Les études économiques et analyses risques pays Coface
Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire

Population 23,1 millions
PIB par habitant 1460 $US
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Evaluation des risques dans ce pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014  2015 (p) 2016 (p)
Croissance PIB (%) 8,7 7,9 8,6 8,5
Inflation (moyenne annuelle) 2,6 0,4 1,2 2,1
Solde budgétaire / PIB (%) -2,2 -2,2 -3,0 -4,0
Solde courant / PIB (%) -2,0 -0,8 -1,7 -1,8
Dette publique / PIB (%) 43,4 46,6 49,1 45,9

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Diversification : hydrocarbures, minerais et richesses agricoles (premier producteur mondial de cacao)
  • Infrastructures portuaires, routières et énergétiques en cours de modernisation
  • Obtention en 2012 d’une annulation de dette supplémentaire dans le cadre des initiatives PPTE/IADM
  • Normalisation de la situation politique

POINTS FAIBLES

  • Economie dépendante des aléas climatiques et de l’évolution des cours du cacao, principal produit d’exportation
  • Lacunes à combler en matière de gestion des finances publiques, d’infrastructures et de gouvernance, en dépit des avancées réelles enregistrées ces dernières années
  • Lents progrès en matière de réconciliation nationale

Appréciation du risque

Une croissance portée par les grands travaux publics, l’amélioration du climat des affaires et le renforcement de la stabilité politique.

Tous les secteurs ont enregistré de bonnes performances en 2015 en lien avec la mise en œuvre de diverses réformes (dont la refonte des filières coton, anacarde, café et cacao) et du Plan national de développement 2012-2015. Les cultures de rente ont tiré le secteur primaire (nouvelle récolte record de cacao). Les bons résultats du BTP, de l’agroalimentaire, de l’énergie et du secteur aurifère ont porté l’expansion du secteur secondaire. Enfin, le dynamisme des transports, des télécommunications et des services financiers a soutenu l’activité dans le secteur des services. En revanche, la production de pétrole est en déclin, du fait de l’arrêt de production d’un champ et de l’épuisement progressif des autres gisements exploités.

L’activité devrait demeurer dynamique en 2016 grâce à la poursuite des grands travaux publics de réhabilitation des infrastructures dans le cadre du 2ème Plan national de développement (2016-2020), l’amélioration du climat des affaires, les mesures de soutien au secteur privé et le renforcement de la stabilité politique. Ces facteurs, qui soutiennent l’investissement, devraient compenser l’impact négatif sur le tourisme de l’attentat perpétré dans la station balnéaire de Grand-Bassam en mars 2016. En outre, les prix garantis aux agriculteurs, la mise en place de la couverture maladie universelle, le relèvement du salaire minimum et des salaires dans la fonction publique devraient continuer de tirer la consommation. Cependant, l’activité agricole pourrait pâtir d’une certaine sécheresse, conséquence du phénomène climatique El Niňo.

La croissance demeure largement exposée aux fluctuations des cours des matières premières et encore bridée par la vétusté des infrastructures. Cependant, la reprise de l’activité depuis la fin de la crise post-électorale a permis d’accroître sensiblement le niveau de vie de la population et, partant, de dynamiser la consommation des ménages.

 

Un déficit courant qui se creuse légèrement, une gestion appropriée des finances publiques

Le déficit courant s’est légèrement creusé en 2015 sous l’effet d’une hausse significative des importations de biens de consommation et de matériaux de construction, qui a compensé l’amélioration des termes de l’échange due à la hausse du prix du cacao, la baisse du prix du pétrole et à la dépréciation du franc CFA par rapport au dollar. En 2016, le déficit courant devrait continuer à se creuser en valeur, du fait d’une légère baisse des exportations de cacao et de la hausse continue des importations, mais demeurer à peu près stable au regard du PIB. La hausse attendue de l’investissement direct étranger contribuerait à financer ce déficit.

Les critères de réalisation retenus dans le cadre du programme appuyé par une Facilité élargie de crédit du FMI (qui a expiré fin 2015) ont été respectés. Le climat des affaires et l’administration fiscale ont été considérablement améliorés et des progrès enregistrés dans la restructuration des banques publiques, même si les indicateurs de solidité du secteur bancaire se sont détériorés en 2015 du fait de la croissance rapide du crédit. Le déficit budgétaire est demeuré contenu en 2015 les autorités ayant procédé à certains ajustements (mobilisation de recettes supplémentaires, compression de certaines dépenses) mais devrait augmenter à compter de 2016 en raison de la progression des dépenses d’investissements et de sécurité, ainsi que des paiements d’intérêts. A noter toutefois les risques que pourraient faire peser sur les finances publiques les difficultés financières du secteur pétrolier (production et raffinage) et celles d’une banque publique (CNCE). Les émissions réussies d’euro-obligations en 2014 et 2015 ont contribué au financement du budget. Le poids de la dette s’est fortement réduit depuis l’allègement dont a bénéficié le pays en 2012 dans le cadre des initiatives PPTE/IADM.

 

Une stabilité politique renforcée

Le climat politique et sécuritaire s’était déjà notablement amélioré ces dernières années. L’élection présidentielle du 25 octobre 2015, qui s’est déroulée sans heurts et a vu la réélection, dès le premier tour, du président sortant Alassane Ouattara, permet de tourner définitivement la page des violences qui ont ensanglanté le pays à la suite de l’élection présidentielle de 2010. Toutefois, une partie de l’opposition avait appelé au boycott au nom de sa fidélité à l’ex-président Gbagbo (en cours de jugement par la Cour pénale internationale). Le président continuera à s’appuyer sur la coalition gouvernementale, qui devrait être reconduite lors des élections législatives de décembre 2016. Il a annoncé la possible tenue d’un referendum constitutionnel en septembre ou octobre 2016 (une simplification des règles d’éligibilité des candidats à la présidence et la création d’un poste de vice-président seraient envisagées).

 

Dernière mise à jour : juillet 2016

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