Les études économiques et analyses risques pays Coface
Congo

Congo

Population 4,3 millions
PIB par habitant 3171 $US
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Evaluation des risques dans chaque pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014  2015 (p) 2016 (p)
Croissance PIB (%) 3,3 6,8 1,0 6,0
Inflation (moyenne annuelle) 4,6 0,9 0,9 1,7
Solde budgétaire / PIB (%) -4,5 -8,5 -10,7 -4,0
Solde courant / PIB (%) -4,5 -5,5 -10,7 -7,0
Dette publique / PIB (%) 38,2 41,8 57,5 54,1

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Ressources naturelles abondantes (pétrole, minerai de fer, potassium, phosphates, bois) et potentiel agricole
  • Amortisseurs budgétaires et extérieurs
  • Annulation de dette dans le cadre des initiatives PPTE/IADM

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance à l’égard du pétrole (60% du PIB, 74% des recettes de l’Etat et 82% des exportations)
  • Manque d’infrastructures, réduction insuffisante de la pauvreté
  • Environnement des affaires pénalisant et faible gouvernance
  • Risque d’instabilité politique en cas de départ soudain du chef de l’Etat

Appréciation du risque

 

La croissance évolue au rythme de la production pétrolière

La croissance a fortement ralenti en 2015 sous l’effet, principalement, de la baisse de la production de pétrole, ce recul étant attribuable à des retards dans la mise en production de nouveaux gisements. En 2016, le redressement attendu de la production d’or noir devrait engendrer un rebond de l’activité. Néanmoins, cette reprise serait limitée par la poursuite du ralentissement en Chine (1er client du pays). Comme en 2015, le secteur non pétrolier devrait connaître une croissance plus lente du fait de la baisse des dépenses publiques et du report des projets miniers en lien avec la faiblesse du cours du minerai de fer.

Le Congo est en effet richement doté en ressources naturelles (au pétrole et au minerai de fer s’ajoutent la potasse, les phosphates, le bois) et bénéficie d’un emplacement stratégique en Afrique centrale, disposant d’un port en eau profonde à Pointe-Noire. Cependant, l’économie reste dominée par le pétrole, qui représentait encore 54 % du PIB, 70 % des recettes budgétaires et 85% des exportations de biens en 2014. En dépit de cette manne, la pauvreté et les inégalités sont demeurées élevées. En outre, malgré les dernières découvertes, la production d’or noir devrait à nouveau se contracter à partir de 2018, ce qui souligne la nécessité impérieuse pour le pays de diversifier son économie. Afin d’œuvrer dans ce sens et pallier le manque d’infrastructures, les autorités ont lancé depuis quelques années un vaste programme d’investissements publics qui comprend notamment la création de zones spéciales. Cependant, ce plan ne porte pas encore tous ses fruits et l’environnement des affaires reste très pénalisant.
En 2016, les effets de la baisse des prix mondiaux des produits alimentaires s’atténueraient. L’inflation devrait donc s’inscrire en hausse, demeurant toutefois en deçà de l’objectif de la CEMAC (3 %).

 

Le choc pétrolier affecte les comptes publics et extérieurs

Le tassement des cours du pétrole, amorcé mi-2014, et la baisse de la production d’or noir en 2015, ont provoqué une détérioration du solde des transactions courantes et ont pesé sur le budget. Ceci a contraint les autorités à adopter des mesures correctives sur le plan budgétaire (révision à la baisse du prix du baril, plafonnement de certaines dépenses courantes et réduction des dépenses en capital financées sur ressources propres). En 2016, l’entrée en production de nouveaux gisements, même si l’on n’anticipe pas de remontée notable du prix du baril, devrait contribuer au redressement des comptes publics et extérieurs.
Le rapatriement de dépôts de l’État détenus en Chine et de dépôts de banques commerciales à l’étranger, ainsi que les emprunts réalisés auprès de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) en 2014 ont permis de renforcer le niveau des réserves de change et de préserver celui des dépôts de l’Etat à la BEAC. Ces importants amortisseurs ont pu être utilisés par la suite pour faire face à la baisse des recettes pétrolières.
Du fait notamment des décaissements d’emprunts contractés auprès de la Chine, la dette publique extérieure a sensiblement augmenté depuis l’allègement obtenu dans le cadre des initiatives PPTE/IADM en 2010. En conséquence, le risque de surendettement s’est accru. Toutefois, grâce au montant élevé des dépôts de l’Etat à la banque centrale régionale, ce risque peut être considéré comme modéré. Il pourrait cependant s’aggraver si, à l’avenir, l’Etat ne privilégiait pas le recours à des emprunts extérieurs à des conditions concessionnelles pour se financer.

 

Le président Sassou Nguesso conserve sa mainmise sur le pouvoir

Le chef de l’Etat et le Parti congolais du travail continuent à tenir les rênes du pouvoir d’une main ferme. La mouvance présidentielle avait confirmé sa suprématie lors des élections municipales et sénatoriales de septembre et octobre 2014. Le pouvoir l’a conservé, dans un climat de forte tension, lorsqu’il a remporté le référendum du 25 octobre 2015 sur la nouvelle Constitution. Celle-ci permettra au président Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat en 2016 (scrutin avancé au premier trimestre). Compte tenu de la concentration du pouvoir entre ses mains et de tensions sociales et intercommunautaires sous-jacentes, le départ soudain de la scène politique du chef de l’Etat, aujourd’hui âgé de 72 ans, pourrait engendrer une forte instabilité.
Sur le plan régional, les liens avec l’Angola devraient se raffermir, dans le cadre de la gestion conjointe d’un champ pétrolier, mais les relations avec la République démocratique du Congo devraient rester distendues, ce qui est le cas depuis l’expulsion de Brazzaville de nombreux ressortissants de ce pays en avril 2014.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

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