Les études économiques et analyses risques pays Coface
Congo

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Population 4,3 millions
PIB par habitant 2024 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 6,8 2,3 1,7 5,0
Inflation (moyenne annuelle) 0,9 2,0 4,0 3,7
Solde budgétaire / PIB (%) -7,9 -18,4 -7,5 -1,6
Solde courant / PIB (%) -3,3 -21,0 -8,2 -2,1
Dette publique / PIB (%) 47,5 70,6 69,3 61,2

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Ressources naturelles abondantes (pétrole, minerai de fer, potassium, phosphates, bois) et potentiel agricole
  • Amortisseurs budgétaires et extérieurs
  • Annulation de dette dans le cadre des initiatives PPTE/IADM

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance à l’égard du pétrole et de la Chine
  • Manque d’infrastructures, réduction insuffisante de la pauvreté
  • Environnement des affaires pénalisant et faible gouvernance
  • Incertitude liée à la succession future du chef de l’Etat

Appréciation du risque

 

Une croissance toujours très dépendante du pétrole

La croissance a continué à diminuer en 2016 sous l’effet de la baisse de la production pétrolière et d’une forte réduction des dépenses gouvernementales pour contenir le déficit budgétaire. L’économie congolaise devrait toutefois connaître un rebond en 2017 grâce à la mise en service d’un important gisement pétrolier et une reprise de l’investissement public.

Le Congo est richement doté en ressources naturelles (pétrole, minerai de fer mais aussi potasse, phosphates et bois) et bénéficie d’un emplacement stratégique en Afrique centrale (port en eau profonde à Pointe-Noire). Cependant, l’économie reste dominée par le pétrole qui, bien qu’ayant vu sa contribution diminuer, représente encore 40 % du PIB, 38 % des recettes budgétaires et 74 % des exportations. Malgré les dernières découvertes, la durée de vie des réserves de pétrole reste limitée et le prix du baril devrait demeurer relativement faible. Cela souligne la nécessité pour le pays de diversifier son économie. Afin d’œuvrer dans ce sens, les autorités ont lancé depuis quelques années un vaste programme d’investissements publics. Cependant, le pays continue de souffrir d’un manque d’infrastructures. Par ailleurs, les progrès en vue de réduire la pauvreté et les inégalités restent limités et l’environnement des affaires difficile. Les investisseurs restent notamment préoccupés par les difficultés rencontrées pour traiter avec l’administration fiscale et par les obstacles au commerce transfrontalier.

L’inflation, dépendante des prix des produits alimentaires importés et de contraintes logistiques dépasse désormais l’objectif de la CEMAC (3 %).

 

Des déficits jumeaux en voie de diminution

Le tassement continu des recettes pétrolières et la hausse des salaires de la fonction publique à l’approche de l’élection présidentielle de mars 2016 ont pesé sur le budget. Cependant, après avoir explosé en 2015, le déficit public a été ramené à des proportions plus acceptables en 2016 du fait d’une forte contraction de l’investissement public. La reprise de la production pétrolière et la légère remontée des cours du brut devraient contribuer à une nouvelle amélioration de la situation budgétaire en 2017. Il devrait en être de même pour les comptes extérieurs.

La dette publique extérieure a sensiblement augmenté depuis l’allègement obtenu en 2010 dans le cadre des initiatives PPTE/IADM du fait des emprunts contractés auprès de la Chine. Le ratio de la dette publique a même dépassé, fin 2015, le critère de convergence de la CEMAC (70 % du PIB). Le risque de surendettement s’est accru dans le contexte de la chute du prix du pétrole et de la dépréciation du franc CFA en 2015 face au dollar. Un retard de paiement temporaire sur l’unique euro-obligation du pays en juillet 2016 a montré la faiblesse de la gestion administrative de la dette, à défaut de refléter des problèmes immédiats de liquidité. Le pays dispose de réserves budgétaires non négligeables auprès de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (9 % du PIB à mi-2016). Cependant, face à l’étroitesse des possibilités de financement, le gouvernement continue de puiser dans ses dernières, qui risquent, à terme, de s’épuiser.

 

Le président sortant conserve sa mainmise sur le pouvoir

Le projet de nouvelle constitution permettant au président Sassou-Nguesso de briguer un troisième mandat en 2016 a été adopté à l’issue du référendum d’octobre 2015. Le président sortant, qui cumule plus de trente années à la tête du pays (en deux périodes distinctes), a été réélu, pour cinq ans, au premier tour de l’élection présidentielle de mars 2016. Les résultats de ces consultations ont été contestés par l’opposition et les scrutins se sont déroulés dans un contexte tendu. En outre, cela ne fait que reporter à plus tard le problème d’une future succession.

S’il est contesté en interne et accueilli avec froideur par la communauté internationale depuis sa réélection, le chef de l’Etat peut compter sur la Chine, son plus important partenaire commercial et pourvoyeur de fonds. Une dizaine d’accords ont ainsi été signés entre les deux pays en juin 2016 dans le domaine de la finance, des infrastructures et de l’agriculture. En revanche, les relations avec la République démocratique du Congo voisine devraient demeurer distendues en raison de la montée de l’instabilité politique dans ce pays. Par ailleurs, on note, depuis avril 2016, un regain de tensions dans la région du Pool, voisine de Brazzaville, entre les forces de sécurité et les ex-rebelles ninjas proches du Pasteur Ntumi.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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