Les études économiques et analyses risques pays Coface
Corée du Sud

Corée du Sud

Population 50,4 millions
PIB par habitant 27970 $US
A3
Evaluation des risques dans ce pays
A2
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013  2014 2015 (p) 2016 (p)
Croissance PIB (%) 2,9 3,3 2,6 2,5
Inflation (moyenne annuelle) 1,3 1,3 0,7 1,3
Solde budgétaire / PIB (%) 0,7 0,4 -0,2 0,3
Solde courant / PIB (%) 6,2 6,0 7,7 7,8
Dette publique / PIB (%) 33,8 35,1 35,9 37,3

 

(p) prévisions (e) estimation

POINTS FORTS

  • base industrielle diversifiée
  • leader sur l’électronique de qualité
  • système éducatif performant
  • dépenses publiques élevées en R&D
  • augmentation des investissements coréens vers la Chine, le Vietnam et l’Inde
  • finances publiques saines

POINTS FAIBLES

  • sidérurgie, textile et industrie navale affectés par la concurrence chinoise
  • poids des importations de matières premières
  • endettement élevé des ménages et des petites entreprises
  • vieillissement de la population
  • imprévisibilité du régime de la Corée du Nord

Appréciation du risque

L’activité devrait se stabiliser en 2016

Après avoir marqué le pas en 2015, la croissance devrait se stabiliser en 2016. La consommation des ménages devrait rebondir après avoir souffert de l’épidémie de Coronavirus qui a touché le pays au second trimestre 2015. De plus les ménages coréens devraient bénéficier des mesures de relance mises en place par le gouvernement telles que des incitations fiscales à l’acquisition d’une voiture. Néanmoins, l’endettement des ménages, qui représente près de 145 % du revenu disponible, continuera à peser sur l’activité. L’investissement, notamment dans le domaine de la construction, devrait rester dynamique. Les entreprises continueront à bénéficier du soutien budgétaire des autorités. En réponse au ralentissement observé en 2015 et à la baisse du commerce mondial, le gouvernement a mis en place plusieurs plans de relance.. Ils prévoient, notamment, des exonérations fiscales, la construction d’infrastructures, des aides aux PME et des mesures visant à renforcer la protection sociale et le développement des services. De plus, l’inflation devrait rester inférieure à la cible de la banque centrale, ce qui permettra à l’institution de maintenir une politique monétaire accommodante. Celle-ci a abaissé 2 fois son taux directeur en 2015 et une fois en 2016 (-75 pdb au total) qui se situe désormais à un plus bas historique. L’économie coréenne, fortement exportatrice, restera contrainte en 2016 par le ralentissement de l’économie chinoise, l’empire du Milieu étant récipiendaire d’un quart des exportations coréennes.

Par ailleurs, le secteur agricole devrait se redresser après avoir souffert de la forte sécheresse de l’été 2015. Néanmoins, les entreprises fragilisées par un endettement élevé, notamment dans l’industrie navale, devraient être affectées par des restructurations. 

Enfin, l’économie coréenne restera à deux vitesses avec des conglomérats industriels dynamiques - leschaebols- mais un secteur des services à faible productivité. De plus, la transparence deschaebols, caractérisés par le contrôle familial et la succession héréditaire, reste limitée. 

 

Situation financière maîtrisée

En 2015, le pays a enregistré un léger un déficit public en raison de dépenses exceptionnelles décidées au cours de l’été. En 2016, malgré un budget en progression et un nouveau plan de relance, le solde public devrait redevenir excédentaire. La dette publique restera soutenable et inférieure aux niveaux observés dans la plupart des autres pays de l’OCDE. Néanmoins, les engagements contingents et la dette des entreprises publiques représentent respectivement 10 et 30 % du PIB.

Le solde courant devrait rester relativement stable et excédentaire en 2016. La valeur des importations de gaz naturel, pétrole et charbon ne devrait pas rebondir grâce à la faiblesse des cours ce qui devrait permettre d’atténuer les effets du ralentissement des exportations de biens et la dégradation de la balance des services liés au ralentissement chinois.
Dans ce contexte, les réserves resteront à un niveau satisfaisant (plus de 9 mois d’importations), conférant au pays une bonne capacité de résistance face à des retraits brutaux de capitaux. Le won ayant été peu affecté, comparativement aux autres devises asiatiques, par les sorties de capitaux observées dans beaucoup de pays émergents au cours de l’été 2013 puis en 2015, le resserrement de la politique monétaire américaine, fin 2016, ne devrait pas avoir d’impact majeur sur son cours. Cela s’explique par la solidité de l’excédent courant et la faible corrélation du marché obligataire coréen à l’aversion global au risque et aux autres marchés obligataires émergents. Enfin, le niveau élevé de l’endettement des ménages constitue un risque pour le secteur bancaire.

 

Dégradation des relations avec la Corée du Nord

Les risques de tensions avec la Corée du Nord persistent. Malgré, la volonté de dialogue de la présidente Park Geun-hye et l’adoption d’un accord dit « en 6 points » en août 2015, les relations entre les deux pays se sont dégradées début 2016. La Corée du Nord a réalisé un essai nucléaire en janvier et un tir balistique en février. Depuis lors, sa rhétorique est très agressive. Les menaces récurrentes proférées par la Corée du Nord illustrent l’instabilité des relations entre les deux pays. L’ONU a ainsi adopté de nouvelles sanctions en février 2016. 

En ce qui concerne la politique intérieure, de nouveaux conflits sociaux sont à prévoir, notamment en raison du statut précaire de nombreux travailleurs et des restructurations de l’industrie navale. De plus, la présidente a été critiquée pour sa gestion du naufrage du Sewol et de l’épidémie. Le premier ministre ayant démissionné à la suite du naufrage, la présidente a procédé à un remaniement en avril 2014. Néanmoins, le nouveau premier ministre a démissionné en avril 2015 suite à des soupçons de corruption obligeant Madame Park à nommer le 3ème premier ministre depuis le début de son mandat. En raison des nombreuses critiques adressées à Park Geun-hye, le parti au pouvoir a enregistré une courte défaite lors des élections législatives d’avril 2016. Cependant, ce dernier a retrouvé la majorité au Parlement en juin 2016 ; sept parlementaires indépendants ayant décidé de réintégrer le parti.

 

 

Dernière mise à jour : Juillet 2016

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