Les études économiques et analyses risques pays Coface
Egypte

Egypte

Population 86,7 millions
PIB par habitant 3304 $US
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014 (e)  2015 (p) 2016 (p)
Croissance économique (%)** 2,1 2,2 4,1 3,2
Inflation (moyenne annuelle) 6,9 10,0 10,9 9,6
Solde budgétaire / PIB (%)* -13,3 -12,9 -11,6 -11,4
Solde courant / PIB (%) -2,2 -0,7 -3,6 -5,3
Dette publique / PIB (%) 84,6 85,9 87,6 89,3

 *(p) : Prévisions **Années fiscales de juillet à juillet.

POINTS FORTS

  • Potentiel touristique
  • Dette extérieure gérable
  • Soutien politique et financier des monarchies du Golfe et de pays occidentaux

POINTS FAIBLES

  •  Pauvreté (40 % de la population) et chômage élevés
  •  Déficits jumeaux
  •  Faible niveau des réserves de change
  •  Système bancaire vulnérable au risque souverain

Appréciation du risque

Un dynamisme qui s’essouffle en  2016

En 2016, l’économie égyptienne montre des signes de ralentissement.  Le secteur touristique déjà éprouvé par l’attentat visant l’avion russe en octobre 2015 continuerait de voir son activité se contracter suite au nouvel incident qui a frappé l’aviation civile égyptienne en mai 2016. Le nombre de touristes a subi une diminution supérieure à 25 % sur les 9 premiers mois de l’année fiscale 2015/2016 et ce nombre devrait faiblir au second semestre 2016. Quant au nombre de nuitées touristiques, il a baissé de 38,5 % sur la même période. Les principaux  moteurs de croissance seront  les  secteurs publics mais aussi la distribution et l’agriculture.

Bien qu’en diminution en 2016, l’inflation qui entrainait une augmentation des coûts de production devrait rester forte. De même, la rémanence des problèmes d’approvisionnement en intrants, de coupures d’électricité et de manque de devises étrangères continueraient de plomber les perspectives du secteur.  En 2016, les autorités égyptiennes devraient continuer de soutenir la croissance par de nombreux projets énoncés dans le discours de politique générale du Premier Ministre Sherif Ismail dont la création de la zone économique du Canal de Suez et la création de villes nouvelles. Un total de douze projets a été recensé et devrait être implémenté en 2016 dans différents secteurs (électricité, désalinisation, mines). A moyen terme, la mise en exploitation du champ gazier découvert par ENI devrait contribuer à une augmentation de la croissance potentielle.

 

Une consolidation des dépenses publiques

En 2016, le déficit public ne devrait pas diminuer. En effet, afin d’assurer un soutien à l’activité, les dépenses aussi bien courantes que d’investissement devraient progresser. L’entrée en vigueur des programmes sociaux visant l’éducation et la santé présentée dans le cadre de la stratégie quinquennale de développement 2014/2019 devait être lancée en 2016. Les autorités entendent financer cet accroissement des dépenses par une augmentation des prélèvements obligatoires associée à l’élargissement de l’assiette fiscale. Une  réforme complétant la mise en place de la TVA devrait être ratifiée par le nouveau parlement en 2016. La dette publique reste élevée et progresse annuellement nourrie par les importants déficits publics. Le retour à une stabilité politique et les signaux positifs lancés par les autorités aux marchés financiers ont facilité le recours à l’endettement extérieur avec le lancement en avril 2015 d’une émission obligataire en euros de 1,5 milliards de dollars.

 

Des comptes extérieurs qui restent déficitaires

Le compte courant devrait rester déficitaire en 2016. En raison de la faiblesse des recettes touristiques, le surplus de la balance des services s’est fortement contracté. En outre, les transferts nets se sont également considérablement réduit. Le déficit de la balance commerciale devrait cependant s’atténuer grâce au recul des importations. L’amélioration la plus marquée devrait venir de la hausse des IDE qui ont augmenté de 78 % de juillet à décembre 2015 et qui devrait continuer de progresser.

 Par ailleurs, le pays fait face à une diminution des réserves de change. Après avoir imposé un contrôle de change strict en 2015, la banque centrale égyptienne a procédé en mars 2016 à une dévaluation de la livre de 14 % de façon à limiter les pressions baissières sur la devise égyptienne. En dépit de cette dévaluation, la différence entre le taux de change officiel de 8,83 livres pour un dollar reste au-dessus du taux de change du marché parallèle. La banque centrale devrait en plus des mesures monétaires avoir recours à des peines d’emprisonnement et de lourdes amendes en vue de sanctionner les bureaux de changes n’appliquant pas le taux de change officiel.  La banque centrale a néanmoins observé récemment une légère amélioration de ses réserves en devises passant au-dessus des  17 Mds.  

Des élections législatives consensuelles

En dépit d’un climat général plus apaisé, la période à venir s'annonce délicate pour le pays. Les manifestations réprimées par la police et l’armé mais aussi les procès à l’encontre de plusieurs journalistes renforcent un climat de tension latent. L’Egypte qui axe sa politique étrangère sur la lutte contre le terrorisme doit faire face à la menace croissante des djihadistes sur son propre territoire dans le Sinaï notamment où l’Etat islamique a revendiqué l’attentat sur l’avion civil russe mais également à la frontière libyenne où les mouvements djihadistes se renforcent face au vide politique que connait la Lybie. 

 

Dernière mise à jour : juin 2016

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