Les études économiques et analyses risques pays Coface
Costa Rica

Costa Rica

Population 4,8 millions
PIB par habitant 10378 $US
A4
Evaluation des risques pays
A3
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014 2015  2016 (p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 3,0 3,7 4,3 4,3
Inflation (moyenne annuelle) 4,5 0,8 0,7 2,6
Solde budgétaire / PIB (%) -6,0 -5,8 -5,7 -2,3
Solde courant / PIB (%) -4,7 -4,0 -4,5 -4,5
Dette publique / PIB (%) 39,3 42,4 44,5 46,9

 

 (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Institutions démocratiques (depuis 1949)
  • Meilleurs indicateurs sociaux de la région : éducation, santé
  • Services et industries de pointe (pharmacie, microprocesseurs) attractifs pour les IDE
  • Echanges diversifiés grâce à de multiples accords commerciaux
  • Ressources touristiques : hôtellerie, parcs nationaux

POINTS FAIBLES

  • Exposition aux catastrophes naturelles 
  • Insuffisance des infrastructures de transport 
  • Tributaire des Etats-Unis en matière économique et financière 
  • Comptes publics fragiles 
  • Manque de main d’œuvre qualifiée/travail non déclaré  

Appréciation du risque

Une croissance stable en 2017 soutenue par l’investissement

En 2017, la croissance resterait stable. Le commerce extérieur serait moins porteur du fait de la stagnation des exportations, liée à l’atonie de l’activité aux Etats-Unis, partenaire commercial majeur du pays. En parallèle, les importations enregistreraient une hausse en lien avec le prix encore bas du pétrole. L’investissement soutiendrait l’activité grâce à la poursuite des projets d’investissement public et d’autre part en raison de la reprise attendue des IDE. En effet, des projets d’infrastructures portuaires et autoroutières poursuivraient leur avancement en 2017 après avoir enregistré des retards en 2016. En outre, les conditions fiscales avantageuses au sein de la zone franche ainsi que l’ouverture de l’industrie des services aux entreprises étrangères constitueraient des sources d’attractivité supplémentaires pour les IDE.
En 2017, l’inflation devrait augmenter : les effets de la politique monétaire accommodante visant à limiter la désinflation observée en 2016 devraient se matérialiser en 2017. La dépréciation du colon costaricain induirait aussi une inflation importée. La Banque Centrale pourrait alors resserrer la politique monétaire en augmentant les taux directeurs en 2017.

 

Persistance des déficits public et courant

Afin d’enrayer la tendance haussière de l’endettement public, le gouvernement a mis en place une politique budgétaire restrictive en 2016. La consolidation budgétaire semble portée pour l’instant par des efforts sur la collecte des impôts, notamment via la prise de mesures pour la lutte contre l’évasion fiscale. Le gouvernement compte notamment sur son projet de réforme fiscale pour augmenter ses recettes. Il s’agit d’introduire une TVA à 15 % destinée à remplacer l’actuelle taxe sur les ventes (13%), ainsi que l’élimination des exonérations fiscales (services de santé en particulier). Cette réforme de la fiscalité n’est cependant pas nouvelle (elle avait déjà été évoquée en 2015, mais jamais validée). Le gouvernement et l’opposition semblent être d’accord sur la nécessité d’une consolidation fiscale, mais trouver un compromis sur ses modalités serait difficile. Aussi, l’adoption des réformes fiscales se ferait très lentement.
Le déficit courant devrait rester stable lui aussi. La faiblesse persistante du prix du pétrole (3ème poste d’importation) conjuguée à la forte dépendance aux importations de biens de consommation et de biens intermédiaires destinées aux usines de la zone franche se traduirait par une progression du déficit de la balance commerciale. La balance des revenus devrait rester déficitaire en raison des rapatriements de dividendes des multinationales implantées dans le pays et le déficit des transferts resterait modeste. L’afflux d’envois de fonds des émigrés serait toujours modérés par les sorties de fonds de travailleurs nicaraguayens qui résident dans le pays. Cependant, la balance des services s’améliorerait légèrement, de par la hausse de la fréquentation des visiteurs américains.

 

L’absence de majorité continue à freiner la mise en place des réformes

Au pouvoir depuis 2014, le président Luis Guillermo Solis du parti de centre gauche PAC peine à faire adopter son programme de réformes. Son parti ne dispose en effet que de 20 % des sièges à l’assemblée législative, dont la présidence reviendra à l’opposition en 2016-2017 qui se montre très hostile aux changements. Cela pourrait compliquer l’adoption des mesures fiscales correctives, la lutte contre la criminalité urbaine et le développement de réseaux de blanchiment d’argent lié au trafic de drogue, et ralentir les projets visant à améliorer le cadre institutionnel.
L’environnement des affaires restera affecté par les insuffisances en matière d’infrastructure (transport et télécommunication en particulier) et les coûts relativement élevés de l’énergie (électricité).
Sur le plan des relations internationales, le président Solis n’a pas encore décidé de l’intégration du pays dans l’Alliance du Pacifique (communauté économique regroupant le Chili, le Mexique, le Pérou et la Colombie), compte tenu du débat au sein de la société civile. Celui-ci attend, en effet, les conclusions d’une consultation interministérielle pour se prononcer. Les discussions avec sont toujours en cours avec l’OCDE en vue de l’adhésion du pays.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

Haut de page
  • Français