Les études économiques et analyses risques pays Coface
Chili

Chili

Population 17,8 millions
PIB par habitant 14480 $US
A3
Evaluation des risques dans ce pays
A2
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013  2014 2015(e)  2016 (p)
Croissance PIB (%)4,0 4,0 1,8 2,1 1,8
Inflation (moyenne annuelle) 1,9 4,4 4,3 3,6
Solde budgétaire / PIB (%) -0,5 -1,5 -3,3 -2,2
Solde courant / PIB (%) -3,6 -1,1 -0,7 -1,6
Dette publique / PIB (%) 33,5 37,0 38,8 38,0

 

* Dette publique consolidée (e) estimation (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Ressources minières (1er producteur de cuivre), agricoles, piscicoles et sylvicoles
  • Nombreux accords de libre-échange
  • Environnement des affaires favorable, stabilité politique et institutionnelle
  • Entreprises internationales dans la distribution, l’aérien ou le papier
  •  Membre de l’OCDE et de l’Alliance du Pacifique

POINTS FAIBLES

  • Economie ouverte vulnérable aux chocs externes
  • Dépendance au cuivre et à la conjoncture chinoise
  • Déficit extérieur persistant
  • Vulnérabilité du réseau routier et électrique et cherté de l’énergie
  • Exposition au risque climatique et sismique
  • Disparité des revenus et déficience du système éducatif

Appréciation du risque

La dépendance à la production et au prix du cuivre continue de freiner la croissance chilienne

En 2015, l’activité économique chilienne s’est légèrement améliorée grâce à un important stimulus budgétaire. L’augmentation des dépenses publiques a en effet permis de compenser la baisse de l’investissement liée à la chute du prix du cuivre. En 2016, la croissance devrait rester stable tirée par le commerce extérieur, hors exportations minières qui restent encore affectées par la baisse du prix des matières premières, le cuivre principalement (le secteur minier représente près de 19% du PIB). Les exportations agricoles et manufacturières devraient en effet tirer profit de la dépréciation du peso chilien qui leur confère plus de compétitivité. Celles-ci profiteront également de la hausse de la demande en provenance des Etats-Unis (12% des exportations). Le secteur non minier devrait aussi bénéficier d’un regain de profitabilité grâce à la réduction du coût de l’énergie étant donnée la chute des cours des hydrocarbures.
La demande interne devrait en revanche rester peu dynamique. Alors que l’incertitude sur l’évolution du cours du cuivre continue de décourager les investisseurs, la dépréciation de la monnaie locale affecte aussi la reprise de l’investissement dans la mesure où elle rend l’importation des biens d’équipement plus coûteuse. La consommation des ménages devrait être limitée en raison de la hausse de leur endettement moyen (près de 60% des revenus disponibles en 2014).
L’inflation devrait diminuer lentement en 2016 dans un contexte de faibles pressions sur la demande et de la répercussion limitée de la dépréciation passée du peso face au dollar. Enfin, la politique monétaire devrait rester accommodante afin de soutenir l’activité, mais un resserrement n’est cependant pas à exclure en raison du rehaussement effectif des taux d’intérêts de la FED.

 

Vers une gestion plus prudente des comptes publics alors que les comptes extérieurs restent dépendants de la demande et du prix du cuivre

En 2015, la dégradation marquée du déficit des comptes publics a été provoquée par la hausse des dépenses publiques notamment dans le domaine social (santé et éducation) afin de soutenir l’activité dans un contexte de ralentissement de l’économie. Malgré cette évolution, la dette publique consolidée est restée relativement faible (autour de 38% du PIB). La détention d’importants actifs étrangers, renforcent considérablement la capacité du gouvernement à faire face à ses engagements. En 2016, le gouvernement devrait opter pour une gestion plus prudente des dépenses en raison de la faiblesse persistante des recettes budgétaires (20% du PIB, dont la moitié procurée par la TVA), ce qui réduirait le déficit public.
Sur le plan des comptes extérieurs, le Chili est le premier producteur de cuivre (un tiers de la production mondiale) et le secteur représente 13 % du PIB, l’or 19 % avec les autres minerais, notamment et le fer. Les minerais conditionnent ainsi une grande partie des investissements. Ils sont à l’origine de 57 % des exportations de marchandises et le cuivre en constitue 52 % à lui seul. La Chine absorbe près de 50% de la production de cuivre chilien. Le solde commercial est donc très dépendant de la demande et du prix du cuivre. En 2016, le solde courant devrait se dégrader en raison de la  moindre demande des pays asiatiques, de la Chine principalement, tandis que les importations ne devraient croître que modestement au vu de l’impact négatif de la dépréciation du peso qui conduit à des coûts plus élevés des biens étrangers. La balance des services, structurellement déficitaire, et celle des revenus devraient rester négatives, les rapatriements de dividendes par les sociétés étrangères, notamment dans l’industrie extractive, excèdent largement le produit des investissements chiliens à l’étranger. Les IDE concentrés notamment dans le secteur minier devraient ralentir sous l’effet de la baisse durable du prix des minerais.

 

Un contexte économique moins propice aux réformes

Michelle Bachelet, déjà présidente de 2006 à 2010, a été réélue fin 2013 pour un mandat de quatre ans avec 62 % des suffrages, mais une participation de seulement 42 %, le vote étant devenu facultatif. Son élection a suscité de fortes espérances même si le contexte économique moins favorable pourrait l’inciter à modérer ses ambitions. La présidente devra faire face à plusieurs défis. D’une part, l’impatience de la population en matière d’éducation et de réduction des inégalités, ainsi que se conformer aux règles environnementales durcies, notamment, sous la pression des populations indigènes (5% du total) proches des sites miniers et hydroélectriques projetés. D’autre part, elle devra poursuivre la construction d’infrastructures routières et énergétiques nécessaires au développement de l’activité minière, et ménager les milieux des affaires mécontents de la hausse d’impôts et taxes nécessaires à la poursuite de ses réformes.
Le climat des affaires demeure stable et favorable. Malgré les scandales de corruption entourant la famille proche de la présidente, le Chili reste un modèle de transparence en Amérique latine.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

Paiement

 

Les billets à ordre, chèques et lettres de change sont fréquemment utilisés dans les transactions commerciales au Chili. En cas de défaut de paiement, ils offrent au créancier certaines garanties, dont l’accès à la procédure sommaire (Juicio Ejecutivo) dans laquelle, après examen des documents qui lui ont été remis, un juge de première instance (Juzgado Civil)peut ordonner au débiteur de payer dès notification sous peine de saisie de ses biens. Pour qu’ils aient force de loi, certains de ces documents, nécessitent une étape juridique préalable.

 

Largement acceptée bien qu’assez difficile à obtenir, la lettre de change garantie par une banque limite le risque de défaut de paiement en offrant au créancier un recours supplémentaire à l’encontre de l’endosseur de la lettre.

 

Le chèque, qui est davantage utilisé que la lettre de change ou le billet à ordre, offre des garanties légales similaires dans le cadre de la procédure sommaire (Juicio Ejecutivo) en cas d’impayé pour cause (protesto) d’absence de fonds ou de clôture du compte. Il doit être inscrit dans un registre public (Boletín Comercial).

 

Il en est de même du billet à ordre (pagaré) qui, comme la lettre de change et le chèque, est un instrument ayant force de loi et qui, s’il est impayé, est également inscrit au Boletín Comercial. Pour le billet à ordre, un protêt (protestada) doit être dressé par un notaire ou dans le cadre d’une procédure judiciaire.

 

Le Boletín Comercial, qui fournit à d’autres sociétés d’information (comme Dicom, SIISA) des renseignements concernant les créances impayées à l’échelle nationale, est l’organisme officiel le plus important sur le plan national placé sous la dépendance de la Chambre de Commerce de Santiago (Cámara de Comercio de Santiago). Les entreprises commerciales et les particuliers y sont répertoriés et il permet aux banques et aux autres établissements de crédit et commerciaux de procéder à un contrôle de l’historique de paiement d’une entreprise ou d’un particulier avant de consentir un crédit ou d’effectuer une opération commerciale.

 

Très utilisés par les banques chiliennes, les virements électroniques par l’intermédiaire du réseau SWIFT constituent un moyen de règlement rapide, relativement fiable et bon marché, à condition que l’acheteur, de bonne foi, ordonne le paiement.

 

Recouvrement des créances

 

Le recouvrement commence par une procédure à l’amiable (pas d’intervention judiciaire à ce stade) dans laquelle les parties peuvent s’entendre sur le règlement du paiement ou mettre en place un autre échéancier de paiement. La durée de cette phase dépend du délai de prescription des documents qui étayent la créance (chèque, facture, billet à ordre, lettre de change). Une mise en demeure est adressée au débiteur par lettre recommandée, lui intimant l’ordre de payer la somme due, majorée des intérêts échus convenus par les parties.

 

Sauf en présence de clauses spéciales insérées dans le contrat commercial, le taux d’intérêt applicable est l’ « interés máximo convencional » stipulé par la loi numéro 18.010 obtenu, depuis 2000, à partir d’une estimation pour les opérations en devise nationale inférieures ou égales à 90 jours ou d’un montant inférieur à 200 UF (unidades de fomento, unités de paiement).

 

Chaque année, la Banque centrale publie au Bulletin Officiel (Diario Oficial del Estado) le taux ainsi déterminé.

 

En l’absence d’un accord sur le règlement de la créance avec le client, le créancier engagera une procédure de recouvrement légal dans le cadre du Code de procédure civile (Código de Procedimiento Civil) qui est entré en vigueur en 1902.

 

Outre le recours à la procédure sommaire (Juicio Ejecutivo), un vendeur qui n’est pas en mesure de parvenir à un règlement extrajudiciaire avec un acheteur peut faire valoir son droit au paiement par le biais de la procédure civile, divisée en procédure ordinaire (Juicio Ordinario)ou extra sommaire (Juicio Sumario) suivant le montant du litige et le type de documents étayant la créance.

 

Le demandeur doit expliquer les faits sur lesquels il fait valoir son droit et soumettre tous les documents pertinents (originaux ou copies certifiées conformes) lors du dépôt de sa requête initiale. À l’issue de cette présentation, le juge décidera d’accepter ou non l’action intentée. S’il l’accepte, le procès commence dans un délai qui dépend du type de procédure.

 

Toute action en justice nécessite la présence d’un avocat (juriste), qu’il s’agisse d’un tribunal de première instance (Juzgados-primera instancia) ou de deuxième instance (Corte Apelaciones o Suprema - segunda instancia) situé dans la ville où réside le débiteur.

 

Le débiteur peut contester le jugement au moyen d’arguments stipulés par la loi dans le Code de Procédure Civile (Código de Procedimiento Civil - excepciones) comme le paiement de la dette, la prescription, la compensation, etc. Le juge examinera ces arguments et engagera un procès parallèle concernant la défense.

 

Un procès peut durer de 6 mois à 2 ans, voire davantage, suivant le document, la défense adoptée par le débiteur et la formation ou non d’un pourvoi en appel.

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