissance confortable en 2018

En 2018, la croissance cap-verdienne devrait se maintenir au même niveau qu’en 2017, bénéficiant notamment de l’activité de ses partenaires économiques européens. On devrait assister à une augmentation des recettes touristiques, notamment en logement et en restauration. La croissance des pays européens devrait y contribuer, ceux-ci étant les principaux (81 % en 2016) pourvoyeurs de touristes. Le nombre de touristes britanniques (le Royaume-Uni est le principal pays d’origine des touristes au Cap-Vert) devrait poursuivre sa progression, légèrement ralentie par les premiers effets du Brexit.

Néanmoins, les contraintes structurelles liées au manque de diversification de l’économie demeurent importantes. En effet, la dépendance au tourisme et aux dépenses de l’administration publique reste prépondérante.

La politique budgétaire d’austérité du gouvernement devrait se poursuivre en 2018 et se traduire par une réduction des dépenses d’investissement public au profit de l’investissement privé, notamment par le biais des investissements directs à l’étranger (IDE) provenant surtout de Royaume-Uni et de Chine dans le secteur touristique et immobilier.

La consommation des ménages devrait légèrement progresser, bénéficiant du faible niveau d’inflation. Elle serait également favorisée par la situation économique du Portugal qui est la principale source d’entrée de revenus des travailleurs à l’étranger (11 % du PIB). Toutefois, elle pourra être pénalisée par la baisse de la confiance des consommateurs.

 

Réduction des dépenses budgétaires et un déficit courant principalement couvert par les flux d’IDE

Le déficit budgétaire devrait continuer à diminuer en 2018, comme lors de l’exercice précédent. Le gouvernement devrait réduire ses dépenses d’investissement, d’achat de biens et services, de subventions et procéder à des privatisations. En revanche, la masse salariale ne devrait pas baisser en 2018 étant donné le manque de flexibilité à court-terme. La diminution des investissements publics, passant de 10,3 % du PIB en 2013 à 3,5 % en 2016, pourrait avoir un impact négatif sur la croissance en 2018. Les récentes réformes fiscales, notamment l’exemption fiscale pendant la période de lancement d’une entreprise, devraient favoriser l’initiative privée. Le niveau de la dette publique devrait se stabiliser, à un niveau toujours élevé. Le risque de défaut demeure maîtrisé, s’agissant essentiellement de prêts concessionnels d’organisations internationales et à long-terme.

Le solde courant, structurellement déficitaire en raison de la dépendance du pays à l’importation de biens de consommation (40 %), des biens intermédiaires (25 %) et d’énergie (8 %), pourrait profiter de l’appréciation de l’escudo cap verdien. Celui-ci étant indexé à l’euro, l’appréciation de ce dernier devrait contribuer à la baisse du prix des importations ne provenant pas des partenaires commerciaux européens. Les exportations, dominées (81 %) par les produits halieutiques (poissons, fruits de mer et produits transformés) devraient peu augmenter en raison d’une demande extérieure qui devrait peu progresser. Le solde courant est donc très déficitaire au niveau des biens et excédentaire au niveau des services. Le déficit courant demeure principalement financé par les IDE (7,3 % du PIB) et les transferts des cap-verdiens en Europe (11 % du PIB).

Le marché des capitaux et le marché financier demeurant sous-développés, le secteur bancaire est la source première de financement. Il est dominé par les banques européennes, notamment portugaises. La banque centrale a pris des mesures durant ces deux dernières années pour améliorer la profitabilité du crédit, qui, contrairement à son accessibilité, est faible. Le secteur de la microfinance devrait continuer à se développer afin de financer les très petites entreprises.

 

Malgré la stabilité politique, une légère détérioration du climat des affaires

Le Cap-Vert est une démocratie installée. Le pays figure parmi les pays les mieux classés d’Afrique sub-saharienne selon les indicateurs de gouvernance de la Banque Mondiale, notamment en matière de lutte contre la corruption (44e sur 214 pays).

Le Movimiento para a Democracia (MDP) a remporté les élections législatives de mars 2016 et son candidat, Jorge Carlos Fonseca, a été reconduit à la tête du pays pour un second mandat au premier tour des élections présidentielles du 2 octobre 2016. Les priorités du gouvernement actuel sont la baisse du taux de chômage et du déficit budgétaire. Les changements récents de la politique extérieure se font en direction de la Chine. Les investissements chinois sont en constante augmentation et devraient se concentrer dans le secteur du tourisme, des infrastructures, ainsi que dans la construction d’une zone économique spéciale. L’outil principal de cette coopération est le Fond de Développement Afrique-Chine.

Le classement Doing Business du Cap Vert demeure plutôt stable (129e sur 190 pays), le pays possède un des meilleurs climats des affaires de l’Afrique subsaharienne. Néanmoins, il pâtit du manque d’infrastructure, électrique en particulier, et de l’absence de réglementation régissant l’insolvabilité.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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